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Mali
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Actualites
Mali : dix ans requis contre le chroniqueur Ras Bath
Le chroniqueur malien Mohamed Youssouf Bathily, dit Ras Bath, et la militante Rokia Doumbia, dite « Rose Poivron », ont comparu les 10 et 11 août 2026 devant la Cour d'appel de Bamako. Le parquet a requis dix ans de prison ferme contre le premier. Poursuivis pour « atteinte au crédit de l'État » via les réseaux, les deux prévenus seront fixés sur leur sort le 17 août.
Dix ans requis, verdict attendu le 17 août Après plus de trois ans de détention, Ras Bath et Rose Poivron ont vu leur procès s'ouvrir le lundi 10 août devant la chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako. Le lendemain, à huis clos, le ministère public a requis dix ans de prison ferme et 240 000 FCFA d'amende contre le chroniqueur, et dix ans, dont cinq avec sursis, assortis de la même amende, contre la militante. La défense, conduite notamment par le père de Ras Bath, a contesté l'ensemble des charges. La cour a mis l'affaire en délibéré.
Poursuivis pour des mots, pas pour des actes Ras Bath s'est imposé comme l'un des chroniqueurs les plus suivis du Mali, à la radio et sur les réseaux, où il dénonce la corruption et les dérives du pouvoir. Rokia Doumbia est devenue en 2023 une voix de la contestation contre la vie chère. Aucun des deux n'est jugé pour un acte violent : ils comparaissent pour association de malfaiteurs et « atteinte au crédit de l'État » par le biais des technologies de l'information — autrement dit, pour ce qu'ils ont dit et publié. Arrêtés en mars 2023, ils attendent depuis plus de trois ans qu'une décision tombe.
À Bamako, un même sort pour ceux qui parlent Depuis la transition, cette accusation frappe des profils que tout oppose, à une constante près : ils ont critiqué le pouvoir. L'ancien Premier ministre Moussa Mara a purgé un an ferme pour un simple message de soutien à des détenus. Adama Ben Diarra, dit « Ben le Cerveau », longtemps proche des militaires, a été condamné à cinq ans après avoir réclamé le retour à l'ordre constitutionnel. Un directeur de journal de Bamako a écopé d'un an. Opposant, ancien allié, patron de presse : la parole critique finit derrière les barreaux.
Au Mali, faut-il désormais se taire pour rester libre ?
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Bamada.net, « Procès Ras Bath – Rose Poivron : le verdict attendu le 17 août prochain », 11 août 2026
- AllAfrica, « Mali : à l'ouverture de son procès, Ras Bath conteste les accusations portées contre lui », 11 août 2026
- Koaci, « Mali : "Ben le Cerveau" condamné à cinq ans pour menaces et injures en ligne », 4 août 2026
- APAnews, « Mali : Moussa Mara retrouve la liberté après un an de prison », 1er août 2026
Dix ans requis, verdict attendu le 17 août Après plus de trois ans de détention, Ras Bath et Rose Poivron ont vu leur procès s'ouvrir le lundi 10 août devant la chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako. Le lendemain, à huis clos, le ministère public a requis dix ans de prison ferme et 240 000 FCFA d'amende contre le chroniqueur, et dix ans, dont cinq avec sursis, assortis de la même amende, contre la militante. La défense, conduite notamment par le père de Ras Bath, a contesté l'ensemble des charges. La cour a mis l'affaire en délibéré.
Poursuivis pour des mots, pas pour des actes Ras Bath s'est imposé comme l'un des chroniqueurs les plus suivis du Mali, à la radio et sur les réseaux, où il dénonce la corruption et les dérives du pouvoir. Rokia Doumbia est devenue en 2023 une voix de la contestation contre la vie chère. Aucun des deux n'est jugé pour un acte violent : ils comparaissent pour association de malfaiteurs et « atteinte au crédit de l'État » par le biais des technologies de l'information — autrement dit, pour ce qu'ils ont dit et publié. Arrêtés en mars 2023, ils attendent depuis plus de trois ans qu'une décision tombe.
À Bamako, un même sort pour ceux qui parlent Depuis la transition, cette accusation frappe des profils que tout oppose, à une constante près : ils ont critiqué le pouvoir. L'ancien Premier ministre Moussa Mara a purgé un an ferme pour un simple message de soutien à des détenus. Adama Ben Diarra, dit « Ben le Cerveau », longtemps proche des militaires, a été condamné à cinq ans après avoir réclamé le retour à l'ordre constitutionnel. Un directeur de journal de Bamako a écopé d'un an. Opposant, ancien allié, patron de presse : la parole critique finit derrière les barreaux.
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- Bamada.net, « Procès Ras Bath – Rose Poivron : le verdict attendu le 17 août prochain », 11 août 2026
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- Koaci, « Mali : "Ben le Cerveau" condamné à cinq ans pour menaces et injures en ligne », 4 août 2026
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