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La MIBA est elle prise en otage, poussée vers une mort programmée ?

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 :Question orale du Sénateur Mutamba Dibwe sur la crise de la MIBA.

Un appel à la conscience nationale, un souci de la bonne gouvernance.

Le sort de la société minière de Bakwanga , MIBA, qui connaît depuis quelques années une chute libre par rapport à sa productivité et à la prise en charge du personnel , bref son fonctionnement en général est préoccupant mais le silence de certains et les agitations des autres sur cette situation traduit deux réalités : d’un côté l’ignorance sur les vraies raisons de cette descente aux enfers d’un géant minier, d’où la difficulté de mobilisation pour aider à la relance de cette entreprise d’économie mixte. Et de l’autre, une classe politique congolaise divisée par des intérêts purement égoïstes et politiciens au point de fouler au pieds la survie de plus de 5000 agents dont dépendent des centaines de milliers de bouches. En relisant l’histoire des entreprises congolaises et des reformes préconisées i l y a quelques décennies, nul ne voudrait revivre le spectacle du déclin de la Gécamines qui a déstabilisé plusieurs foyers dans cette partie de la république et causé des préjudices considérables à l’économie nationale (RDC). En effet , mis à genou par plusieurs mois d’arriéré de salaires , les agents de la Gécamines ne sachant plus comment nouer les deux bouts du mois, ont commencé par vendre : les grilles antivol de leurs domiciles, les tôles de leurs maisons ,les briques de niches et autres objets susceptibles de leur procurer une maigre pitence pour finir par sous loger des tiers dans leurs résidences, et, curieusement ce que les autres ont appelé « opération Kanyingiyo» ou « opération mitraille » manque encore de qualificatif pour les agents de la MIBA mais laisse présager le même spectacle de fin de règne d’un géant . La MIBA, des origines à nos jours … Au début du XXe siècle, le roi Léopold II dans la poursuite de sonprogramme de mise en valeur industrielle du Congo, s’associe avec des groupes anglais, américains et français. En Novembre 1906, un groupe américain fut ainsi amené à participer à la création de la Société Internationale Forestière et Minière du Congo « La Forminière » en single. La nouvelle société était à la fois forestière et minière. En tant que société minière, elle s’intéressait au diamant, à l’or, à l’étain et aux produits dérivés. La Forminière couvrait le cycle complet des activités coloniales, comme le voulait d’ailleurs son objet social. C’est cependant grâce au diamant que cette société a acquis une réputation internationale. Le premier diamant du Kasaï fut découvert le 4 Novembre 1907 au cours de la première mission de prospection de la société minière. Compte tenu de l’importance des découvertes, le premier centre d’opération africain de la société fut installé à Tshikapa. La Forminière a exploité les gîtes de diamant du Kasaï non seulement pour son compte à l’intérieur de sa propre concession, mais aussi pour celui des autres sociétés, dont les concessions étaient voisines et qui y avaient également découvert du diamant.C’était par exemple le cas de la Société Minière du Bécéka. La première année de production fut réalisée en 1913 avec 14.832 carats soit à l’époque 1% de la production mondiale de diamant brut. En 1945, la production avait atteint 10. 385.968 carats soit 72% de la production mondiale En 1959, la production était de 14. 854.167 carats. La plus grosse part de cette production provenait des chantiers de la Minière du Bécéka créée par arrêté royal du 9 décembre 1919 comme filiale de la Compagnie du Chemin de fer du Bas-Congo au Katanga. Sa production était constituée de diamants industriels. C’est de cette filière qu’est née l’actuelle MIBA. Par suite de l’importance des exploitations dans le siège de Lubilanshi, le transfert de Tshikapa à Bakwanga de la direction générale en Afrique de la Forminière fût réalisé


Article publié le vendredi 28 décembre 2007
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