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Violences faites aux femmes : une écoute gratuite à Yaoundé
Nselang : plus de 500 kits scolaires pour soutenir l’éducation et l’autonomisation des jeunes
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Violences faites aux femmes : une écoute gratuite à Yaoundé
Nselang : plus de 500 kits scolaires pour soutenir l’éducation et l’autonomisation des jeunes
Violences faites aux femmes : une écoute gratuite à Yaoundé
À Yaoundé, la Fondation Françoise Puene pour la liberté finance un centre d’écoute gratuit à l’hôpital Jamot. Présenté dans un reportage diffusé en octobre 2026, ce dispositif accompagne les femmes et les jeunes victimes de violences, dans un contexte de multiplication des féminicides au Cameroun.
Un accompagnement gratuit à l’hôpital Jamot
Installé dans des locaux aménagés au sein de l’hôpital public Jamot, spécialisé notamment en santé mentale, le centre propose une écoute, des consultations médicales, un soutien psychologique et un suivi des victimes.
Les frais de consultation sont pris en charge par la Fondation Françoise Puene pour la liberté. L’objectif est de permettre aux victimes d’obtenir de l’aide sans supporter ces dépenses.
La peur empêche encore les victimes de parler
Malgré cette gratuité, peu de femmes fréquentent le centre. Lors d’une rencontre consacrée aux féminicides, Marguerite, une jeune femme d’une vingtaine d’années, a raconté les violences subies pendant son mariage.
« Mon mari m’a isolée », a-t-elle confié à RFI, évoquant également une tentative d’étranglement. Elle espère désormais surmonter ses blessures psychologiques.
La fondatrice de l’ONG, Françoise Puene, encourage les victimes à dénoncer les violences et à demander de l’aide.
Féminicides au Cameroun : des chiffres alarmants
Devant l’Assemblée nationale, le 19 juin 2026, la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, a annoncé 50 féminicides recensés entre janvier et avril.
Selon les données officielles rapportées par Cameroon Tribune, 56 cas avaient été enregistrés en 2023, 67 en 2024 et environ 77 en 2025. La ministre reconnaît que ces chiffres restent incomplets, notamment en raison du faible nombre de signalements.
Une loi spécifique toujours attendue
Face à cette situation, le gouvernement prépare une loi consacrée aux violences basées sur le genre. Les autorités reconnaissent toutefois plusieurs obstacles : les pressions familiales, les règlements à l’amiable et la lenteur des procédures judiciaires.
À Yaoundé, le centre d’écoute offre une première réponse. Reste à garantir aux victimes une protection durable et un véritable accès à la justice.
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- RFI, « Cameroun : à l’hôpital Jamot de Yaoundé, briser le silence des violences faites aux femmes », reportage repris par McInformactions, 9 octobre 2026
- Kimeng Hilton, « Femicide Crisis In Cameroon: MINPROFF Reports 50 Brutal Murders In First Four Months Of 2026 », Cameroon Tribune, 19 juin 2026
- Human Rights Watch, « Cameroon Grapples with Gender-Based Violence, Increased Femicides », 28 août 2026
Un accompagnement gratuit à l’hôpital Jamot
Installé dans des locaux aménagés au sein de l’hôpital public Jamot, spécialisé notamment en santé mentale, le centre propose une écoute, des consultations médicales, un soutien psychologique et un suivi des victimes.
Les frais de consultation sont pris en charge par la Fondation Françoise Puene pour la liberté. L’objectif est de permettre aux victimes d’obtenir de l’aide sans supporter ces dépenses.
La peur empêche encore les victimes de parler
Malgré cette gratuité, peu de femmes fréquentent le centre. Lors d’une rencontre consacrée aux féminicides, Marguerite, une jeune femme d’une vingtaine d’années, a raconté les violences subies pendant son mariage.
« Mon mari m’a isolée », a-t-elle confié à RFI, évoquant également une tentative d’étranglement. Elle espère désormais surmonter ses blessures psychologiques.
La fondatrice de l’ONG, Françoise Puene, encourage les victimes à dénoncer les violences et à demander de l’aide.
Féminicides au Cameroun : des chiffres alarmants
Devant l’Assemblée nationale, le 19 juin 2026, la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Marie-Thérèse Abena Ondoa, a annoncé 50 féminicides recensés entre janvier et avril.
Selon les données officielles rapportées par Cameroon Tribune, 56 cas avaient été enregistrés en 2023, 67 en 2024 et environ 77 en 2025. La ministre reconnaît que ces chiffres restent incomplets, notamment en raison du faible nombre de signalements.
Une loi spécifique toujours attendue
Face à cette situation, le gouvernement prépare une loi consacrée aux violences basées sur le genre. Les autorités reconnaissent toutefois plusieurs obstacles : les pressions familiales, les règlements à l’amiable et la lenteur des procédures judiciaires.
À Yaoundé, le centre d’écoute offre une première réponse. Reste à garantir aux victimes une protection durable et un véritable accès à la justice.
F. Kouadio
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Sources :
- RFI, « Cameroun : à l’hôpital Jamot de Yaoundé, briser le silence des violences faites aux femmes », reportage repris par McInformactions, 9 octobre 2026
- Kimeng Hilton, « Femicide Crisis In Cameroon: MINPROFF Reports 50 Brutal Murders In First Four Months Of 2026 », Cameroon Tribune, 19 juin 2026
- Human Rights Watch, « Cameroon Grapples with Gender-Based Violence, Increased Femicides », 28 août 2026
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