Niger, gardons le calme et la confiance…
Les pénuries d’essence et de gasoil actuellement constatées à Niamey et dans d’autres villes du Niger suscitent des préoccupations légitimes au sein de la population. Ces difficultés perturbent les déplacements, les activités économiques, le transport des marchandises et le quotidien de nombreux citoyens. Face à cette situation, il est essentiel de garder son sang-froid, de faire preuve de patience et d’éviter toute panique inutile.
Ces pénuries ne sont pas nécessairement durables. Leur résorption dépendra notamment du rétablissement des approvisionnements et de l’efficacité des mesures engagées par les autorités. Selon les données communiquées par le Gouvernement en octobre 2026, le déficit d’essence Super a atteint 196,62 millions de litres au cours des huit premiers mois de l’année, tandis que celui du gasoil s’élevait à 52,60 millions de litres. Ces chiffres montrent l’ampleur du défi à relever.
Pour y répondre, les autorités ont annoncé des mesures visant à sécuriser l’approvisionnement, à renforcer la production de la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) et à corriger les dysfonctionnements de la chaîne pétrolière.
Ces initiatives sont importantes, même si leur efficacité dépendra de leur mise en œuvre et des résultats obtenus sur le terrain. Nous pouvons espérer une amélioration progressive de la situation, sans avancer de date précise pour un retour à la normale.
Souvenons-nous que notre pays a déjà traversé des épreuves difficiles, notamment l’embargo de 2023 et les restrictions qui ont affecté notre économie en 2024.
Malgré les contraintes, les Nigériens ont fait preuve de courage, d’adaptation et de solidarité. Cette expérience nous rappelle que notre capacité collective à surmonter les difficultés constitue une force précieuse.
Aujourd’hui encore, nous devons faire preuve de cette même résilience. Évitons les achats excessifs, les spéculations et la propagation de rumeurs susceptibles d’aggraver la situation. Restons attentifs aux informations officielles et soutenons-nous mutuellement, particulièrement les personnes dont les activités et les revenus sont directement affectés par ces pénuries.
Le Niger nous appartient à tous. Au-delà des difficultés du moment, nous partageons une même patrie et un avenir commun à construire. Aimons notre pays, préservons notre unité et contribuons chacun, à notre niveau, à sa stabilité et à son développement.
Dans cet esprit, les citoyens qui le souhaitent peuvent continuer à soutenir les orientations des autorités de la Refondation, sous la conduite de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Chef de l’État et Président de la République, ainsi que du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Il est également essentiel que les mesures annoncées produisent des résultats concrets pour améliorer durablement l’approvisionnement en carburant et soulager les populations.
Les difficultés actuelles ne doivent pas nous faire perdre confiance en notre capacité collective à avancer. Le Niger dispose de ressources naturelles, de compétences humaines et d’atouts économiques importants. Leur valorisation, associée au travail, à la solidarité et à une gestion efficace des ressources, peut contribuer à améliorer les conditions de vie de nos concitoyens.
Gardons notre calme, restons unis et faisons preuve de résilience. Les pénuries actuelles constituent une difficulté à traiter avec sérieux et responsabilité, mais elles ne doivent pas nous faire oublier notre capacité à surmonter les épreuves.
Aimons le Niger et continuons à travailler pour un pays plus fort, plus autonome et plus prospère. Les jours meilleurs se construisent par la patience, le travail, la solidarité et l’engagement de tous.
Par Ousmane Jazy
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