Mèches et perruques : des substances à risque dét ectées
Une étude américaine publiée le 11 février 2026 a détecté des substances chimiques considérées comme dangereuses dans 41 des 43 produits d’extensions capillaires testés. Ces résultats concernent des articles achetés aux États-Unis et ne permettent pas de conclure sur les mèches vendues en Côte d’Ivoire, où aucune analyse publique comparable n’a été retrouvée.
41 produits sur 43 concernés
L’étude, menée notamment par Elissia Franklin du Silent Spring Institute et publiée dans la revue Environment & Health, a porté sur 43 produits d’extensions capillaires, synthétiques ou issus de matières biologiques, dont des cheveux humains.
Les chercheurs ont identifié ou provisoirement identifié 169 substances chimiques. Parmi elles, 48 figurent sur au moins une liste de substances dangereuses. Des retardateurs de flamme, des phtalates, des pesticides et des composés organostanniques ont notamment été détectés.
Près de 10 % des échantillons contenaient des composés organostanniques, utilisés notamment comme stabilisants thermiques dans certains plastiques. L’étude souligne aussi que les extensions sont portées au contact de la peau pendant de longues périodes et peuvent être chauffées lors du coiffage.
Présence ne signifie pas maladie
Ces résultats ne prouvent pas que porter des mèches ou une perruque provoque une maladie. L’étude analyse leur composition chimique, mais ne mesure pas directement la quantité absorbée par les utilisatrices ni les conséquences sanitaires d’une exposition réelle.
Les chercheurs réclament surtout davantage de transparence sur la composition des produits et des travaux complémentaires pour mesurer l’exposition des consommatrices.
Et les mèches vendues en Côte d’Ivoire ?
À Abidjan, les mèches et perruques font partie du quotidien de nombreux salons et commerces. Mais les résultats américains ne peuvent pas être transposés aux produits commercialisés en Côte d’Ivoire.
Aucune étude publique ivoirienne comparable sur leur composition chimique n’a été retrouvée. Les autorités travaillent toutefois au renforcement de la classification et de l’étiquetage des produits chimiques.
La question reste donc entière : faut-il désormais tester les mèches vendues sur le marché ivoirien ?
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Franklin, Elissia T., Kristin Favela, Radonna Spies, Jacqueline M. Ranger et Ruthann A. Rudel, « Identifying Chemicals of Health Concern in Hair Extensions Using Suspect Screening and Nontargeted Analysis », Environment & Health, vol. 4, no 6, 2026, p. 1073-1082, American Chemical Society, DOI : 10.1021/envhealth.5c00549. Publication en ligne le 11 février 2026
- Silent Spring Institute, « Hair extensions contain many more dangerous chemicals than previously thought », communiqué publié le 11 février 2026
- U.S. National Library of Medicine, PubMed, « Identifying Chemicals of Health Concern in Hair Extensions Using Suspect Screening and Nontargeted Analysis », fiche bibliographique PMID 42344585, 2026
41 produits sur 43 concernés
L’étude, menée notamment par Elissia Franklin du Silent Spring Institute et publiée dans la revue Environment & Health, a porté sur 43 produits d’extensions capillaires, synthétiques ou issus de matières biologiques, dont des cheveux humains.
Les chercheurs ont identifié ou provisoirement identifié 169 substances chimiques. Parmi elles, 48 figurent sur au moins une liste de substances dangereuses. Des retardateurs de flamme, des phtalates, des pesticides et des composés organostanniques ont notamment été détectés.
Près de 10 % des échantillons contenaient des composés organostanniques, utilisés notamment comme stabilisants thermiques dans certains plastiques. L’étude souligne aussi que les extensions sont portées au contact de la peau pendant de longues périodes et peuvent être chauffées lors du coiffage.
Présence ne signifie pas maladie
Ces résultats ne prouvent pas que porter des mèches ou une perruque provoque une maladie. L’étude analyse leur composition chimique, mais ne mesure pas directement la quantité absorbée par les utilisatrices ni les conséquences sanitaires d’une exposition réelle.
Les chercheurs réclament surtout davantage de transparence sur la composition des produits et des travaux complémentaires pour mesurer l’exposition des consommatrices.
Et les mèches vendues en Côte d’Ivoire ?
À Abidjan, les mèches et perruques font partie du quotidien de nombreux salons et commerces. Mais les résultats américains ne peuvent pas être transposés aux produits commercialisés en Côte d’Ivoire.
Aucune étude publique ivoirienne comparable sur leur composition chimique n’a été retrouvée. Les autorités travaillent toutefois au renforcement de la classification et de l’étiquetage des produits chimiques.
La question reste donc entière : faut-il désormais tester les mèches vendues sur le marché ivoirien ?
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Franklin, Elissia T., Kristin Favela, Radonna Spies, Jacqueline M. Ranger et Ruthann A. Rudel, « Identifying Chemicals of Health Concern in Hair Extensions Using Suspect Screening and Nontargeted Analysis », Environment & Health, vol. 4, no 6, 2026, p. 1073-1082, American Chemical Society, DOI : 10.1021/envhealth.5c00549. Publication en ligne le 11 février 2026
- Silent Spring Institute, « Hair extensions contain many more dangerous chemicals than previously thought », communiqué publié le 11 février 2026
- U.S. National Library of Medicine, PubMed, « Identifying Chemicals of Health Concern in Hair Extensions Using Suspect Screening and Nontargeted Analysis », fiche bibliographique PMID 42344585, 2026