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Maroc
-
Arts et culture
INITIATIVE POUR L’INSCRIPTION DE LA CUISINE MAROCAINE AU PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL DE L’HUMANITE
COMMUNIQUE EXPLICATIF
Inscrire l'art culinaire marocain au titre du patrimoine culturel
Immatériel de l’Unesco.
" Les modes de vie contemporains et les processus de mondialisation fragilisent considérablement les cultures vivantes héritées de la tradition. En offrant à ces dernières des moyens de préservation adéquats, ce nouvel instrument vient combler un vide juridique majeur"
Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura
Le «patrimoine» du savoir-faire
Pour réagir aux menaces de l’uniformisation en ces temps modernes où les civilisations interfèrent et où la cuisine marocaine subit des tentatives d’acculturation.
Dans l’esprit de préserver des risques de l'alimentation de demain et de l’adaptation progressive des arts de la table à des concepts novateurs.
A l'heure où dominent les techniques et la standardisation des modes de vie contemporains, de la cuisine moderne, de la tendance à la rupture avec les goûts.
Pour préserver une grande partie de notre patrimoine culinaire - transmis de génération en génération et recréé en permanence - qui risque de disparaître à cause des novations et de la standardisation et du désintérêt.
Face au contexte actuel où la mondialisation fait «planer de graves menaces de dégradation et de destruction sur le patrimoine culturel et immatériel» et qui a permis à la Convention 2003 de voir le jour, Il est devenu impératif de nous attacher à insuffler une nouvelle vie à la cuisine séculaire marocaine, en prenant des mesures de préservation et en reconnaissant officiellement sa forme culturelle et artistique qui se transmet de génération à génération.
La cuisine marocaine a une “valeur universelle exceptionnelle”, appréciée et partagée par le monde entier. L’art de bien cuisiner, la culture gastronomique de qualité et tous les produits riches et variés qui font les particularités de chaque terroir sont aussi un fleuron du patrimoine national marocain.
A la lumière de ce constat, le Maroc devrait impérativement légiférer et offrir à la cuisine vivante héritée de la tradition des moyens de préservation adéquats au niveau national.
Il a aussi l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sauvegarde de ce patrimoine culturel immatériel sur son territoire et dresser un inventaire de ce patrimoine, avec la participation des communautés et des groupes qui usent, entretiennent et transmettent ce patrimoine.
Dans cette perspective et pour que cette particularité culturelle nationale soit davantage reconnue et mieux protégée à travers le monde, le Maroc devrait demander officiellement au Comité intergouvernemental de la convention 2003 de l’UNESCO d’intégrer l'art culinaire marocain dans la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Le Maroc, reconnu pour son art culinaire apprécié, fort de sa tradition orale, et ses pratiques ancestrales qui ont de tout temps constitué des évidences culturelles, exprimera ainsi son engagement pour la préservation de ce qui fait l’essentiel de l’humanité : « une mémoire, transmise par la tradition, une identité, et une histoire, transcrite dans l’élégance du geste et des sens ».
Ce recours à l’inscription de l’immatériel est fait pour perpétuer et agir en faveur de la conservation de la mémoire, de nos usages, de nos règles, de nos pratiques, de nos traditions et de notre savoir-faire.
Un inventaire de la gastronomie marocaine
En effet, depuis 2003, l'Unesco a adopté une convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel défini comme l’ensemble des expressions culturelles et sociales qui, héritées de leurs traditions, caractérisent les communautés.
Le terme «patrimoine immatériel» englobe «le savoir-faire, les connaissances, les traditions et les objets nécessaires pour assurer la sauvegarde des réalisations culturelles» comme le stipule l'article 2 de la convention qui cite “les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les in
Inscrire l'art culinaire marocain au titre du patrimoine culturel
Immatériel de l’Unesco.
" Les modes de vie contemporains et les processus de mondialisation fragilisent considérablement les cultures vivantes héritées de la tradition. En offrant à ces dernières des moyens de préservation adéquats, ce nouvel instrument vient combler un vide juridique majeur"
Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura
Le «patrimoine» du savoir-faire
Pour réagir aux menaces de l’uniformisation en ces temps modernes où les civilisations interfèrent et où la cuisine marocaine subit des tentatives d’acculturation.
Dans l’esprit de préserver des risques de l'alimentation de demain et de l’adaptation progressive des arts de la table à des concepts novateurs.
A l'heure où dominent les techniques et la standardisation des modes de vie contemporains, de la cuisine moderne, de la tendance à la rupture avec les goûts.
Pour préserver une grande partie de notre patrimoine culinaire - transmis de génération en génération et recréé en permanence - qui risque de disparaître à cause des novations et de la standardisation et du désintérêt.
Face au contexte actuel où la mondialisation fait «planer de graves menaces de dégradation et de destruction sur le patrimoine culturel et immatériel» et qui a permis à la Convention 2003 de voir le jour, Il est devenu impératif de nous attacher à insuffler une nouvelle vie à la cuisine séculaire marocaine, en prenant des mesures de préservation et en reconnaissant officiellement sa forme culturelle et artistique qui se transmet de génération à génération.
La cuisine marocaine a une “valeur universelle exceptionnelle”, appréciée et partagée par le monde entier. L’art de bien cuisiner, la culture gastronomique de qualité et tous les produits riches et variés qui font les particularités de chaque terroir sont aussi un fleuron du patrimoine national marocain.
A la lumière de ce constat, le Maroc devrait impérativement légiférer et offrir à la cuisine vivante héritée de la tradition des moyens de préservation adéquats au niveau national.
Il a aussi l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sauvegarde de ce patrimoine culturel immatériel sur son territoire et dresser un inventaire de ce patrimoine, avec la participation des communautés et des groupes qui usent, entretiennent et transmettent ce patrimoine.
Dans cette perspective et pour que cette particularité culturelle nationale soit davantage reconnue et mieux protégée à travers le monde, le Maroc devrait demander officiellement au Comité intergouvernemental de la convention 2003 de l’UNESCO d’intégrer l'art culinaire marocain dans la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
Le Maroc, reconnu pour son art culinaire apprécié, fort de sa tradition orale, et ses pratiques ancestrales qui ont de tout temps constitué des évidences culturelles, exprimera ainsi son engagement pour la préservation de ce qui fait l’essentiel de l’humanité : « une mémoire, transmise par la tradition, une identité, et une histoire, transcrite dans l’élégance du geste et des sens ».
Ce recours à l’inscription de l’immatériel est fait pour perpétuer et agir en faveur de la conservation de la mémoire, de nos usages, de nos règles, de nos pratiques, de nos traditions et de notre savoir-faire.
Un inventaire de la gastronomie marocaine
En effet, depuis 2003, l'Unesco a adopté une convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel défini comme l’ensemble des expressions culturelles et sociales qui, héritées de leurs traditions, caractérisent les communautés.
Le terme «patrimoine immatériel» englobe «le savoir-faire, les connaissances, les traditions et les objets nécessaires pour assurer la sauvegarde des réalisations culturelles» comme le stipule l'article 2 de la convention qui cite “les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire - ainsi que les in
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