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Cheick Diop (Avocat de l'artiste) répond au Burida - "Qu'on ne politise pas l'affaire Billy Billy"

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 :Il y a quelques jours, la justice a tranché en faveur de Billy Billy dans le procès qui l'opposait au Burida. Mais force est de constater que cette décision du premier juge qui exige la restitution à l'artiste de tous ses prix, n'a pas épousé l'assentiment du Burida. Qui a décidé d'interjeter appel. Une situation sur laquelle son avocat Me Cheick Diop a bien voulu se prononcer en ces termes. "Dans notre chère Côte d'Ivoire, l'un des freins aux libertés publiques est la tendance de certaines personnes à vouloir imprimer un caractère politique à des affaires qui n'en sont pas.

C'est la posture adoptée par l'administrateur provisoire du Burida qui, convaincu de l'inexistence ou de la faiblesse de ses arguments juridiques, et après sa condamnation à restituer les prix sous astreinte de 200.000 FCFA par jour de retard, choisissait de faire ressortir de façon insidieuse que les propos de l'artiste Billy Billy seraient dirigés contre les institutions de la République de Côte d'Ivoire. Les tentatives de justification liminaire ne peuvent expliquer cette dérive haineuse façonnée dans une espèce d'amalgames inouïs, fruit assurément de profondes frustrations mal maîtrisées !

Ce n'est plus une mise au point mais un investissement à "retombées politiciennes". Cette attitude qui consiste à tout politiser n'honore pas le Burida et ne doit pas émouvoir les hautes autorités et institutions de la République pas plus que le public ivoirien. Il est évident que depuis la nuit de "Haut de gamme", c'est maintenant et pour la première fois qu'une telle récupération politicienne est faite des propos tenus par l'artiste Billy Billy.

Monsieur l'administrateur provisoire devait comprendre que tout Homme a l'impérieux devoir vis à vis de lui même, ainsi que de sa famille et de ses amis de méditer intelligemment sur les conséquences des actes qu'il est amené à poser, et non de s'étonner de leur ampleur pour ensuite patauger dans des salissures et autres appréciations à l'emporte-pièce. Ce que Monsieur l'administrateur provisoire du Burida ignore, c'est que ni les autorités politiques, ni la justice ivoirienne encore moins le public ivoirien dans sa sagesse habituelle ne se laissera emporter dans ce tourbillon de haine et de division qu'il tente de mettre en place.

Hier encore, il réunissait la presse "pour crier son indignation face à la décision du juge". Lui qui s'érige en défenseur de nos institutions, oublie que le magistrat "qu'il traite d'indigne" est une institution fondamentale de notre République. Lui qui s'érige en défenseur de nos institutions, déploie toute son énergie pour nous amener à confondre les pirates des oeuvres d'esprit dont parlait Billy Billy aux institutions de notre République. Lui qui s'érige en défenseur de nos institutions voudrait utiliser tous les moyens pour nous faire admettre que l'on peut ne pas respecter les décisions rendues par nos tribunaux qui font pourtant partie des institutions de notre République.

Le plus effarant, c'est qu'il a la faiblesse de croire sincèrement que sa démarche lumineuse consistant à dresser les autorités politiques et l'opinion publique contre Monsieur Billy Billy a des chances d'être couronnée de succès. Nous voudrions assurer aux autorités publiques que l'artiste Billy Billy a toujours été animé par un esprit républicain que les pensées de personnes désespérées ne sauraient ébranler. Enfin, que le Burida ne se méjuge pas. Le débat juridique continuera devant la Cour d'appel même si certains esprits lui donnent l'assurance de gagner.


Article publié le dimanche 22 février 2009
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