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AES-CEDEAO : le dialogue reprend malgré les accusations des juntes
Réunis le 17 octobre 2026 à Dakar, les ministres de la CEDEAO et de l'Alliance des États du Sahel (AES) ont décidé de préparer un accord-cadre de coopération. Ce rapprochement intervient alors que les régimes militaires sahéliens accusent régulièrement la Côte d'Ivoire et le Bénin de déstabilisation, sans présenter de preuves publiquement vérifiables.
À Dakar, l'AES et la CEDEAO renouent le dialogue
Malgré le retrait des trois pays de l'AES de la CEDEAO, le 29 janvier 2025, la libre circulation et les échanges commerciaux restent des enjeux majeurs pour les populations.
Dans ce cadre, les délégations, conduites par le Sénégalais Cheikh Niang et le Burkinabè Karamoko Jean-Marie Traoré, ont convenu de créer des groupes de travail conjoints sur ce sujet. Aucun accord n'a encore été signé. La prochaine réunion reste à programmer.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des consultations de mai 2025 qui se sont déroulées à Bamako.
Bamako sollicite le renseignement ivoirien
Le 15 octobre, Vassiriki Traoré, responsable du renseignement ivoirien, s'est rendu à Bamako sur invitation de son homologue malien Modibo Koné.
Cette visite vise à relancer la coopération antiterroriste et à renforcer la sécurité du corridor Abidjan-Bamako, essentiel à l'approvisionnement malien.
Côte d'Ivoire et Bénin : les accusations persistent
En janvier 2026, Ouagadougou accusait la Côte d'Ivoire de financer une tentative de déstabilisation de son pays. Abidjan a rejeté ces accusations.
De même, au Niger, le général Abdourahamane Tiani a accusé, le 29 janvier, les dirigeants ivoirien et béninois d'avoir soutenu une attaque contre l'aéroport de Niamey, sans présenter de preuves publiques.
Ces accusations répétées, non établies de manière indépendante, pèsent sur les relations régionales. Pourtant, les autorités sahéliennes renouent aujourd'hui avec des voisins qu'elles présentent régulièrement comme des menaces.
À Dakar, les autorités de l'AES acceptent donc de négocier avec une organisation dont elles se sont retirées, tandis que Bamako renoue avec Abidjan. Une reprise du dialogue qui pose désormais la question de la poursuite des accusations contre leurs voisins.
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- CEDEAO et AES, « Communiqué conjoint de la première session de la réunion ministérielle », Dakar, 17 octobre 2026
- Agence de presse sénégalaise (APS), « Accord-cadre de coopération CEDEAO-AES », 17 octobre 2026
- Deutsche Welle, Mahamadou Kane, « Bamako et Abidjan à nouveau unis face au terrorisme », 16 octobre 2026
- Deutsche Welle, Sandrine Blanchard, « Burkina/Côte d'Ivoire : analyse des accusations de complot », 8 janvier 2026
- Reuters, « Niger military ruler accuses France, Benin, Ivory Coast of sponsoring airport attack », 29 janvier 2026
À Dakar, l'AES et la CEDEAO renouent le dialogue
Malgré le retrait des trois pays de l'AES de la CEDEAO, le 29 janvier 2025, la libre circulation et les échanges commerciaux restent des enjeux majeurs pour les populations.
Dans ce cadre, les délégations, conduites par le Sénégalais Cheikh Niang et le Burkinabè Karamoko Jean-Marie Traoré, ont convenu de créer des groupes de travail conjoints sur ce sujet. Aucun accord n'a encore été signé. La prochaine réunion reste à programmer.
Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des consultations de mai 2025 qui se sont déroulées à Bamako.
Bamako sollicite le renseignement ivoirien
Le 15 octobre, Vassiriki Traoré, responsable du renseignement ivoirien, s'est rendu à Bamako sur invitation de son homologue malien Modibo Koné.
Cette visite vise à relancer la coopération antiterroriste et à renforcer la sécurité du corridor Abidjan-Bamako, essentiel à l'approvisionnement malien.
Côte d'Ivoire et Bénin : les accusations persistent
En janvier 2026, Ouagadougou accusait la Côte d'Ivoire de financer une tentative de déstabilisation de son pays. Abidjan a rejeté ces accusations.
De même, au Niger, le général Abdourahamane Tiani a accusé, le 29 janvier, les dirigeants ivoirien et béninois d'avoir soutenu une attaque contre l'aéroport de Niamey, sans présenter de preuves publiques.
Ces accusations répétées, non établies de manière indépendante, pèsent sur les relations régionales. Pourtant, les autorités sahéliennes renouent aujourd'hui avec des voisins qu'elles présentent régulièrement comme des menaces.
À Dakar, les autorités de l'AES acceptent donc de négocier avec une organisation dont elles se sont retirées, tandis que Bamako renoue avec Abidjan. Une reprise du dialogue qui pose désormais la question de la poursuite des accusations contre leurs voisins.
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- CEDEAO et AES, « Communiqué conjoint de la première session de la réunion ministérielle », Dakar, 17 octobre 2026
- Agence de presse sénégalaise (APS), « Accord-cadre de coopération CEDEAO-AES », 17 octobre 2026
- Deutsche Welle, Mahamadou Kane, « Bamako et Abidjan à nouveau unis face au terrorisme », 16 octobre 2026
- Deutsche Welle, Sandrine Blanchard, « Burkina/Côte d'Ivoire : analyse des accusations de complot », 8 janvier 2026
- Reuters, « Niger military ruler accuses France, Benin, Ivory Coast of sponsoring airport attack », 29 janvier 2026
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