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Sortie de crise Le ministre Amani avoue :« Le désarmement prendra plus de temps que prévu »

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« Le 29 novembre est tenable si... » « Les milices n’ont plus rien à exiger »
jeudi 20 août 2009
par Hamadou ZIAO

 







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L’élection présidentielle en Côte d’Ivoire prévue pour le 29 novembre 2009 pourrait se tenir sans que le désarmement des ex-combattants soit effectif comme le prescrit l’accord complémentaire 4 à l’accord politique de Ouagadougou. Cet accord, en son article 3 du titre II relatif aux Forces de Défense et de Sécurité, indique clairement ?’ qu’afin de favoriser l’organisation des élections dans de bonnes conditions, les deux parties ont convenu de relancer, sans délai et sous la conduite du CCI et la supervision des Forces impartiales, le désarmement, le stockage des armes des deux Forces ex-belligérantes, ainsi que la démobilisation des ex-combattants des Forces nouvelles. En tout état de cause, ces opérations devront être achevées au plus tard deux mois avant la date fixée pour l’élection présidentielle ?’. Cela signifie que le désarmement des ex-rebelles devrait se faire deux mois avant la tenue du scrutin présidentiel. Ce délai ne pourra pas être respecté, selon l’annonce faite hier mercredi 19 août 2009 par le ministre de la Défense, Michel Amani N’Guessan, à l’Afp (Agence France Presse). ?’ Le désarmement des ex-rebelles ivoiriens, censé s’achever fin septembre, prendra plus de temps que prévu ?’, a-t-il déclaré, ajoutant que le regroupement des 5000 ex-combattants des Forces nouvelles ?’ ne pourra pas du tout ?’ s’achever avant fin septembre. ?’ D’ici fin septembre, on aura entamé l’encasernement des 5000 éléments, qui devrait être bouclé d’ici début novembre ?’, a précisé le ministre Amani. Qui justifie ces nouveaux délais par les difficultés matérielles et financières liées à l’exécution des opérations. Le patron de la Défense en Côte d’Ivoire ne met cependant pas en cause la tenue des élections à la date indiquée. ?’ Le 29 novembre est tenable ?’, a-t-il souligné, notant toutefois que le respect de cette date exige que chaque camp (Forces nouvelles et camp présidentiel, signataires de Ouaga) fasse preuve de souplesse dans l’application de l’accord. Notamment sur les chapitres de la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, qui selon le ministre de la Défense, ne pourra pas non plus être achevée avant le scrutin. ?’ Si on attend la restauration totale de l’Etat, on n’ira jamais aux élections ?’, a-t-il martelé. Idem pour le déploiement des 8000 éléments du Centre de Commandement Intégré (CCI) pour la sécurisation du processus électoral. Ce déploiement avait été lancé le 5 mai dernier, puis stoppé pour des difficultés financières et matérielles. Sur les 8000 éléments (4000 fds et 4000 fafn), seulement 600 dont 500 fds et 101 fafn ont été déployés à ce jour. Le ministre Amani a annoncé la reprise du déploiement pour le 25 août prochain. Toutefois, Amani N’guessan souhaite à ce niveau un processus qui évolue progressivement jusqu’à la tenue de l’élection le 29 novembre. Sur la question des milices qui constitue aussi un obstacle à surmonter avant la tenue des élections, le ministre Amani n’y a vu aucun problème. Il a souligné que ces groupes de jeunes qui se sont constitués pour défendre le régime de la refondation, ont obtenu satisfaction avec le maintien du chef de l’Etat Laurent Gbagbo au pouvoir. Par conséquent, a-t-il noté, ?’ ces milices n’ont plus rien à exiger de ce pays ?’. Il faut cependant souligner que l’accord complémentaire 4 prévoit le versement de la somme de 500000 fcfa comme solde de tout compte à chaque ex-combattant démobilisé au Nord comme au Sud. Cela nécessite une manne financière estimée à plusieurs milliards de fcfa que l’Etat de Côte d’Ivoire n’a pas encore réunie. Le ministre Amani sollicite à cet effet un compromis sur la question, indiquant qu’en raison de son endettement, ?’ la Côte d’Ivoire est incapable de dégager ces fonds ?’, a-t-il dit.
Article publié le jeudi 20 août 2009
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