Kinshasa: Proclamation des résultats de l’examen d’Etat 2026
Dès l’annonce des résultats, la capitale s’anime: les diplômés, leurs proches et leurs amis se couvrent de poudre de talc, parfois mélangée à de la farine, symbole visible de la réussite. Ceux qui sont recalés s’adonnent parfois à des actes de vandalisme, notamment en cassant les vitres de leur ancienne école. Ils réclament le remboursement de leurs sous. On rapporte régulièrement que de l’argent est demandé aux élèves sous prétexte de corrompre des inspecteurs afin d’obtenir à l’avance les questions des examens. Au-delà de la fête, plusieurs observateurs s’inquiètent du niveau intellectuel de certains lauréats.
Gaston Mutamba Lukusa Depuis le 28 juin, Kinshasa vit au rythme d’une double réalité: la joie populaire suscitée par la proclamation des résultats de l’Examen d’État 2026 et les dérives qui accompagnent parfois ces célébrations. Pour les candidats admis, la réussite a déclenché une immense fête nocturne. Bref, passons!
D’après mon ami qui sait ce qui se passe dans tous les coins et recoins de Kinshasa la déglinguée, la publication des résultats de l’Examen d’État donne chaque année lieu à des scènes de liesse populaire. Dès l’annonce des résultats, la capitale s’anime: les diplômés, leurs proches et leurs amis se couvrent de poudre de talc, parfois mélangée à de la farine, symbole visible de la réussite. Visages, vêtements et cheveux blanchis témoignent alors instantanément du succès. Certains lauréats, drapés dans le drapeau national ou portant leur uniforme blanc et bleu déchiré par la joie, louent des taxis, empruntent des minibus ou montent à l’arrière de motos pour sillonner les grandes artères de la ville, du Boulevard du 30 Juin au Boulevard Lumumba, en klaxonnant et en chantant. Les bars, terrasses et espaces festifs font le plein, tandis que les familles organisent des réceptions à domicile pour honorer leurs enfants.
Par tradition, certains élèves déchirent leur chemise blanche d’écolier pour marquer la fin du cycle secondaire et leur entrée dans le monde universitaire ou adulte. Mais, ceux qui ont échoué s’adonnent parfois à des actes de vandalisme, notamment en cassant les vitres de leur ancienne école. Ils réclament le remboursement de leurs sous. Il est régulièrement rapporté que de l’argent est demandé aux élèves sous prétexte de corrompre des inspecteurs afin d’obtenir à l’avance les questions des examens. Stupeur et tremblements!
Selon mon ami qui sait tout, l’obtention du diplôme d’État reste une étape cruciale et hautement respectée. Malgré les difficultés économiques, les familles considèrent cette réussite comme un investissement majeur pour l’avenir.
Au-delà de la fête, plusieurs observateurs s’inquiètent du niveau intellectuel de certains lauréats. Ils baragouinent une langue qui ressemble étrangement au français. Leur maîtrise du français demeure fragile alors même qu’elle constitue un outil essentiel pour réussir à l’université. Leur jubilation est compréhensible, mais elle ne doit pas faire oublier les défis qui les attendent. L’accès à l’emploi reste difficile.
Les formations doivent s’adapter à l’évolution rapide des compétences. À titre d’exemple, le ministère de l’Éducation en Chine a ordonné la suppression ou la suspension de plus de 12.200 programmes universitaires, soit environ 30% des cursus de licence du pays, afin de répondre à un chômage élevé chez les jeunes et à l’émergence de l’intelligence artificielle, qui rend certaines compétences obsolètes. Stupeur et tremblements!
Mon ami qui est devenu fou se demande à quoi servent les constitutionalistes dans notre pays convoité par tous les Etats voisins, les USA et la Chine. Certains hurluberlus se vantent même d’être des constitutionalistes. Saperlipopette!
On dit chez nous que la maison construite avec la salive ne résiste pas à la rosée.
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