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APERCU SUR LA VIE DE L'ETUDIANT NIGERIEN EN ALGERIE

Date de publication Publié le 07/04/2006
L'Algérie est le 2ème pays étranger qui reçoit le plus d'étudiants nigériens chaque année après le Nigeria. Actuellement les universités algériennes reçoivent annuellement 120 à 150 étudiants nigériens. Selon des sources proches du comité exécutif des étudiants nigériens à Alger, en cette année 2005, six cent quatre vingt dix (690) nigériens étudient dans les facultés, écoles et instituts algériens (toutes filières confondues). Cette communauté studiantine, non moins importante mène aujourd'hui une vie autre que celle qu'avait vécu jadis un étudiant nigérien à l'étranger ; comprenez par là que c'est une vie dont l'essence est synonyme de détérioration.

Pour beaucoup de gens, étudier à l'étranger veut dire simplement de prendre congé du pays et revenir quelques années plus tard diplôme dans le sac, sans avoir une idée sur les paramètres limitants ou obstructifs pouvant y intervenir. Mais les esprits curieux constatent vite que le marathon pour ceux qui vont étudier à l'étranger commence dès la sortie de la liste de ceux qui sont retenus. En effet les tracasseries commencent avec les multiples dépenses en vue de remplir certaines formalités (passeport, visa, vaccination .) qui sont assurées par l'étudiant lui même .Le premier niveau de découragement c'est après les formalités quand les patrons de l'enseignement supérieur commencent à fixer et à reporter le départ.

Mais le gros du travail c'est une fois au pays d'études. Pour nous qui sommes au Maghreb plus précisément en Algérie, cela semble être plus difficile qu'on ne le pense .Dès l'arrivée, l'Attaché Académique distribue aux nouveaux étudiants leurs décisions d'inscription parfois même dès l'aéroport et c'est à l'étudiant de se débrouiller pour regagner sa ville d'étude, certaines se trouvant à des centaines voire des milliers de kilomètres de la capitale. Une fois à destination c'est les portes des dépenses qui s'ouvrent : Frais d'inscription, d'hébergement, quittance, photocopies des dossiers, achat de fournitures scolaires, sans oublier l'habillement compte tenu du climat inhospitalier du pays.

Et vu que se procurer un blouson ,un manteau ou une paire de baskets demande beaucoup de sous ,ceux qui n'ont pas les moyens sont assujettis à la rigueur du climat et tout ce qui peut s'en suivre . En effet ,avec un froid intense en hiver parfois allant jusqu'à la neige ,il va de soi ,qu'avec une mauvaise protection, que cela ait des répercussions sur la santé de la personne .C'est ainsi que se succèdent des maladies comme la grippe ,le rhume . souvent prolongées faisant obstacle au bon suivi des cours

Sous peine de voir sa santé rétablie le plus tôt possible, on est obligé, même si on n'a aucun rond, de s'endetter n'importe où, parfois lourdement, pour acheter les médicaments.

C'est dans ces conditions, pluies, froid, neige,., que les cours se font ; avec des journées très surchargées. Pour le déjeuner, certes le COUS (centre des ouvres universitaires et sociales) assure la restauration, mais à quel prix ? Car il est très difficile d'accéder à un plat, vu le nombre très élevé des étudiants et vu le temps très minime qui sépare les séances matinales et celles du soir (30mn à 1h) contrairement au Niger où cet intervalle de temps varie de 2h à 2h30) sans oublier bien sûr le temps qu'on doit mettre entre l'université et la cité universitaire où se trouve le restaurant. Alors là intervient la question de moyens ; étant donné ces conditions, il est évident qu'on ne peut pas être toujours à la chaîne qui peut banalement prendre une heure voire plus et pour un plat dont parfois la qualité reste à désirer, mais toujours est-il dit qu'on ne peut pas ne pas manger ; donc que faire ?

Pour les autres nationalités ou certains nigériens car il n'en manque pas, quoique très peu nombreux, ils recourent à leurs moyens pour préparer dans leurs chambres ou bien aller dans un restaurant privé. Je sais bien que certains se poseront la question sur le complément de bourse que nous d

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