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Fitch Solutions prévoit une accélération de la croissance économique de la République du Congo en 2026, à 5,2 %

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Fitch Solutions prévoit une accélération de la croissance économique de la République du Congo en 2026, à 5,2 %






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- --> Date de création: 01 août 2026 18:24






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(Agence Ecofin) - Alors que la production congolaise d’hydrocarbures a baissé ces dernières années avec le déclin de certains gisements matures, l’achèvement de la phase II du projet Congo LNG en février dernier devrait entraîner selon les prévisions, une hausse de 27,2 % cette année.


La croissance du PIB réel de la République du Congo devrait atteindre 5,2 % en 2026, contre une estimation de 2,5 % en 2025, sous l’effet d’une hausse notable des exportations d'hydrocarbures, estime Fitch Solutions dans un rapport publié le mercredi 29 juillet. Cette hausse prévue découlera essentiellement d’une augmentation de 27,2% de la production nationale, suite à l’achèvement de la phase II de Congo LNG, un complexe de production et d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) qui vise à valoriser les immenses ressources gazières du champ offshore Marine XII.


Avec la mise en service de la phase II en février dernier, la capacité totale de liquéfaction de Congo LNG atteint environ 3 millions de tonnes par an, soit l’équivalent de 4,5 milliards m3 de gaz, selon le groupe italien ENI, le principal opérateur du projet. La phase I a une capacité de 0,6 million de tonnes par an.


Cette hausse de capacité devrait ainsi être à l’origine d’une augmentation de 128 % de la production de gaz naturel en 2026. La production de pétrole devrait, quant à elle, connaître une hausse plus modeste de 8,8 % cette année.


Dans le même temps, les importations diminueront, car l’achèvement de la phase II réduira fortement la demande de biens d’équipement et de matériel d’ingénierie, liés à la construction du projet. D’autre part, la hausse des cours du pétrole et de la production d’hydrocarbures stimuleront les recettes budgétaires et les dépenses publiques. Les autorités congolaises ont d’ailleurs révisé en juillet le budget 2026, augmentant les dépenses prévues de 10,4 % par rapport aux projections initiales, et de 16,5 % par rapport au budget révisé de 2025.


Le gouvernement entend notamment accroître les dotations consacrées aux biens et services, ainsi qu’aux transferts courants, tout en poursuivant ses efforts pour maîtriser la masse salariale dans le secteur public.


Une croissance de 3,5 % prévue pour 2027


La consommation des ménages restera solide en 2026, malgré une hausse temporaire de l’inflation. L'augmentation des prix à la consommation est passée de 0,6 % en glissement annuel en mars à 4,5 % en mai, principalement sous l’effet de la hausse des coûts des denrées alimentaires et des transports. L’inflation globale devrait s’établir en moyenne à 3,5 % en 2026, contre 2,7 % en 2025. Toutefois, la montée des pressions inflationnistes pourrait être atténuée par une mise en place de subventions partielles financées par l’augmentation des recettes pétrolières de l’État, ce qui en limitera l’impact sur le pouvoir d’achat des ménages.


Parallèlement, la baisse des réserves obligatoires des banques et la poursuite des injections de liquidités par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) soutiendront la croissance du crédit, tandis que l’augmentation des transferts publics donnera un coup de pouce supplémentaire aux revenus disponibles. En conséquence, la croissance de la consommation des ménages devrait passer d’une estimation de 2,5 % en 2025 à 2,7 % en 2026.


Fitch Solutions a par ailleurs indiqué que la croissance de l’économie de la République du Congo pourrait être plus ferme que ses prévisions initiales au cas où un conflit plus long ou plus intense entre les États-Unis et l’Iran ferait grimper les cours du pétrole sur le marché international, ce qui stimulerait les recettes d’exportation, les entrées de devises étrangères et les recettes publiques. Cela offrirait aux autorités une marge de manœuvre budgétaire supplémentaire pour augmenter les dépenses publiques et continuer à protéger les ménages contre la hausse des prix de l’énergie, soutenant tant la consommation publique que la consommation privée.


Pour 2027, la filiale de Fitch Group spécialisée dans la recherche macroéconomique, l'analyse sectorielle et le risque pays, s’attend à ce que la croissance de l’économie du Congo-Brazzaville ralentisse pour s’établir à 3,5 % en 2027, à mesure que la croissance de la production d’hydrocarbures se normalisera et que les prix mondiaux de l’énergie baisseront, même si le recul attendu de l’inflation et l’assouplissement de la politique monétaire mise en œuvre par la BEAC continueront de soutenir la consommation des ménages.


Walid Kéfi




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