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Météorologie/ Ézaley Georges Philippe(DG de la Sodexam) : “La météorologie doit être au cœur des différentes activités”

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 :Dans le cadre de la Journée mondiale, célébrée ce lundi , le patron de la Sodexam présente, dans cet entretien, les enjeux du développement de cette science.

M. Le directeur général, quel sens donnez-vous à la présente Journée mondiale qui s’articule sur le thème «Le temps, le climat et l’air que nous respirons»?

Il importe avant de répondre à la question de rappeler que la Sodexam est la structure spécialisée de l’Etat de Côte d’Ivoire qui est en charge de la gestion et du développement de la météorologie mais également de la gestion des aéroports. Aujourd’hui, conformément à l’actualité, nous parlons de la gestion de la météorologie. Pour en venir à votre question, je dirai qu’au-delà de ce thème, nous saisissons l’occasion pour inviter les Ivoiriens à s’approprier les questions relatives à la météorologie. Les années précédentes, nous avions organisé des journées portes ouvertes pour sensibiliser les populations à la chose météorologique. Nous profitons de la Journée mondiale pour nous pencher sur nos préoccupations nationales. Au cours de cette journée dont l’organisation nationale est placée sous la présidence de notre tutelle, le ministre des Infrastructures Economiques, Patrick Achi, nous allons concrétiser un projet en partenariat avec la communauté portuaire. Il impliquera le Port autonome d’ Abidjan, le Port autonome de San Pedro et le Centre de recherche océanographique par rapport au développement de la météorologie marine. Nous envisageons de faire en sorte que, de la même manière que l’on a développé l’utilisation de la météorologie pour l’aviation, l’on puisse aider au développement de la météorologie marine.

Nous avons également un projet relatif au développement de la météorologie dans les collectivités décentralisées et un autre concernant la diffusion des informations météorologiques par Sms.

Qu’attendez-vous des partenariats que vous entendez nouer dans le cadre de ces projets?

Jusque-là, nous avons eu des partenariats avec des structures spécialisées et de développement agricole. Aujourd’hui, nous voulons aller plus loin. Nous avons sur le terrain, notre propre réseau d’observation météorologique dans certaines villes de Côte d’Ivoire. Les informations recueillies sont traitées et disponibles. Elles permettent d’établir des bulletins et de faire des prévisions de temps. C’est important et utile pour le mode maritime ainsi que les collectivités locales.

Avec le projet de diffusion de la météo par Sms par exemple, nous voulons permettre aux Ivoiriens d’être informés régulièrement sur l’évolution du temps. C’est donc un ensemble de projets sur lesquels nos services travaillent. Nous profitons de la journée pour les vulgariser. Tout ceci dans le seul but de permettre à la météorologie d’être au cœur des différentes activités de notre pays. De sorte que chaque Ivoirien puisse s’approprier la chose météo. Ces projets ont fait l’objet de discussions par nos services respectifs avec les acteurs impliqués. Il s’agit maintenant de mettre en commun nos expertises. Nous sommes arrivés à la phase ultime de signature des partenariats pour engager chaque acteur à jouer sa partition.

Y-a-t-il vraiment des enjeux auxquels vous voulez faire face?

Nos archives datent de l’époque coloniale. Des études ont été faites par nos services. Des statistiques existent et traitent des questions de changements climatiques et de leur impact sur les cultures agricoles par exemple. Les projets qui font l’objet de partenariat participent de notre démarche d’amener les gens à prendre conscience de plus en plus de la chose météorologique, surtout les paysans, les assureurs, les investisseurs. L’idéal, c’est d’aller vers un maillage plus important du réseau météorologique. Ce qui demande des investissements. En nous associant aux collectivités décentralisées, nous espérons augmenter le maillage météorologique du pays et donner donc plus de crédibilité aux informations météorologiques.

Cela dit, nous voulons que les Ivoiriens sachent qu’il y a une expertise nationale avérée qui existe en matière de météorologie, c’est à dire la société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (Sodexam). Aussi, voudrions-nous la mettre à la disposition de tous les opérateurs économiques.

Entretien réalisé par Goore Bi Hué.


Article publié le lundi 23 mars 2009
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