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Blocage du Centre de traitement des ordures - Mel, Diby et Bohoun mis en cause

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 :La société Pisa Impex est victime d'un conflit de compétence. Elle s'est retrouvée au milieu d'un jeu de ping-pong entre le district d'Abidjan et certains ministères». L'avocat de la société italienne chargée de construire le Centre d'enfouissement technique d'Attiékoi (Cet) cache difficilement sa colère devant le blocage des travaux du site destiné à traiter les ordures d'Abidjan. Me Cheik Diop pointe un doigt accusateur sur le ministère de l'Economie et des Finances et celui de la Ville et de la Salubrité urbaine.

«Les deux ministères nous disent d'arrêter les travaux alors que le district d'Abidjan nous demande de continuer. C'est un mélange de genres et d'espèces», fulmine le conseil. Il s'exprimait hier devant une délégation des maires de la capitale économique au siège de Pisa Impex à Yopougon, zone industrielle.

La société italienne, choisie en 2002 après un appel d'offres international pour la construction du Cet, a effectué une étude d'impact environnemental approuvée par l'Agence nationale de l'environnement (Ande), a soutenu Me Diop. «Mais l'ancien ministre de l'Economie, Bohoun Bouabré, et l'actuel, Diby Koffi, ont toujours refusé de nous accorder leur ok», explique-t-il.

«Le dossier technique a disparu au ministère de l'Economie », renchérit le Pdg de Pisa Impex, Iba Salvator. La gestion des ordures qui a été arrachée au district d'Abidjan et confiée au ministère de la Ville en application de l'ordonnance du 4 octobre 2007, a compliqué la situation, a souligné Me Diop. D'où, selon lui, le retard accusé dans l'exécution des travaux depuis le lancement de 2004.

Les maires ayant pris connaissance de ces difficultés, ont mis le cap sur le site situé à 20 Km sur l'axe Abidjan-Alepé. Les élus locaux parmi lesquels Akossi Bendjo (Plateau) et Adama Toungara (Abobo), ont tenu à avoir des éclairages sur le fonctionnement du Cet. Dans leurs explications, le patron de Pisa Impex et ses collaborateurs ont donné des garanties sur la préservation de la nature qu'offre le centre d'Attiékoi.

«Il n'y aura pas de rejet de gaz dans la nature. Tous les déchets déversés seront recouverts pour empêcher les mouches et les rongeurs d'envahir le site», rassurent les techniciens. À en croire ces responsables, un système de recyclage de gaz va permettre de produire un mégawatt d'électricité par an.

Des couches imperméables vont empêcher les ordures de pénétrer dans le sol, préservant ainsi la nappe phréatique de la pollution, ont-ils défendu. Pour Akossi Bendjo, la décharge d'Akouédo n'étant plus adaptée, il est urgent d'ouvrir le Cet surtout que les populations adhèrent au projet.

Nomel Essis


Article publié le dimanche 1 février 2009
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