Nigeria : deux Chinois condamnés pour exportation i llégale de minerais
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Nigeria : deux Chinois condamnés pour exportation i llégale de minerais
La justice nigériane a condamné, le 31 juillet 2026 à Lagos, deux ressortissants chinois pour l'exportation illégale de minerais stratégiques. Poursuivis par la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC), Zhang Hong Lin et Gao Pei Hai écopent de 25 ans de prison chacun pour avoir tenté de sortir du pays du mica, du cuivre et du lithium sans autorisation.
Vingt-cinq ans de prison à la Haute Cour de Lagos La Haute Cour fédérale de Lagos a condamné, vendredi, deux ressortissants chinois à vingt-cinq ans de prison chacun pour l'exportation illégale de ressources minérales du Nigeria. La peine correspond à cinq ans par chef d'accusation, cumulés, assortie d'une amende alternative. Le juge Akintayo Aluko a aussi ordonné la confiscation des minerais saisis au profit de l'État fédéral. Un troisième prévenu, Gao Pei Yu, reste en fuite.
Selon l'EFCC, l'agence anti-corruption qui a instruit le dossier, les prévenus ont cherché à exporter du mica ainsi que des minerais contenant du cuivre et du lithium, sans l'aval des autorités compétentes. Les faits, situés en mai 2025, tombent sous le coup de la loi de 1983 sur les infractions diverses. Les deux hommes avaient plaidé coupable.
Une série qui interroge la présence chinoise Cette affaire s'ajoute à une série. Dès 2023, l'EFCC avait interpellé treize ressortissants chinois pour orpaillage illégal à Ilorin, dans l'État de Kwara, depuis devenu un foyer d'extraction clandestine de lithium. En février 2026, deux autres Chinois avaient écopé de 46 ans de prison pour cybercriminalité et blanchiment. Ce lithium, essentiel aux batteries et à la transition énergétique, quitte le sol ouest-africain hors de tout circuit fiscal.
En Côte d'Ivoire, un même fléau au prix fort Le schéma dépasse les frontières nigérianes. Au Mali, l'orpaillage lié à des opérateurs chinois alimente déjà pertes fiscales et financement de groupes armés. En Côte d'Ivoire, la lutte contre l'exploitation clandestine se paie parfois au prix du sang : le 2 août 2026, le maréchal des logis Stéphane Tando Soumahoro a été emporté par les eaux du fleuve Bandama lors d'une opération anti-orpaillage. Le député de Yamoussoukro sous-préfecture, Léandre Koffi, a interpellé l'État, s'interrogeant sur des interventions menées sur l'eau sans embarcations adaptées.
Entre minerais qui s'évaporent et agents qui y laissent la vie, qui paie le vrai prix de l'orpaillage illégal en Afrique de l'Ouest ?
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Ayodele Oluwafemi, « Two Chinese nationals jailed for 25 years over illegal export of Nigeria's mineral resources », TheCable, 31 juillet 2026
- Emmanuel Agbo, « Court jails two Chinese nationals five years each in Lagos for illegal mining », Premium Times, 31 juillet 2026
- Elvis Gouza, « Un gendarme meurt noyé lors d'une mission contre l'orpaillage illégal, le député Léandre Koffi interpelle l'État », Linfodrome, 2 août 2026
Vingt-cinq ans de prison à la Haute Cour de Lagos La Haute Cour fédérale de Lagos a condamné, vendredi, deux ressortissants chinois à vingt-cinq ans de prison chacun pour l'exportation illégale de ressources minérales du Nigeria. La peine correspond à cinq ans par chef d'accusation, cumulés, assortie d'une amende alternative. Le juge Akintayo Aluko a aussi ordonné la confiscation des minerais saisis au profit de l'État fédéral. Un troisième prévenu, Gao Pei Yu, reste en fuite.
Selon l'EFCC, l'agence anti-corruption qui a instruit le dossier, les prévenus ont cherché à exporter du mica ainsi que des minerais contenant du cuivre et du lithium, sans l'aval des autorités compétentes. Les faits, situés en mai 2025, tombent sous le coup de la loi de 1983 sur les infractions diverses. Les deux hommes avaient plaidé coupable.
Une série qui interroge la présence chinoise Cette affaire s'ajoute à une série. Dès 2023, l'EFCC avait interpellé treize ressortissants chinois pour orpaillage illégal à Ilorin, dans l'État de Kwara, depuis devenu un foyer d'extraction clandestine de lithium. En février 2026, deux autres Chinois avaient écopé de 46 ans de prison pour cybercriminalité et blanchiment. Ce lithium, essentiel aux batteries et à la transition énergétique, quitte le sol ouest-africain hors de tout circuit fiscal.
En Côte d'Ivoire, un même fléau au prix fort Le schéma dépasse les frontières nigérianes. Au Mali, l'orpaillage lié à des opérateurs chinois alimente déjà pertes fiscales et financement de groupes armés. En Côte d'Ivoire, la lutte contre l'exploitation clandestine se paie parfois au prix du sang : le 2 août 2026, le maréchal des logis Stéphane Tando Soumahoro a été emporté par les eaux du fleuve Bandama lors d'une opération anti-orpaillage. Le député de Yamoussoukro sous-préfecture, Léandre Koffi, a interpellé l'État, s'interrogeant sur des interventions menées sur l'eau sans embarcations adaptées.
Entre minerais qui s'évaporent et agents qui y laissent la vie, qui paie le vrai prix de l'orpaillage illégal en Afrique de l'Ouest ?
F. Kouadio
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Sources :
- Ayodele Oluwafemi, « Two Chinese nationals jailed for 25 years over illegal export of Nigeria's mineral resources », TheCable, 31 juillet 2026
- Emmanuel Agbo, « Court jails two Chinese nationals five years each in Lagos for illegal mining », Premium Times, 31 juillet 2026
- Elvis Gouza, « Un gendarme meurt noyé lors d'une mission contre l'orpaillage illégal, le député Léandre Koffi interpelle l'État », Linfodrome, 2 août 2026
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