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Comités de gestion scolaire : UN OUTIL EFFICACE DE GESTION CONCERTEE

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 : Ils participent à l’administration de l’école et à tous les travaux d’amélioration des conditions d’études des élèves


Le Comité de gestion scolaire (CGS) est un organe de participation des partenaires et acteurs à la gestion de l’école. Il est lié à la commune ou au cercle et est mis en place en assemblée générale présidée par l’autorité de la collectivité territoriale de rattachement. Entre autres missions au titre de la gestion de l’école en mode décentralisée, lui sont confiées la création et la consolidation d’un partenariat au service de l’école. C’est aussi au comité de gestion scolaire qu’il revient désormais d’assurer la fourniture des biens et services utiles à l’école ; préparer la rentrée scolaire, le bilan financier ; élaborer et mettre en œuvre le plan de développement de l’école. Il prépare enfin le rapport annuel. Le CGS élabore les projets d’établissement scolaire et les soumet aux collectivités territoriales de rattachement pour approbation après des avis des services techniques.


 Le bureau d’un CGS se compose d’un président, un chargé de projet d’école, un trésorier, un secrétaire administratif, un secrétaire à la mobilisation et à la communication, un chargé de la scolarisation des filles et un commissaire aux comptes. Il est différent de l’Association des parents d’élèves (APE) même si en sont membres de droit avec voix délibérative le directeur d’école ou son représentant, un représentant des enseignants, des élèves, deux représentants de la société civile dont au moins une femme. Les ressources du comité lui viennent des cotisations, dons et legs, des contributions, des prêts et des bénéfices tirés des activités lucratives. Les fonctions de président du CGS ne sont pas cumulables d’avec celles de directeur d’école ou de président d’APE.


Les CGS concernent seulement les enseignements secondaire et fondamental. Les comités de gestion scolaire ont été créés par l’arrêté N°04-0469-MEN-SG du 9 mars 2004. Ils participent d’un projet de la coopération technique entre notre pays et le Japon et sont mis en œuvre par la Cellule d’appui à la décentralisation-déconcentration de l’éducation (CAD-DE) à travers le Projet d’appui aux comités de gestion scolaire (PACGS). L’objectif de la CAD-DE à travers son PACGS est d’améliorer le système éducatif de notre pays, la gestion et l’environnement scolaires afin de permettre l’atteinte d’une "Education de qualité pour tous" et surtout d’élargir, cette année, le projet à 9000 écoles. Lesquelles, en 2010, étaient au nombre de 1469. La cellule d’appuis à la décentralisation-déconcentration s’emploie également, à travers le projet d’appui aux comités de gestion scolaire, à faire connaître les rôles et responsabilités des différents acteurs de l’école et à renforcer les capacités des acteurs.


Elle participe à l’élaboration des modules de formation en français et en langues nationales, la formation des collectivités territoriales et de l’administration scolaire décentralisée, la mise en place et le renouvellement des membres des bureaux au niveau de certains établissements à travers le vote à bulletin secret. À cela, il faut ajouter la formation des enseignants sur les techniques de gestion participative de l’école, la mise en place des regroupements de CGS ainsi que des cadres de concertation entre les collectivités territoriales, des centres d’animation pédagogiques (CAP), l’administration générale, etc. Les comités de gestion scolaire ont, dans certains établissements, construit des logements de maîtres, des salles de classe, des latrines. Ils ont participé à la réalisation de systèmes d’adduction d’eau potable aux établissements scolaires, de pharmacies scolaires en partenariat avec les centres de santé communautaire (CSCOM), à la mise en place de points d’eaux dans les écoles, à la réparation des tables-blancs, des fenêtres de classe, au suivi quotidien des écoles et à l’organisation des cours de rattrapage à l’intention des élèves. Ces travaux ont été réalisés avec le concours des services déconcentrés (académies d’enseignement et centres d’animation pédagogique) et les collectivités territoriales, les comités de défense de l’intérêt de la femme ménagère et de l’enfant (CDIFME) et les conseils d’appui à l’éducation de base (CAEB). Oumar Traoré dit Barou, un parent d’élève à Konatébougou, estime que les efforts de ces comités de gestion ne sont pas bien compris du grand public.


Les parents, de son point de vue, doivent être informés des activités du CGS. Les membres des comités, pour leur part, exigent plus d’engagement des parents auprès de ces comités. Un enseignant du centre d’animation pédagogique de Kalabankoro qui a voulu garder l’anonymat, confirme l’utilité des comités de gestion scolaire dans les établissements scolaires. Par exemple chez lui à Kalabankoro, le CGS d’une école communautaire en partenariat avec une structure japonaise a pu mettre en place un projet qui a permis de construire des salles de classe, réhabiliter le local de direction de l’école et clôturer la cour de l’établissement. Ces comités de gestion scolaire ont pu facilement collecter de l’argent auprès des élèves pour les besoins de école communautaire à Kalabankoro. Ce fonds a servi à payer le salaire des enseignants de l’école. Cet enseignant recommande plus de contrôle, de suivi et d’appuis des autorités de tutelle aux comités de gestion scolaire.


Sidi Yaya Wagué





Article publié le samedi 2 juillet 2011
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