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Ghana : les mines chinoises sous pression des autorités
Au Ghana, premier producteur d’or d’Afrique, les autorités environnementales durcissent les contrôles sur les compagnies minières. Fin septembre 2026, deux entreprises chinoises, Cardinal Namdini et Earl International, ont été visées par des mesures administratives. Cette offensive intervient alors qu’Accra cherche à mieux protéger son environnement et à augmenter les revenus tirés de son or, malgré les pressions de Pékin.
Namdini : un déversement qui embarrasse Shandong Gold
Dans le nord-est du Ghana, Cardinal Namdini, contrôlée par le groupe chinois Shandong Gold, a reçu un préavis de fermeture de l’Autorité de protection de l’environnement (EPA).
Selon Michael Ayamga, responsable des opérations de l’EPA, une conduite transportant des résidus miniers s’est détachée, provoquant un déversement qui n’aurait pas été signalé dans les délais.
L’entreprise affirme avoir suspendu ses opérations de traitement, informé les autorités et réparé l’installation. L’ampleur des dégâts environnementaux reste inconnue.
Earl International : des irrégularités persistantes
Autre entreprise chinoise inquiétée, Earl International a reçu un ordre de fermeture en septembre pour des problèmes de conformité environnementale liés à ses activités minières.
La société affirme avoir régularisé sa situation et obtenu, le 28 septembre, l’autorisation de reprendre ses opérations. Ces explications n'effacent pas les interrogations sur le respect des règles par certains investisseurs chinois.
Pékin conteste les nouvelles redevances minières
Le bras de fer dépasse les questions environnementales. Depuis mars 2026, le Ghana applique des redevances sur l’or comprises entre 5 % et 12 %, selon les cours mondiaux.
La Chine, aux côtés d’autres puissances étrangères, a tenté de faire revoir cette réforme, jugée trop coûteuse pour les compagnies minières. Accra a néanmoins maintenu son nouveau dispositif.
Une fermeté qui doit s’appliquer à tous
L’EPA examine également la situation de la mine de Tarkwa, exploitée par le groupe sud-africain Gold Fields. Le contrôle ne concerne donc pas uniquement les entreprises chinoises.
Reste à savoir si le Ghana parviendra à imposer durablement ses règles aux investisseurs étrangers, notamment chinois, sans céder aux pressions économiques.
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Reuters, Maxwell Akalaare Adombila, « Ghana’s environmental authority targets Chinese-owned Cardinal and others in mining crackdown », 29 septembre 2026
- Reuters, « China, US pressure Ghana to halt gold royalty hike », 5 mars 2026
- Ghana News Agency, « A total of 107 foreign nationals arrested and deported over illegal mining activities », 4 avril 2025
- Ghana Extractive Industries Transparency Initiative, « GHEITI backs new sliding-scale mineral royalty », 17 mars 2026
Namdini : un déversement qui embarrasse Shandong Gold
Dans le nord-est du Ghana, Cardinal Namdini, contrôlée par le groupe chinois Shandong Gold, a reçu un préavis de fermeture de l’Autorité de protection de l’environnement (EPA).
Selon Michael Ayamga, responsable des opérations de l’EPA, une conduite transportant des résidus miniers s’est détachée, provoquant un déversement qui n’aurait pas été signalé dans les délais.
L’entreprise affirme avoir suspendu ses opérations de traitement, informé les autorités et réparé l’installation. L’ampleur des dégâts environnementaux reste inconnue.
Earl International : des irrégularités persistantes
Autre entreprise chinoise inquiétée, Earl International a reçu un ordre de fermeture en septembre pour des problèmes de conformité environnementale liés à ses activités minières.
La société affirme avoir régularisé sa situation et obtenu, le 28 septembre, l’autorisation de reprendre ses opérations. Ces explications n'effacent pas les interrogations sur le respect des règles par certains investisseurs chinois.
Pékin conteste les nouvelles redevances minières
Le bras de fer dépasse les questions environnementales. Depuis mars 2026, le Ghana applique des redevances sur l’or comprises entre 5 % et 12 %, selon les cours mondiaux.
La Chine, aux côtés d’autres puissances étrangères, a tenté de faire revoir cette réforme, jugée trop coûteuse pour les compagnies minières. Accra a néanmoins maintenu son nouveau dispositif.
Une fermeté qui doit s’appliquer à tous
L’EPA examine également la situation de la mine de Tarkwa, exploitée par le groupe sud-africain Gold Fields. Le contrôle ne concerne donc pas uniquement les entreprises chinoises.
Reste à savoir si le Ghana parviendra à imposer durablement ses règles aux investisseurs étrangers, notamment chinois, sans céder aux pressions économiques.
F. Kouadio
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Sources :
- Reuters, Maxwell Akalaare Adombila, « Ghana’s environmental authority targets Chinese-owned Cardinal and others in mining crackdown », 29 septembre 2026
- Reuters, « China, US pressure Ghana to halt gold royalty hike », 5 mars 2026
- Ghana News Agency, « A total of 107 foreign nationals arrested and deported over illegal mining activities », 4 avril 2025
- Ghana Extractive Industries Transparency Initiative, « GHEITI backs new sliding-scale mineral royalty », 17 mars 2026
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