Africa Corps : des passagers suspects sur les cargos russes
À quelques jours du sommet Russie-Afrique des 28 et 29 octobre 2026 à Moscou, une enquête internationale révèle la présence de 28 passagers aux identités suspectes sur sept cargos russes. Plusieurs navires ont acheminé des équipements militaires vers le Mali, où opère l’Africa Corps. Certains passagers pourraient appartenir aux services de renseignement russes.
Vingt-huit identités suspectes sur sept navires
Publiée le 19 octobre par Follow the Money, Dossier Center et trois médias européens, l’enquête repose sur des documents maritimes et des bases de données russes.
Les journalistes ont identifié 28 passagers introuvables dans les fichiers consultés. Au moins six des sept cargos transportaient du matériel militaire. Des spécialistes soupçonnent l’utilisation de fausses identités pour dissimuler des liens avec l’armée ou le renseignement russe. Aucune appartenance aux services secrets n’a toutefois été démontrée.
Conakry et Lomé, relais militaires vers le Mali
En mars 2026, le Sabetta a débarqué à Conakry une cinquantaine de véhicules militaires destinés au Mali. Quatre passagers suspects voyageaient à bord.
Le 9 juillet, le Mikhail Britnev, visé par des sanctions américaines, a rejoint Lomé avec du matériel militaire. Celui-ci a ensuite été acheminé vers Bamako via le Burkina Faso.
Selon l’enquête, certains navires ont désactivé leur système de localisation pendant une partie de leur trajet. Des bâtiments militaires russes ont également escorté certains cargos.
Sommet Russie-Afrique : la transparence en question
Ces révélations interviennent à la veille du troisième sommet Russie-Afrique, où Moscou entend renforcer sa coopération politique et militaire avec les États africains.
Au Mali, l’Africa Corps, placé sous l’autorité du ministère russe de la Défense, fait l’objet d’accusations de graves violations des droits humains. Human Rights Watch a notamment documenté des actes de torture imputés aux forces maliennes et à leurs alliés russes.
Ces opérations soulèvent des questions sur la transparence des livraisons militaires russes et le contrôle exercé par les États africains concernés.
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Follow the Money, « 28 spookpassagiers op Russische schepen met tanks en pantserwagens richting Afrika », 19 octobre 2026
- Human Rights Watch, « Mali : L’armée et l’Africa Corps, contrôlé par la Russie, ont commis de nouveaux abus », 22 octobre 2026
- Agenzia Nova, « International investigation: Russian ships used to transport military supplies and intelligence agents to Africa », 19 octobre 2026
Vingt-huit identités suspectes sur sept navires
Publiée le 19 octobre par Follow the Money, Dossier Center et trois médias européens, l’enquête repose sur des documents maritimes et des bases de données russes.
Les journalistes ont identifié 28 passagers introuvables dans les fichiers consultés. Au moins six des sept cargos transportaient du matériel militaire. Des spécialistes soupçonnent l’utilisation de fausses identités pour dissimuler des liens avec l’armée ou le renseignement russe. Aucune appartenance aux services secrets n’a toutefois été démontrée.
Conakry et Lomé, relais militaires vers le Mali
En mars 2026, le Sabetta a débarqué à Conakry une cinquantaine de véhicules militaires destinés au Mali. Quatre passagers suspects voyageaient à bord.
Le 9 juillet, le Mikhail Britnev, visé par des sanctions américaines, a rejoint Lomé avec du matériel militaire. Celui-ci a ensuite été acheminé vers Bamako via le Burkina Faso.
Selon l’enquête, certains navires ont désactivé leur système de localisation pendant une partie de leur trajet. Des bâtiments militaires russes ont également escorté certains cargos.
Sommet Russie-Afrique : la transparence en question
Ces révélations interviennent à la veille du troisième sommet Russie-Afrique, où Moscou entend renforcer sa coopération politique et militaire avec les États africains.
Au Mali, l’Africa Corps, placé sous l’autorité du ministère russe de la Défense, fait l’objet d’accusations de graves violations des droits humains. Human Rights Watch a notamment documenté des actes de torture imputés aux forces maliennes et à leurs alliés russes.
Ces opérations soulèvent des questions sur la transparence des livraisons militaires russes et le contrôle exercé par les États africains concernés.
F. Kouadio
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Sources :
- Follow the Money, « 28 spookpassagiers op Russische schepen met tanks en pantserwagens richting Afrika », 19 octobre 2026
- Human Rights Watch, « Mali : L’armée et l’Africa Corps, contrôlé par la Russie, ont commis de nouveaux abus », 22 octobre 2026
- Agenzia Nova, « International investigation: Russian ships used to transport military supplies and intelligence agents to Africa », 19 octobre 2026
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