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Saisie record de médicaments douteux

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 : C’est un véritable coup de massue que le Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) vient d’assener aux trafiquants de produits pharmaceutiques. Il a, en effet, saisi dans la matinée du lundi 17 août 2009 à la lisière de Saponé, sur l’axe Ghana-Burkina, un important lot de médicaments douteux, estimé à plus de vingt millions de nos francs.

Une belle prise. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier la saisie de produits pharmaceutiques de qualité douteuse par la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF), hier 17 août 2009 aux abords de Saponé. Il s’agit d’une vingtaine de sacs de 100 kilogrammes contenant essentiellement du paracétamol, des cartons d’ibuprofène, d’amphétamines, des sachets de stérilisants… ainsi que des herbicides.

Les trafiquants de ces produits sont tombés dans les mailles du filet de l’équipe de Douane qui a mené l’opération. Selon l’assistant de douane Abdoulaye Kiemdé, c’est suite à l’appel très tôt, hier matin, de leurs indics et avec l’appui de la CNLF, qui a mis les moyens nécessaires à leur disposition, qu’ils ont pu intercepter ces médicaments entrant illégalement dans notre pays en provenance du Ghana.

Cette saisie est estimée à plus de 20 millions de F CFA et ces produits, assurément, constituent un danger pour la population, puisque destinés à la consommation locale, a précisé le coordonnateur de l’organisation, Paténéma Kalmogo.

En plus d’être dans la rue, ces médicaments, a-t-il déploré, peuvent même se retrouver en pharmacie puisque certains pharmaciens accrédités s’approvisionnent, et c’est regrettable, avec les trafiquants. A l’entendre, nous sommes tous interpellés par le phénomène, qui constitue un problème de santé publique.

C’est pourquoi il a invité les populations à alerter les forces de sécurité chaque fois qu’elles soupçonneront des cas de fraude ou qu’elles verront des produits illicites sur le marché. Pour lui, « cette prise est un coup dur porté au phénomène de la fraude et fatal au propriétaire de la marchandise, qui ne s’en remettra pas. Mais la lutte contre la fraude est de longue haleine et difficile d’autant plus que lorsqu’un réseau est démantelé, un autre se met rapidement en place ».

Cette situation, a-t-il poursuivi, remet sur le tapis la problématique des moyens mis à leur disposition pour lutter contre les fraudeurs, « Il faut un fonds destiné à la lutte contre la fraude ». Renchérissant, Abdoulaye Kiemdé a précisé que c’était grâce à leurs indics que leurs opérations aboutissaient, en général. Aussi est-il nécessaire, selon lui, de mettre à la disposition du CNLF des moyens pour désintéresser lesdits informateurs.

Bénédicte Toé (Stagiaire)



 lobservateur


Article publié le mardi 18 août 2009
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