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MAUVAISE GESTION A LA CAA : YAYI A-T-IL PEUR DE SERVAIS ADJOVI ? | L'Autre Fraternité
Depuis quelques mois, la Caisse Autonome d’Amortissement est véritablement au cœur de l’actualité et le moins que l’on puisse constater est ce lourd mutisme du gouvernement. On est surpris de remarquer les propos du chef de l’Etat sortant, le Dr Boni YAYI. D’abord. La surprise était totale lors du discours délivré par l’initiateur du changement au Bénin devant les députés en fin d’année. En effet, Boni YAYI a étonné tous les Béninois ainsi que les organisations non gouvernementales qui luttent contre la corruption car avec tous les pouvoirs que lui confère la Constitution du 11 décembre 1990, il a, à lui tout seul, tous les moyens pour décourager puis réduire très sensiblement cette gangrène que constitue la corruption. Le bas peuple n’a strictement aucun pouvoir en cette matière. D’ailleurs, où est la responsabilité des populations dans le scandale du PPEA2, par exemple ?
Selon des rumeurs non vérifiables pour le moment, il se murmure que la gestion de la Caisse Autonome d’Amortissement est un sous le couvert du sceau du secret d’Etat et que le sujet est très sensible jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Et il ne faut pas aller bien loin pour comprendre la raison. Organisme créé pour la gestion de la dette publique de l’Etat béninois, la CAA est transformée lentement puis subitement en une autre vache à traire du pays. Plus rien ne va dans la structure car sa gestion souffre d’un manque sévère d’orthodoxie et la corruption y a élu domicile depuis quelques années et y connaît actuellement ses plus beaux jours de gloire.
Normalement, l’actuel directeur de cabinet du ministre de finances est celui qui devrait attirer l’attention des plus hauts dirigeants du pays et les inciter à aller chercher et comprendre ce qui n’y va pas. Servais ADJOVI, le directeur de cabinet en question étant un produit de la CAA. Ce dernier fut nommé au ministère par l’ex ministre des finances Mathys ADIDJATH. Mais alors, pourquoi un silence aussi retentissant alors que des dénonciations ne cessent de fuser pour évoquer des cas de mauvaise gestion.
Les cas sont légions et sont constitués de vols de biens matériels tels des meubles de salon qu’on retrouve dans le domicile privé de certains hauts responsables de la CAA ; des caméras sont arrachées et rien n’est fait pour décourager ces pratiques. Mais pourquoi ferme-t-on si tant les yeux sur ce qui se passe à la CAA ?
Servais ADJOVI toujours au cœur des dossiers de marchés à la CAA …
D’après plusieurs sources, la CAA a un sérieux problème de gouvernance et manque cruellement de leadership éclairé. L’opacité est officialisée au sein de la gouvernance même de la CAA, ce qui est grave. Le nom de Servais ADJOVI est ouvertement cité par des gens assez introduits. Ce nom est surtout lié à l’exécution de certains marchés qui suscitent incompréhension voire complicité. Et Servais ADJOVI est mieux placé pour donner la meilleure version sur ces allégations. Outre le cas du véhicule de fonction du directeur général de la CAA, on évoque aussi le cas de l’ascenseur acquis il y a moins de trois ans mais qui montre des signes évidents de dysfonctionnements.
La personne qui devrait premièrement répondre et fournir des explications n’est rien d’autre que la personne responsable des marchés publics de la CAA. Il se fait que cette personne est et demeure le directeur de cabinet du ministre Komi KOUTCHE dont on dit pourtant du bien sur sa rigueur. Mais alors, comment se fait-il que ni Komi KOUTCHE, ni Lionel ZINSOU et encore moins Boni YAYI ne veulent s’intéresser à ce drame qui se joue sous leurs yeux ? L’homme serait l’une des « boîtes noires » du régime, en matière de gestion des finances publiques. Or, il est de notoriété publique aujourd’hui qu’il y a beaucoup de choses qui se passent au ministère des finances et qui sont contre l’orthodoxie. Les dépenses hors budgétaires sont souvent évoquées, les détournements de fonds sont également monnaie courante.
Servais ADJOVI bénéficie ainsi de la célèbre loi de l’omerta. D’ailleurs, certaines langues confient que même YAYI Boni ne pourra laisser tomber (éventuellement) Servais ADJOVI. Importuner le directeur de cabinet de Komi KOUTCHE serait synonyme de catastrophe pour le régime, apprend-on. Tant qu’il servira ce régime avec le même zèle qui caractérise certains cadres béninois, rien ne lui arrivera, affirme un cadre du ministère des finances qui a requis l’anonymat. Aussi le chien aboie-t-il, la caravane de la mauvaise gouvernance passera. Le directeur de cabinet de Komi KOUTCHE est un intouchable car des révélations risquent de perturber la sérénité apparente et provisoire du régime actuel.
Seulement, tout passera sauf les preuves qui sont aujourd’hui aux mains de plusieurs personnes qui pensent que tôt ou tard, Servais ADJOVI finira par éclairer l’opinion sur sa gestion. L’actuel inamovible directeur de cabinet de Komi KOUTCHE finira par expliquer comment et dans quelles conditions il a conduit le dossier d’achat d’une voiture à plus de 38 MILLIONS CFA auprès d’un simple Etablissement dépourvu de carte d’importateur tandis que le concessionnaire de la marque avait perdu le marché ; Servais ADJOVI finira également par expliquer comment fut conduit le processus qui conduisit à l’acquisition de cet ascenseur dont la qualité ne cesse de semer doute et appréhension au sein du personnel de la CAA.
