Sommet Russie-Afrique : les délégations face au ri sque aérien russe
Des chefs d’État, ministres et responsables africains sont attendus à Moscou les 28 et 29 octobre pour le troisième sommet Russie-Afrique. Leur déplacement aura lieu alors que l’espace aérien autour de la capitale russe connaît régulièrement des perturbations liées aux attaques de drones et à l’activation des défenses antiaériennes. Une donnée que les délégations devront prendre en compte dans l’organisation de leur voyage.
Un espace aérien sous surveillance Moscou entend faire du sommet d’octobre un nouveau rendez-vous majeur de sa coopération avec le continent africain. Plusieurs dirigeants et responsables politiques, économiques et institutionnels sont attendus dans la capitale russe.
Le contexte aérien a toutefois changé depuis les précédents sommets. L’EASA (European Union Aviation Safety Agency) recommande actuellement aux opérateurs concernés d’éviter l’espace aérien russe situé à l’ouest du 60e méridien Est, une zone qui inclut Moscou.
L’agence cite plusieurs facteurs : l’utilisation de systèmes de défense antiaérienne, le risque de mauvaise identification d’un appareil civil et les perturbations des systèmes de navigation par brouillage.
Cette recommandation ne s’applique pas automatiquement à toutes les compagnies africaines. Elle donne néanmoins une indication sur les risques pris en compte par les autorités de l’aviation civile lorsqu’elles évaluent les vols à destination ou au-dessus de la Russie.
Air Tanzania a déjà réévalué sa liaison Le sujet ne concerne pas uniquement les compagnies européennes. Le 4 septembre, Air Tanzania a temporairement suspendu sa liaison entre Dar es Salaam et Moscou, avant de la reprendre trois jours plus tard.
Cette interruption invite les compagnies africaines desservant Moscou à adapter et questionner leurs opérations à une situation devenue plus instable et potentiellement dangereuse pour la sécurité des passagers. Les aéroports de la capitale russe connaissent régulièrement des restrictions ou des perturbations lors d’attaques de drones.
Un paramètre supplémentaire pour les délégations africaines Rien ne permet d’affirmer que les délégations attendues en octobre seront directement exposées à un danger. Les vols officiels font par ailleurs l’objet de dispositifs de sécurité et de préparatifs spécifiques.
Mais les États invités devront composer avec un environnement aérien plus contraint qu’au moment des précédents sommets Russie-Afrique.
La situation crée aussi un décalage avec l’un des messages que Moscou porte sur le continent. La Russie cherche à développer sa coopération sécuritaire avec plusieurs États africains, tandis que les conséquences de la guerre en Ukraine affectent désormais régulièrement le fonctionnement des aéroports et la sécurité de l’espace aérien autour de sa propre capitale. Pour les délégations africaines, cela représente un élément de sécurité supplémentaire à anticiper avant le départ pour Moscou.
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Un espace aérien sous surveillance Moscou entend faire du sommet d’octobre un nouveau rendez-vous majeur de sa coopération avec le continent africain. Plusieurs dirigeants et responsables politiques, économiques et institutionnels sont attendus dans la capitale russe.
Le contexte aérien a toutefois changé depuis les précédents sommets. L’EASA (European Union Aviation Safety Agency) recommande actuellement aux opérateurs concernés d’éviter l’espace aérien russe situé à l’ouest du 60e méridien Est, une zone qui inclut Moscou.
L’agence cite plusieurs facteurs : l’utilisation de systèmes de défense antiaérienne, le risque de mauvaise identification d’un appareil civil et les perturbations des systèmes de navigation par brouillage.
Cette recommandation ne s’applique pas automatiquement à toutes les compagnies africaines. Elle donne néanmoins une indication sur les risques pris en compte par les autorités de l’aviation civile lorsqu’elles évaluent les vols à destination ou au-dessus de la Russie.
Air Tanzania a déjà réévalué sa liaison Le sujet ne concerne pas uniquement les compagnies européennes. Le 4 septembre, Air Tanzania a temporairement suspendu sa liaison entre Dar es Salaam et Moscou, avant de la reprendre trois jours plus tard.
Cette interruption invite les compagnies africaines desservant Moscou à adapter et questionner leurs opérations à une situation devenue plus instable et potentiellement dangereuse pour la sécurité des passagers. Les aéroports de la capitale russe connaissent régulièrement des restrictions ou des perturbations lors d’attaques de drones.
Un paramètre supplémentaire pour les délégations africaines Rien ne permet d’affirmer que les délégations attendues en octobre seront directement exposées à un danger. Les vols officiels font par ailleurs l’objet de dispositifs de sécurité et de préparatifs spécifiques.
Mais les États invités devront composer avec un environnement aérien plus contraint qu’au moment des précédents sommets Russie-Afrique.
La situation crée aussi un décalage avec l’un des messages que Moscou porte sur le continent. La Russie cherche à développer sa coopération sécuritaire avec plusieurs États africains, tandis que les conséquences de la guerre en Ukraine affectent désormais régulièrement le fonctionnement des aéroports et la sécurité de l’espace aérien autour de sa propre capitale. Pour les délégations africaines, cela représente un élément de sécurité supplémentaire à anticiper avant le départ pour Moscou.
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info