« Victimisation, suivi de Nègre, qui es-tu ? » : Une œuvre de Maïga Moulaye Lamine Oumarou
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Le jeune écrivain Maïga Moulaye Lamine Oumarou s’impose déjà dans le paysage littéraire. Diplômé en sciences politiques à l’Université Africaine des sciences sociales techniques et médicales (UASTM-Niger), ce passionné de littérature a publié en 2026, aux éditions de L’Harmattan, son premier livre (essai) de 106 pages intitulé « Victimisation suivi de Nègre qui es-tu ? ».
Dans la première partie de ce livre scindé en deux et intitulée « Victimisation », l’auteur refuse l’enfermement dans une posture de victime. Il interpelle la jeunesse africaine en exprimant sa lassitude face aux crises et aux promesses non tenues et charge ‘’les politiciens préfabriqués’’. Il espère fédérer, par sa voix, tout une génération à bout de souffle et qui aspire à la dignité et à la souveraineté.
Dans l’un des passages du livre, l’auteur dresse une fresque sombre de l’histoire politique du Niger, de l’indépendance jusqu’aux bouleversements récents. Il dénonce les luttes de pouvoir, les espoirs brisés et les ingérences étrangères, tout en appelant à une rupture radicale avec les systèmes politiques défaillants. Un ton accusateur qui trouve un écho favorable, surtout dans le contexte sahélien actuel, où les peuples réaffirment leur souveraineté.
La seconde partie du document, encore plus engagée et intitulé « Nègre qui es-tu ? », aborde une quête de dignité et de renaissance. Elle se déploie comme une méditation sur l’identité et la responsabilité collective. Ici, l’auteur invite à une redécouverte de soi, à une réappropriation de l’histoire et à une reconstruction culturelle. Dans cette dernière partie de l’essai, il assume son choix de faire de la littérature un instrument de libération et de renaissance africaine.
L’œuvre interpelle les autorités, les intellectuels et la jeunesse, en posant une question essentielle, à savoir comment construire l’avenir du continent sans lucidité sur le passé et sans responsabilité dans le présent ? Elle rappelle que l’Afrique ne pourra écrire son histoire qu’en se libérant des tutelles extérieures et en affirmant sa propre voie ; celle d’une Afrique insoumise !
Abdoussalam K. Mouha (ONEP)
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