Niger : la junte appelle Alger malgré le soutien russe
Le Parlement algérien a autorisé, dimanche 25 octobre 2026, l’envoi de troupes au Niger. Déjà épaulée par les militaires russes d’Africa Corps, la junte d’Abdourahamane Tiani se tourne vers un nouveau partenaire sécuritaire. Cette décision met en lumière les limites de sa stratégie sécuritaire, trois ans après un coup d’État mené au nom de la souveraineté nationale.
Alger prêt à déployer ses soldats au Niger
Les deux chambres du Parlement algérien ont approuvé l’envoi d’unités militaires au Niger. Une première depuis 1973. Leur mission devrait notamment consister à protéger les installations pétrolières de l’entreprise algérienne Sonatrach, dans le nord du Niger. Les effectifs et la date du déploiement restent inconnus.
Selon Reuters, les militaires algériens pourraient être stationnés à Madama, ancienne base française proche de la frontière libyenne. Niamey, qui avait exigé le départ des troupes occidentales, s'apprête ainsi à accueillir de nouveaux soldats étrangers.
Africa Corps : un soutien russe aux résultats contestés
La base aérienne 101 de Niamey a été attaquée à plusieurs reprises en 2026. Fin août, des militaires mutins ont temporairement pris le contrôle du complexe aéroportuaire, malgré la présence des forces nigériennes et russes.
L'Africa Corps a participé à la reprise du site. Mais cette intervention souligne la fragilité du pouvoir de Tiani, contraint de compter sur des militaires russes pour reprendre une installation stratégique de sa propre capitale.
Malgré l'appui de Moscou, les attaques terroristes se poursuivent. La présence russe n'a toujours pas apporté les résultats sécuritaires promis par la junte.
Tiani : une souveraineté sous assistance étrangère
Depuis son putsch de juillet 2023, Abdourahamane Tiani fait de la souveraineté nationale l'un des piliers de son discours. Le départ des forces occidentales devait ouvrir la voie à une défense plus autonome.
Trois ans plus tard, Niamey dépend du soutien russe, développe sa coopération militaire avec Ankara et sollicite désormais Alger.
La multiplication de ces partenariats pose une question embarrassante pour la junte : après avoir dénoncé la présence militaire occidentale, combien de soldats étrangers lui faudra-t-il encore pour assurer la sécurité du Niger ?
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Algérie Éco. « Algérie : le Parlement approuve l’envoi d’unités de l’ANP au Niger », Algérie Éco, 25 octobre 202
- Reuters. « Niger, with Russia's help, regains control of key airbase after soldiers mutiny », Reuters, 31 août 2026
- Agence Fides. « Africa/Niger – Algeria sends fighter jets to Niger after a failed military coup », Agenzia Fides, 31 août 2026
Alger prêt à déployer ses soldats au Niger
Les deux chambres du Parlement algérien ont approuvé l’envoi d’unités militaires au Niger. Une première depuis 1973. Leur mission devrait notamment consister à protéger les installations pétrolières de l’entreprise algérienne Sonatrach, dans le nord du Niger. Les effectifs et la date du déploiement restent inconnus.
Selon Reuters, les militaires algériens pourraient être stationnés à Madama, ancienne base française proche de la frontière libyenne. Niamey, qui avait exigé le départ des troupes occidentales, s'apprête ainsi à accueillir de nouveaux soldats étrangers.
Africa Corps : un soutien russe aux résultats contestés
La base aérienne 101 de Niamey a été attaquée à plusieurs reprises en 2026. Fin août, des militaires mutins ont temporairement pris le contrôle du complexe aéroportuaire, malgré la présence des forces nigériennes et russes.
L'Africa Corps a participé à la reprise du site. Mais cette intervention souligne la fragilité du pouvoir de Tiani, contraint de compter sur des militaires russes pour reprendre une installation stratégique de sa propre capitale.
Malgré l'appui de Moscou, les attaques terroristes se poursuivent. La présence russe n'a toujours pas apporté les résultats sécuritaires promis par la junte.
Tiani : une souveraineté sous assistance étrangère
Depuis son putsch de juillet 2023, Abdourahamane Tiani fait de la souveraineté nationale l'un des piliers de son discours. Le départ des forces occidentales devait ouvrir la voie à une défense plus autonome.
Trois ans plus tard, Niamey dépend du soutien russe, développe sa coopération militaire avec Ankara et sollicite désormais Alger.
La multiplication de ces partenariats pose une question embarrassante pour la junte : après avoir dénoncé la présence militaire occidentale, combien de soldats étrangers lui faudra-t-il encore pour assurer la sécurité du Niger ?
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Algérie Éco. « Algérie : le Parlement approuve l’envoi d’unités de l’ANP au Niger », Algérie Éco, 25 octobre 202
- Reuters. « Niger, with Russia's help, regains control of key airbase after soldiers mutiny », Reuters, 31 août 2026
- Agence Fides. « Africa/Niger – Algeria sends fighter jets to Niger after a failed military coup », Agenzia Fides, 31 août 2026