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Interview avec l'artiste Béatrice Ella Mossongo Yalesso

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 :Biamba Simplice : Bonjour Béatrice
Béatrice : - Bonjour
Biamba Simplice : Qui est béatrice ?
Béatrice : jeune artiste peintre centrafricaine qui aime la vie et ses couleurs. De cette vie je tire de multiples inspirations que je traduit sur mes toiles selon ma vision des choses afin de faire comprendre aux uns et aux autres ses multiples facettes;
Béatrice est aussi cette jeune bibliothécaire vivant à Bangui ( République Centrafricaine)mère d'une adorable petite fille de 3 ans.
BS : Depuis quand faites vous la peinture :
B : Depuis ma plus tendre enfance dès l'âge de six ans. J'ai commencé à exprimé et à créer tout ce qui me passait par la tête à travers le dessin et les couleurs. J'était une petite fille très timide et c'est avec ces dessins et ces couleurs qu'il m'arrivait de bavardé parfois, j'aimai les poupées c'est vrai mais, j'adorai beaucoup plus les petits bonhommes dessinés et découpés sur un emballage de patte dentifrice; en ma personne je ressens très souvent le besoin de rester seule.
Aujourd'hui devenue femme je me sens toujours attirée par la peinture qui est pour moi un métier dont j'ai signé avec un pacte dès la naissance.
Ce métier de réflexions et de créations se taira lorsque j'aurai fait mon temps et me donnera quelques part un souffle de vie partout où je serai exposée.
BS : Comment vous ai venu l’idée de peindre ?
B : - L’idée de peindre !. Hier j'utilisai comme outils des crayons de couleurs, des feutres, etc...c'est ce par quoi on commence le plus souvent et puis petit à petit on s'intéresse à d'autres choses plus adaptés à ce que l'on souhaite faire, donc on change d'outils, et c'est ainsi qu'un beau matin je me suis mise à la peinture sur toile, sur verre, sur bois, sur papier...ce changement m'apporte plus d'inspirations, il suffit de se retrouver seule, l'inspiration n'a pas besoin de billet d'invitation...

BS : Quelles sont vos sources d’inspiration ?
B : La femme, la vie, la société mais la femme est beaucoup plus pour moi un point de repère.
BS : Votre art est teinté de plusieurs couleurs, est-ce exprès : Oui, pourquoi ? Non, pourquoi ?
B : - On dit souvent que les couleurs ont leurs explications, pas forcément à mon avis.
Sur certains tableaux oui, sur d'autres non.
Oui parce que le choix d'une couleur peut traduire quelques choses de très précis ou d'imprécis par rapport à un fait, une pensée....
Non car les couleurs ne traduisent pas toujours et souvent quelques choses, le choix de l'artiste peut porter sur une couleur parce que c'est celle là qui lui convient, ou qu'elle est belle ou que c'est ça qu'il faut...les raisons sont multiples et varient d'un artiste à un autre.
BS : Certains de vos tableaux dégagent un sentiment de solitude et de douleur, est-il lié à une situation vécue ?
B : - (Rire...) Simplice vous avez un oeil de lynx.
Oui. Mes tableaux traduisent beaucoup, en ce sens que mon inspiration se doit d'être très profond.
La solitude ! : C’est mon côté le plus remarqué par tous ceux que je côtoie. Je suis souvent très seule et le plus souvent je m'y retrouve car c'est un des moments les plus important dont il serait difficile de me détaché, la solitude pour moi rime avec silence, je suis d'un calme parfois étouffant pour les autres et quand je me sort de cette personnalité qui m'est un peu spécial on ne me reconnait pas, je suis quelqu'un d'autre; il m'arrive de m'étonné et me dire "pourquoi ?..." une voie me répond toujours "il te faut ça...", j'ai eue beaucoup de remarques mais au fil des années rien ne change, je suis toujours si silencieuse, ce qui m'a valut un poème : "la fille du silence" écrit par un écrivain centrafricain. En fait les gens voient en ça un côté négatif, une méchanceté en soit pourtant je me sais pas méchante (rire..), je ressens cela comme un atout, un don de Dieu...

La douleur : parceque longtemps après mon retour d'Europe en Afrique j'ai souffert dans ma chair, j'ai été longtemps malade et ces années m'ont marquées. La douleu


Article publié le mardi 5 décembre 2006
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