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Niger : entre discours souverainiste et dépendances extérieures
Caravane musicale Niamey –Essakane : Mamar Kassey et Etran Finatawa accordent leurs violons
Dans l’histoire récente de la musique moderne nigérienne, Mamar Kassey tient une place singulière. Au delà de ce succès au plan national, il est aussi considéré comme le premier ambassadeur de la musique nigérienne sur les scènes Africaine et occidentale. Dans son sillage émerge un autre groupe, qui occupe de plus en plus le devant de la scène musicale nationale. Il s’agit de Etran Finatawa. Les deux groupes sont invités à participer au « Festival au désert » qui se tiendra à Essakane, au Mali, du 7 au 9 janvier 2005.
« Le festival au désert », malgré sa création récente -il est à sa cinquième édi-tion- est aujourd’hui un escalier important dans la carrière internationale des musiciens africains. Le Festival d’Essakane est en effet un carrefour de rencontre entre artistes et musiciens du Sahel et du monde et un creuset d’échanges entre ceux-ci et les mécènes d’Afrique et d’ailleurs. En pré-lude à leur participation à ce festival, les groupes Mamar Kassey et Etran Finatawa étaient depuis quelques jours en résidence au Centre Culturel Franco-Nigérien de Niamey. Ils ont mis en commun leur talent et leur destin et travaillent de concert afin de représenter la culture nigé-rienne dans la plénitude de sa richesse et de sa diversité en terre malienne. Mais auparavant, le fruit de cette union sera pré-senté au public nigérien au cours d’un concert ce jeudi 30 décembre.
Le groupe Mamar Kassey n’est plus à présenter au public. Composé de musiciens Sonrai, Peul, Touareg et Haoussa, son répertoire est le reflet moderne du patrimoine culturel et traditionnel de ces peuples. Son chef, Yacouba Moumouni, fait partie des stars de la musique moderne nigérienne. Véritable magicien de la flûte, il est aussi bon musicien que chanteur.
Etran Finatawa est un mélange de chanteurs et musiciens peul Wodaabé et Touareg . Sa musique est unique. Fortement ancrée dans la tradition, elle nous transporte des confins du désert, avec les chants et rythmes touareg aux sources impérissables des polyphonies des pays Wodaabé. Mais cette musique se veut aussi résolument moderne. Au son des instruments traditionnels que sont le Tendé, les calebasses et autres Akawaré se marie harmonieusement celui de la guitare basse. La chorégra-phie occupe également une place importante, avec les danses touareg et wodaabé, le tout agrémenté par la beauté de l’accoutrement traditionnel des artistes. Les chansons sont soutenues par trois voix principales : Bammo Agola qui chante en Fulfuldé, Ghalitane Khamidanne et Fatima Aghali en Tamashek.
Mais, c’est surtout la voix de Fatima Aghali qui porte cette musique au firmament de sa saveur, de sa sensualité et de sa finesse. Plus que ses talents de chanteuse et de danseuse, exceptionnels, c’est sans doute sa vitalité, sa personnalité et son charisme sur scène qui ont fait de cette femme le symbole du succès et de la réussite de ce métissage culturel.
Le Festival au désert est organisé par les associations Touareg non gouvernementales Efès et AITMA, en partenariat avec la Commission de l’Union Euro-péenne, l’Agence intergouvernementale de francophonie, la région Rhône Alpes, l’Unesco, SIFFA (Belgique), Apartement 22 (Angleterre), Triban Union (France) et Harmonia Mundi (USA).
Gorel Harouna
« Le festival au désert », malgré sa création récente -il est à sa cinquième édi-tion- est aujourd’hui un escalier important dans la carrière internationale des musiciens africains. Le Festival d’Essakane est en effet un carrefour de rencontre entre artistes et musiciens du Sahel et du monde et un creuset d’échanges entre ceux-ci et les mécènes d’Afrique et d’ailleurs. En pré-lude à leur participation à ce festival, les groupes Mamar Kassey et Etran Finatawa étaient depuis quelques jours en résidence au Centre Culturel Franco-Nigérien de Niamey. Ils ont mis en commun leur talent et leur destin et travaillent de concert afin de représenter la culture nigé-rienne dans la plénitude de sa richesse et de sa diversité en terre malienne. Mais auparavant, le fruit de cette union sera pré-senté au public nigérien au cours d’un concert ce jeudi 30 décembre.
Le groupe Mamar Kassey n’est plus à présenter au public. Composé de musiciens Sonrai, Peul, Touareg et Haoussa, son répertoire est le reflet moderne du patrimoine culturel et traditionnel de ces peuples. Son chef, Yacouba Moumouni, fait partie des stars de la musique moderne nigérienne. Véritable magicien de la flûte, il est aussi bon musicien que chanteur.
Etran Finatawa est un mélange de chanteurs et musiciens peul Wodaabé et Touareg . Sa musique est unique. Fortement ancrée dans la tradition, elle nous transporte des confins du désert, avec les chants et rythmes touareg aux sources impérissables des polyphonies des pays Wodaabé. Mais cette musique se veut aussi résolument moderne. Au son des instruments traditionnels que sont le Tendé, les calebasses et autres Akawaré se marie harmonieusement celui de la guitare basse. La chorégra-phie occupe également une place importante, avec les danses touareg et wodaabé, le tout agrémenté par la beauté de l’accoutrement traditionnel des artistes. Les chansons sont soutenues par trois voix principales : Bammo Agola qui chante en Fulfuldé, Ghalitane Khamidanne et Fatima Aghali en Tamashek.
Mais, c’est surtout la voix de Fatima Aghali qui porte cette musique au firmament de sa saveur, de sa sensualité et de sa finesse. Plus que ses talents de chanteuse et de danseuse, exceptionnels, c’est sans doute sa vitalité, sa personnalité et son charisme sur scène qui ont fait de cette femme le symbole du succès et de la réussite de ce métissage culturel.
Le Festival au désert est organisé par les associations Touareg non gouvernementales Efès et AITMA, en partenariat avec la Commission de l’Union Euro-péenne, l’Agence intergouvernementale de francophonie, la région Rhône Alpes, l’Unesco, SIFFA (Belgique), Apartement 22 (Angleterre), Triban Union (France) et Harmonia Mundi (USA).
Gorel Harouna
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