Orpailleurs expulsés de Guinée : la solidarité de l’AES à l’épreuve
Depuis début novembre 2026, des milliers d’orpailleurs, principalement burkinabè, affluent au Mali à la suite des opérations contre l’exploitation illégale de l’or à Siguiri, en Guinée. Bamako et Ouagadougou coordonnent leur rapatriement, mais l’absence d’anticipation fragilise le discours de solidarité de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Siguiri : plus de 8 000 personnes refoulées
Le 2 novembre, Conakry a interdit l’exploitation anarchique de l’or à Siguiri, invoquant la dégradation des terres agricoles et la pollution des cours d’eau. Le lendemain, 479 responsables locaux ont été limogés, notamment pour leur implication présumée dans l’orpaillage clandestin et l’accueil d’étrangers en situation irrégulière.
À Kouremalé, au Mali, le maire Mamby Keita faisait état de plus de 8 000 personnes arrivées de Guinée au 2 novembre, toutes nationalités confondues. Il dénonce l’utilisation de gaz lacrymogènes et des arrestations par les forces de sécurité guinéennes. Ces accusations n’ont pas été confirmées indépendamment.
L’AES affiche sa solidarité, mais reconnaît ses failles
Le 4 novembre, le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, s’est rendu à Bamako pour rencontrer son homologue malien, Daoud Aly Mohammedine. Objectif : organiser l’assistance et le rapatriement des ressortissants burkinabè. Une centaine de bus ont été mobilisés, dont 50 déjà en route vers le Mali, selon lui.
Le lendemain, Mahamadou Sana a reconnu que ni le Mali ni le Burkina Faso n’avaient été prévenus de l’opération guinéenne.
Après le rapatriement, quelles perspectives ?
Cette mobilisation témoigne d’une coopération entre Bamako et Ouagadougou. Elle intervient toutefois dans l’urgence, alors que les autorités de l’AES mettent régulièrement en avant leur solidarité.
Au-delà des transports et de l’accueil, une question demeure : quelles perspectives économiques ces jeunes trouveront-ils une fois rentrés au Burkina Faso ?
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
-Ambassade de Guinée au Sénégal, « Orpaillage anarchique : le gouvernement durcit le ton à Siguiri et menace les contrevenants », 3 novembre 2026.
-Guinéenews, « Guinée : 479 présidents de districts et de quartiers limogés à Siguiri », 4 novembre 2026.
-Madar, « Plus de 8 000 expulsés de Guinée à Kouremalé », 4 novembre 2026.
-APA News, « Burkinabè refoulés de Guinée : une délégation du gouvernement en mission à Bamako », 4 novembre 2026.
-Sidwaya, « Le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana : les autorités burkinabè n’ont pas été informées à l’avance », 5 novembre 2026.
Siguiri : plus de 8 000 personnes refoulées
Le 2 novembre, Conakry a interdit l’exploitation anarchique de l’or à Siguiri, invoquant la dégradation des terres agricoles et la pollution des cours d’eau. Le lendemain, 479 responsables locaux ont été limogés, notamment pour leur implication présumée dans l’orpaillage clandestin et l’accueil d’étrangers en situation irrégulière.
À Kouremalé, au Mali, le maire Mamby Keita faisait état de plus de 8 000 personnes arrivées de Guinée au 2 novembre, toutes nationalités confondues. Il dénonce l’utilisation de gaz lacrymogènes et des arrestations par les forces de sécurité guinéennes. Ces accusations n’ont pas été confirmées indépendamment.
L’AES affiche sa solidarité, mais reconnaît ses failles
Le 4 novembre, le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, s’est rendu à Bamako pour rencontrer son homologue malien, Daoud Aly Mohammedine. Objectif : organiser l’assistance et le rapatriement des ressortissants burkinabè. Une centaine de bus ont été mobilisés, dont 50 déjà en route vers le Mali, selon lui.
Le lendemain, Mahamadou Sana a reconnu que ni le Mali ni le Burkina Faso n’avaient été prévenus de l’opération guinéenne.
Après le rapatriement, quelles perspectives ?
Cette mobilisation témoigne d’une coopération entre Bamako et Ouagadougou. Elle intervient toutefois dans l’urgence, alors que les autorités de l’AES mettent régulièrement en avant leur solidarité.
Au-delà des transports et de l’accueil, une question demeure : quelles perspectives économiques ces jeunes trouveront-ils une fois rentrés au Burkina Faso ?
F. Kouadio
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Sources :
-Ambassade de Guinée au Sénégal, « Orpaillage anarchique : le gouvernement durcit le ton à Siguiri et menace les contrevenants », 3 novembre 2026.
-Guinéenews, « Guinée : 479 présidents de districts et de quartiers limogés à Siguiri », 4 novembre 2026.
-Madar, « Plus de 8 000 expulsés de Guinée à Kouremalé », 4 novembre 2026.
-APA News, « Burkinabè refoulés de Guinée : une délégation du gouvernement en mission à Bamako », 4 novembre 2026.
-Sidwaya, « Le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana : les autorités burkinabè n’ont pas été informées à l’avance », 5 novembre 2026.
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