Ouzbékistan, cette terre de l’islam et des figures de sciences peu connues
Par l’envoyé spécial de l’ANP Chegou Abdourahamane
Tachkent, 22 août ( ANP)- OUZBÉKISTAN , ce pays d’Asie centrale, dont peu des musulmans en savent situer sur la carte, est pourtant une terre de rayonnement de l’islam depuis plus de 13 siècles et la partie des figures de la science moderne.
Ibn Siana, pionnnier de la médecine moderne, Alkhwaziri, père de l’algèbre et de l’algorithme, Al Farabi, considéré comme le second maître après Aristode, Ulugbek, un des précurseurs de l’astronomie sont des citoyens de l’Ouzbékistan.
Ces faits sont documentés par des artefacts exposés au centre de civilisation islamique de Tachkent, le plus grand musée dédié à l’islam, selon Guinness, livre sur les records.
Burini, à la fois astronome, mathématicien, pharmacologue et surtout inventeur de géodésie fut le découvreur des Amériques, 4 siècles avant Christophe Colomb, informe un guide du centre.
Ce pays indépendant depuis seulement 35 ans est terre de l’islam depuis le 8 e siècle est un lieu de rayonnement islamique peu conté.
Le musée de 10 hectares dédié à la religion au coeur de la capitale dont le dôme domine la cité en est l’illustration.
Le bâtiment à l’architecture futuriste avec 4 portes de style oriental consacre 1200 M2 à l’islam au pavillon coran.
Le coran du 3e prophète de l’islam, Ousmane est exposé depuis 1924, il est inscrit dans le registre de la mémoire de l’UNESCO, preuve de son importance historique mondiale.
Des reliques de la Kiswa de 1855, le voile sacré de la Kaaba de la Mecque, avec des calligraphies dorées inscrites à la main domine le pavillon.
Des copies des écrits attribués au prophète Mahomet, une reproduction de Maquama Ibrahim de la mosquée sacrée de la Mecque sont »visitables ».
Le musée inauguré en mars 2026 replonge le visiteur dans le passé de lutte d’implantation et de consolidation de l’islam sur cette terre des religions multiséculaires dont le bouddhisme. Un fond bibliothécaire de plus 300.000 ouvrages avec une part à l’islam complète ce joyau.
Ici, le présent, le passé et le futur se mêlent avec la magie des technologies avancées : installations immersives, écrans led multilangue, reconstitution numériques des bâtiments et des personnes sont au service de la reconstitution mémorielle.
On y apprend ainsi que 3 périodes ont marqué le pays: la renaissance 1 du 8 au 13 e siècles avec l’implantation de l’islam et des conquêtes pour son triomphe. Des dynasties samanid, Sujikey s’y étaient illustrées. La 2 e renaissance correspond à l’âge d’or de la région sous le ferude de l’amir Temur dont les palaces ou les monnaies, la fonderie , la vesselerie ou des tenues de son épiques sont »consultables ».
Le temps moderne avec ses 5 changements constitutionnels et les progrès scientifiques dans divers domaines dont l’IA marque la 3e période.
Dans ce pays à plus de 90% musulmans le chef de l’Etat jure sur la constitution et le saint coran.
Preuve de la modernité de ce pays, l’IA est mis au service de la préservation patrimoniale : des avatars des figures du passé content eux même leur histoire avec des portraits animés. Plus de1500 ans de la route de soie avec le coton avec ses caravaniers, ses dunes, ses vents de sable sont virtuellement présentés au moyen des cartes interactives ..
On s’y emerge dans l’ambiance de ces caravansérails ( dépôt de vivres) et des cités forteresses , symbole de résilience, des palais , preuve de génie créateur des peuples, rappellant la proximité avec ces cités perdues du Nord Est du Niger….
Ce pays de l’islam accueille du 24 au 29 août le forum international des médias autour de » centre de la civilisation
islamique : une nouvelle perspective, des nouvelles opportunités ».
CA/AS/ANP 0220 Août 2026