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Mali : Néma Sagara, le procès des contradictions d e la junte
Plus d’un an après son arrestation, la générale de brigade Néma Sagara devrait bientôt comparaître devant le tribunal militaire de Bamako avec le général Abass Dembélé. Le journaliste Serge Daniel évoque une audience « probablement mi-octobre ». Aucune date officielle n’a toutefois été annoncée : le procureur général Mamoudou Timbo confirme une procédure « à un stade avancé ».
Néma Sagara, de l’état-major au tribunal
Arrêtée en août 2025, Néma Sagara est poursuivie avec plusieurs militaires dans une affaire qualifiée par les autorités de « tentative de déstabilisation des institutions ». Elle et Abass Dembélé nient avoir participé à un complot. Le parquet leur reproche notamment de complot contre le commandement, de tentative d’emploi illégal de la force armée et d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.
Le dossier est sensible : Sagara est une figure connue de l’armée malienne. Engagée dans les opérations dans le Nord en 2013, notamment à Gao, elle compte parmi les rares officières maliennes ayant servi sur le terrain des combats.
La junte face à ses contradictions Le procès se profile alors que le régime d’Assimi Goïta a resserré l’espace politique. En 2025, les autorités ont dissous les partis politiques et accordé au chef de la junte un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable sans élection. Human Rights Watch documente une répression croissante de l’opposition, des médias et des voix critiques.
La promesse sécuritaire avancée pour justifier le pouvoir militaire reste loin d’être tenue. En juillet 2026, des groupes armés ont lancé des attaques coordonnées contre des positions de l’armée du nord au sud du Mali. Reuters estime que ces offensives illustrent l’incapacité des militaires au pouvoir à apporter l’amélioration sécuritaire promise.
La junte présente Néma Sagara comme une menace pour l’État. Le tribunal devra produire des preuves solides. À défaut, ce procès alimentera le soupçon d’une justice militaire servant aussi à verrouiller les rangs de l’armée.
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Serge Daniel, publication sur X, 8 septembre 2026, concernant la fin des auditions de Néma Sagara et Abass Dembélé et l’hypothèse d’un procès à la mi-octobre
- L’Essor, Alassane Cissouma, « Affaires de déstabilisation des institutions : le procureur général près la Cour suprême apporte des précisions », 24 août 2026
- MaliActu, « Colonel-Major Nema Sagara : portrait d’une femme dévouée », 7 octobre 2019 ; archives de presse malienne sur son engagement dans le Nord en 2013
- Human Rights Watch, World Report 2026 – Mali, événements de 2025
- Reuters, « Insurgents stage coordinated attacks on army positions across Mali », 4 juillet 2026
Néma Sagara, de l’état-major au tribunal
Arrêtée en août 2025, Néma Sagara est poursuivie avec plusieurs militaires dans une affaire qualifiée par les autorités de « tentative de déstabilisation des institutions ». Elle et Abass Dembélé nient avoir participé à un complot. Le parquet leur reproche notamment de complot contre le commandement, de tentative d’emploi illégal de la force armée et d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État.
Le dossier est sensible : Sagara est une figure connue de l’armée malienne. Engagée dans les opérations dans le Nord en 2013, notamment à Gao, elle compte parmi les rares officières maliennes ayant servi sur le terrain des combats.
La junte face à ses contradictions Le procès se profile alors que le régime d’Assimi Goïta a resserré l’espace politique. En 2025, les autorités ont dissous les partis politiques et accordé au chef de la junte un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable sans élection. Human Rights Watch documente une répression croissante de l’opposition, des médias et des voix critiques.
La promesse sécuritaire avancée pour justifier le pouvoir militaire reste loin d’être tenue. En juillet 2026, des groupes armés ont lancé des attaques coordonnées contre des positions de l’armée du nord au sud du Mali. Reuters estime que ces offensives illustrent l’incapacité des militaires au pouvoir à apporter l’amélioration sécuritaire promise.
La junte présente Néma Sagara comme une menace pour l’État. Le tribunal devra produire des preuves solides. À défaut, ce procès alimentera le soupçon d’une justice militaire servant aussi à verrouiller les rangs de l’armée.
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Serge Daniel, publication sur X, 8 septembre 2026, concernant la fin des auditions de Néma Sagara et Abass Dembélé et l’hypothèse d’un procès à la mi-octobre
- L’Essor, Alassane Cissouma, « Affaires de déstabilisation des institutions : le procureur général près la Cour suprême apporte des précisions », 24 août 2026
- MaliActu, « Colonel-Major Nema Sagara : portrait d’une femme dévouée », 7 octobre 2019 ; archives de presse malienne sur son engagement dans le Nord en 2013
- Human Rights Watch, World Report 2026 – Mali, événements de 2025
- Reuters, « Insurgents stage coordinated attacks on army positions across Mali », 4 juillet 2026
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