Croissance : le gouvernement resserre ses priorités autour de projets structurants
Le gouvernement veut accélérer la transformation de l’économie en concentrant ses efforts sur un nombre limité de projets à fort impact. Le Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, a présidé hier à la Primature une réunion consacrée à la présentation de la feuille de route de l’Axe II « Croissance et diversification économique », conduite par la ministre déléguée chargée des Investissements et du Développement du secteur privé.
Cette rencontre a réuni plusieurs départements ministériels ainsi que le Commissariat au Plan, le Secrétariat général de la Primature et les comités techniques concernés. Au centre des discussions : l’industrialisation, la diversification des activités économiques, la modernisation des infrastructures et l’amélioration de la gouvernance des investissements.
L’ambition affichée est de donner à la politique de diversification économique une traduction plus concrète, en privilégiant des projets susceptibles de produire des effets mesurables sur l’activité et l’emploi. Le Premier ministre a ainsi placé la création d’emplois au cœur des priorités de cette feuille de route, en mettant notamment l’accent sur les secteurs capables de générer davantage de valeur à partir des ressources et des capacités locales. Les chaînes de valeur agroalimentaires, halieutiques et pastorales figurent parmi les domaines identifiés. L’objectif est notamment de favoriser la transformation des ressources locales afin de développer des activités productives au-delà des secteurs traditionnels et de renforcer les possibilités d’emploi.
La question des coûts et de la qualité des services essentiels a également occupé une place importante dans les échanges.
L’amélioration de l’accès à une énergie et à une eau de qualité, ainsi que le développement des infrastructures numériques et de l’internet, sont considérés comme des conditions nécessaires à l’émergence d’un tissu économique plus compétitif.
Six à douze projets pour passer à l’action
Pour éviter la dispersion des moyens, le Premier ministre a demandé que la feuille de route soit recentrée sur six à douze projets structurants. Leur sélection devra tenir compte de trois critères principaux : leur impact attendu, leur niveau de maturité et la disponibilité de leur financement.
Cette approche traduit la volonté de privilégier des projets suffisamment avancés et financés pour pouvoir entrer rapidement dans une phase opérationnelle. Elle vise également à mieux articuler les priorités économiques avec les capacités réelles de mise en œuvre et les ressources disponibles.
Parallèlement, plusieurs chantiers institutionnels devront être accélérés. La révision du Code des investissements fait partie des priorités évoquées, de même que la modernisation de la logistique multimodale et le soutien à l’industrialisation numérique.
La feuille de route devra également préciser, pour chacun des projets retenus, les responsabilités des différents acteurs, les échéances à respecter et les résultats attendus. Une exigence qui doit permettre de passer d’orientations générales à un dispositif de suivi plus précis.
À travers cette nouvelle étape, l’objectif est de disposer d’une feuille de route resserrée autour de projets identifiés, financés et directement opérationnels. La démarche entend ainsi renforcer la diversification de l’économie, améliorer sa compétitivité et surtout faire de la création d’emplois un indicateur central de l’action engagée dans le cadre de l’Axe II.
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