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Burkina/Journées promotionnelles du livre chrétien : La 5ᵉ édition appelle à faire de l'écrit un outil de mission
Burkina Faso
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Actualites
Burkina Faso : formation militaire imposée à 44 jo urnalistes
Quarante-quatre journalistes burkinabè, de médias publics et privés, ont été soumis à une formation militaire obligatoire baptisée « immersion patriotique » à l'Académie de police de Pabré, près de Ouagadougou, jusqu'au 14 août 2026. Présenté comme un outil de mobilisation par les autorités de transition, ce dispositif appelé à devenir annuel resserre l'étreinte du pouvoir sur les médias.
Une formation militaire imposée à toute la presse Pendant près d'une semaine, les 44 participants ont troqué micros et carnets contre treillis et rangers : école du soldat, secourisme tactique, maniement des armes et séances de tir. Décidé par le ministère de la Sécurité, le stage n'a rien d'une offre facultative. Le ministre Mahamadou Sana veut en faire une « tradition » reconduite chaque année, voire l'étendre à d'autres corps de métier.
« Patriote ou menace » : l'injonction du pouvoir Le ton employé en dit long sur l'attente réelle. Devant les caméras de la télévision publique, le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a prévenu : « Un journaliste professionnel qui n'est pas patriote est une menace pour son pays. » Une formule qui transforme l'indépendance éditoriale en suspicion, dans un pays dirigé depuis 2022 par le putschiste Ibrahim Traoré.
Une méthode qui prolonge les réquisitions forcées Cette mise sous tutelle ne surgit pas de nulle part. Depuis 2024, au moins six professionnels des médias ont été réquisitionnés de force par l'armée, dont Atiana Serge Oulon, directeur du journal L'Événement, disparu depuis juin 2024. En avril 2025, trois responsables de l'Association des journalistes réapparaissaient en tenue militaire après leur enlèvement. Le pays a depuis chuté de la 86ᵉ à la 105ᵉ place au classement mondial de la liberté de la presse.
RSF dénonce une mise au pas des médias Reporters sans frontières y voit « un nouveau signal très inquiétant ». Pour Sadibou Marong, responsable Afrique subsaharienne de l'organisation, les journalistes « ne sont pas des militaires » et ne doivent pas devenir des relais de l'effort de guerre.
Quand porter l'uniforme devient un passage obligé, que reste-t-il de la liberté d'informer au Burkina Faso ?
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Africanews (avec AP), « Burkina Faso : polémique autour d'une formation militaire imposée aux journalistes », 15 août 2026
- Jean-Baptiste Bancaud (avec AFP), « Burkina Faso : 44 journalistes envoyés en formation militaire par la junte », Africa Radio, 15 août 202
- « Burkina Faso : formation militaire des journalistes, "immersion patriotique" ou restriction de la liberté de la presse ? », Afrik.com, 16 août 2026
- Reporters sans frontières, « Burkina Faso : RSF dénonce trois nouveaux enrôlements forcés… », 3 avril 2025 ; fiche pays Burkina Faso
- MFWA / IFEX, « Classement RSF 2025 sur la liberté de la presse : forte régression en Afrique de l'Ouest », mai 2025
Une formation militaire imposée à toute la presse Pendant près d'une semaine, les 44 participants ont troqué micros et carnets contre treillis et rangers : école du soldat, secourisme tactique, maniement des armes et séances de tir. Décidé par le ministère de la Sécurité, le stage n'a rien d'une offre facultative. Le ministre Mahamadou Sana veut en faire une « tradition » reconduite chaque année, voire l'étendre à d'autres corps de métier.
« Patriote ou menace » : l'injonction du pouvoir Le ton employé en dit long sur l'attente réelle. Devant les caméras de la télévision publique, le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a prévenu : « Un journaliste professionnel qui n'est pas patriote est une menace pour son pays. » Une formule qui transforme l'indépendance éditoriale en suspicion, dans un pays dirigé depuis 2022 par le putschiste Ibrahim Traoré.
Une méthode qui prolonge les réquisitions forcées Cette mise sous tutelle ne surgit pas de nulle part. Depuis 2024, au moins six professionnels des médias ont été réquisitionnés de force par l'armée, dont Atiana Serge Oulon, directeur du journal L'Événement, disparu depuis juin 2024. En avril 2025, trois responsables de l'Association des journalistes réapparaissaient en tenue militaire après leur enlèvement. Le pays a depuis chuté de la 86ᵉ à la 105ᵉ place au classement mondial de la liberté de la presse.
RSF dénonce une mise au pas des médias Reporters sans frontières y voit « un nouveau signal très inquiétant ». Pour Sadibou Marong, responsable Afrique subsaharienne de l'organisation, les journalistes « ne sont pas des militaires » et ne doivent pas devenir des relais de l'effort de guerre.
Quand porter l'uniforme devient un passage obligé, que reste-t-il de la liberté d'informer au Burkina Faso ?
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Sources :
- Africanews (avec AP), « Burkina Faso : polémique autour d'une formation militaire imposée aux journalistes », 15 août 2026
- Jean-Baptiste Bancaud (avec AFP), « Burkina Faso : 44 journalistes envoyés en formation militaire par la junte », Africa Radio, 15 août 202
- « Burkina Faso : formation militaire des journalistes, "immersion patriotique" ou restriction de la liberté de la presse ? », Afrik.com, 16 août 2026
- Reporters sans frontières, « Burkina Faso : RSF dénonce trois nouveaux enrôlements forcés… », 3 avril 2025 ; fiche pays Burkina Faso
- MFWA / IFEX, « Classement RSF 2025 sur la liberté de la presse : forte régression en Afrique de l'Ouest », mai 2025
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