Relico 2026 : trois journées consacrées à la promotion de la littérature congolaise
Du 24 au 26 septembre, les écrivains venus des grandes villes du Congo ont planché sur la littérature congolaise sur le thème «Le livre, portes ouvertes vers le monde». La cérémonie d’ouverture de cette neuvième édition a débuté par la brillante prestation de Fortuné Bateza dans ses animations habituelles . S’en est suivie l’allocution de circonstance du président du PEN Centre Congo Brazzaville, Florent Sogni Zaou, dans laquelle il a peint le tableau de la Relico depuis son lancement jusqu’à cette neuvième édition. Florent Sogni Zaou a parlé du bien du livre et de la littérature grâce à la Relico organisée depuis 2017 sous la couverture du Pen Centre Congo Brazzaville reconnu aux niveaux national et international sous le récépissé de déclaration d’association du 19 mai 2017. La Relico consiste à mettre autour d’une petite ou d’une vaste table des frères et sœurs, les uns et les unes aux côtés des autres, autour du livre. «La première édition a eu lieu au lendemain de la prise des fonctions du ministre Dieudonné Mouyongo qui nous ouvrit très vite et gentiment les portes du ministère de la Culture et des Arts dès sa prise de fonctions. Et il nous accompagna», a rappelé Sogni Zaou. Précisant par la suite que la première édition a eu lieu à la librairie nationale de Brazzaville et elle avait bénéficié de l’attention du monde littéraire de Brazzaville et de Pointe-Noire sans oublier la main des amis de la diaspora et de quelques pays africains, ce qui a permis aux organisateurs de cette rentrée littéraire d’ouvrir cette large porte culturelle.
Le président du PEN Centre Congo Brazzaville a indiqué que c’est au lancement de la seconde édition qu’ils ont décidé d’accoler le nom du "Grand prix" à celui du premier écrivain congolais, Jean Malonga qui a vécu du 25 février 1907 au 1er août 1985. Cet homme a laissé à l’humanité deux titres: «Coeur d’Aryenne» et «La légende de M’Pfoumou Mamazono». D’où la naissance du Grand prix portant son nom. Le premier bénéficiaire n’était autre que le ministre d’État et écrivain, Henri Djombo, qui le reçut des mains de son collègue de la Culture et des Arts en 2018. Et depuis cette date, le Grand prix Jean-Malonga a trouvé une chaise dans diverses maisons, a-t-il précisé. Ainsi, en 2019, il a été accueilli à Pointe-Noire au siège de la société Océana chez M. Mahmoud pour son sponsoring; à Libreville, au Gabon, chez Dominique Douma, un confrère écrivain et grand culturel; en 2020, ce grand prix posait ses valises au domicile de l’écrivain Alphonse Chardin Nkala, directeur départemental du Livre et de la Lecture publique à Pointe-Noire au moment de l’événement; et chez Mfumu (à titre posthume). En 2024 après une période d’hybernation à cause du coronavirus, le Grand prix a été décerné au ministre Juste Désiré Mondelé; le conseiller spécial du chef de l’ Etat, Louis Bakabadio; à Nicole Mbala de Pointe-Noire. En 2025, il rayonna en direction de Ing Weldy Télémine Kiongo; Ferréol Gassackys; Emile Gankama; Etienne Perez Epagna; Malachie Cyrille Roson Ngouloubi.
La Relico touche au cœur des priorités du département ministériel
Prenant la parole, le représentant du ministre de la Culture, des Arts, du Patrimoine national et de l’Industrie touristique, a signifié que la neuvième édition de la Relico touche au cœur même des priorités de notre département ministériel. Elle intervient dans un contexte particulier, où le gouvernement de la République a assigné à ce ministère la mission de promouvoir le livre sous toutes ses formes, ainsi que la lecture publique. La Relico s’appuie sur un dispositif juridique: l’arrêté du 26 octobre 2010, qui autorise la création d’un cadre d’échanges d’expériences, d’incitations à la créativité, de promotion du livre et de la lecture.
Après la leçon inaugurale prononcée par Rosin Loemba, les participants se sont plongés dans les communications à travers des tables rondes. La Première table ronde a porté sur : «Plaidoyer pour une inclusion stratégique des industries culturelles et créatives dans les niches de l’économie congolaise»/ par Parfait Mbon; «Les enseignements de l’éléphant»/ par Etienne Perez Epagna; «Le temps des remords»/ par Sylvain Elenga; le tout sous la modération de Fidèle Biakoro. La deuxième a porté sur: «L’ombre de lui-même»/ par Lewa-Let Mandah; «Vingt ans, tout ce que j’aurais dû savoir»/ par Pierre Kéane Namouna; «Diayenika, le jeune orphelin»/ par Marcel Mpama; «Pourquoi souffrez-vous?»/ par James Bangala, sous la modération de Willy Gom et Balthazar Obambé. Une minute de silence a été observé en hommage à Ulrich Bakoumissa.
Notons que le PEN qui date de 1921 signifie Poets, Essayists, Novellists, et renvoie à des poètes, des essayistes et des romanciers. Le PEN, c’est 146 centres présents dans 100 pays. La neuvième édition de la Relico a été organisée par le PEN Congo en partenariat avec Association culture Elongo, la Case du mwené, Editions et librairie ASD, Agence d’information d’Afrique centrale, et Pages infos. La cérémonie de clôture a eu lieu le 26 septembre.
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