Pour l’heure, aucune responsabilité n’est encore établie contre Servais ADJOVI dans les cas suspect de légerté. Cependant et de sources concordantes, des ONG luttant contre la corruption s’apprêteraient déjà à interpeller dans les tout prochains jours tous ceux qui sont impliqués, de près ou de loin, dans toutes les pratiques peu orthodoxes liées à la gestion de la CAA depuis au moins dix ans.
(Dans cette semaine, suite et fin du dossier « LAZARE ET FRÈRE »)
Par Abou MAMA (www.lautrefraternite.com) Premier quotidien béninois d’investigations
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Selon des rumeurs non vérifiables pour le moment, il se murmure que la gestion de la Caisse Autonome d’Amortissement est un sous le couvert du sceau du secret d’Etat et que le sujet est très sensible jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Et il ne faut pas aller bien loin pour comprendre la raison. Organisme créé pour la gestion de la dette publique de l’Etat béninois, la CAA est transformée lentement puis subitement en une autre vache à traire du pays. Plus rien ne va dans la structure car sa gestion souffre d’un manque sévère d’orthodoxie et la corruption y a élu domicile depuis quelques années et y connaît actuellement ses plus beaux jours de gloire.
Normalement, l’actuel directeur de cabinet du ministre de finances est celui qui devrait attirer l’attention des plus hauts dirigeants du pays et les inciter à aller chercher et comprendre ce qui n’y va pas. Servais ADJOVI, le directeur de cabinet en question étant un produit de la CAA. Ce dernier fut nommé au ministère par l’ex ministre des finances Mathys ADIDJATH. Mais alors, pourquoi un silence aussi retentissant alors que des dénonciations ne cessent de fuser pour évoquer des cas de mauvaise gestion.
Les cas sont légions et sont constitués de vols de biens matériels tels des meubles de salon qu’on retrouve dans le domicile privé de certains hauts responsables de la CAA ; des caméras sont arrachées et rien n’est fait pour décourager ces pratiques. Mais pourquoi ferme-t-on si tant les yeux sur ce qui se passe à la CAA ?
Servais ADJOVI toujours au cœur des dossiers de marchés à la CAA …
D’après plusieurs sources, la CAA a un sérieux problème de gouvernance et manque cruellement de leadership éclairé. L’opacité est officialisée au sein de la gouvernance même de la CAA, ce qui est grave. Le nom de Servais ADJOVI est ouvertement cité par des gens assez introduits. Ce nom est surtout lié à l’exécution de certains marchés qui suscitent incompréhension voire complicité. Et Servais ADJOVI est mieux placé pour donner la meilleure version sur ces allégations. Outre le cas du véhicule de fonction du directeur général de la CAA, on évoque aussi le cas de l’ascenseur acquis il y a moins de trois ans mais qui montre des signes évidents de dysfonctionnements.
La personne qui devrait premièrement répondre et fournir des explications n’est rien d’autre que la personne responsable des marchés publics de la CAA. Il se fait que cette personne est et demeure le directeur de cabinet du ministre Komi KOUTCHE dont on dit pourtant du bien sur sa rigueur. Mais alors, comment se fait-il que ni Komi KOUTCHE, ni Lionel ZINSOU et encore moins Boni YAYI ne veulent s’intéresser à ce drame qui se joue sous leurs yeux ? L’homme serait l’une des « boîtes noires » du régime, en matière de gestion des finances publiques. Or, il est de notoriété publique aujourd’hui qu’il y a beaucoup de choses qui se passent au ministère des finances et qui sont contre l’orthodoxie. Les dépenses hors budgétaires sont souvent évoquées, les détournements de fonds sont également monnaie courante.
Servais ADJOVI bénéficie ainsi de la célèbre loi de l’omerta. D’ailleurs, certaines langues confient que même YAYI Boni ne pourra laisser tomber (éventuellement) Servais ADJOVI. Importuner le directeur de cabinet de Komi KOUTCHE serait synonyme de catastrophe pour le régime, apprend-on. Tant qu’il servira ce régime avec le même zèle qui caractérise certains cadres béninois, rien ne lui arrivera, affirme un cadre du ministère des finances qui a requis l’anonymat. Aussi le chien aboie-t-il, la caravane de la mauvaise gouvernance passera. Le directeur de cabinet de Komi KOUTCHE est un intouchable car des révélations risquent de perturber la sérénité apparente et provisoire du régime actuel.
Seulement, tout passera sauf les preuves qui sont aujourd’hui aux mains de plusieurs personnes qui pensent que tôt ou tard, Servais ADJOVI finira par éclairer l’opinion sur sa gestion. L’actuel inamovible directeur de cabinet de Komi KOUTCHE finira par expliquer comment et dans quelles conditions il a conduit le dossier d’achat d’une voiture à plus de 38 MILLIONS CFA auprès d’un simple Etablissement dépourvu de carte d’importateur tandis que le concessionnaire de la marque avait perdu le marché ; Servais ADJOVI finira également par expliquer comment fut conduit le processus qui conduisit à l’acquisition de cet ascenseur dont la qualité ne cesse de semer doute et appréhension au sein du personnel de la CAA.
Pour l’heure, aucune responsabilité n’est encore établie contre Servais ADJOVI dans les cas suspect de légerté. Cependant et de sources concordantes, des ONG luttant contre la corruption s’apprêteraient déjà à interpeller dans les tout prochains jours tous ceux qui sont impliqués, de près ou de loin, dans toutes les pratiques peu orthodoxes liées à la gestion de la CAA depuis au moins dix ans.
(Dans cette semaine, suite et fin du dossier « LAZARE ET FRÈRE »)
Par Abou MAMA (www.lautrefraternite.com) Premier quotidien béninois d’investigations
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