Hommage à madame Inoussa Fatima Djiré, directrice sortante du CCOG (Centre Culturel Oumarou Ganda) de Niamey.
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Arrivée au ministère, plus précisément à la direction de la culture en 1989, elle a occupé les postes de ; chef de service des arts du spectacle et des établissements culturels, directrice adjointe du CCOG ,conservatrice adjointe du musée national, directrice régionale de la culture de la Communauté Urbaine de Niamey. Celle qui a été à la base de la création du Centre Artistique, Socioéducative et culturel (CASEC) de Talladjé, désormais Centre National d’Activités Socioéducative et Culturel (CNASEC) avant d’être nommée directrice du CCOG pour lequel elle s’est battue pour qu’il soit érigé en EPA (Etablissement Public à caractère Administratif), quitte ce sanctuaire de la culture à partir du 02 décembre 2011. Fofo magazine qui lui a déjà consacré les pages de sa rubrique “ patrimoine ” dans sa publication N° 17 de juillet 2011, est allé à la rencontre de cette femme pionnière de la promotion de l’art et de la culture Nigériens.





FOFO : Pouvez-vous nous présenter une carte postale du CCOG ?



Madame Inoussa F. D : Le CCOG a été créé en 1980 afin de doter la capitale d’une infrastructure culturelle digne d’accueillir la 5 è édition du Festival national de la jeunesse et au delà abriter les grands événements culturels internationaux. Le 23 février 2011 il a été érigé en établissement public à caractère administratif (EPA) sa mission principale est de servir de pôle de rayonnement de la culture.



 



FOFO : Vous avez effectué voici quelque temps une tournée à l’intérieur du pays. Quel en était l’objet ?



Madame Inoussa F. J :En effet du 25 septembre au 15 octobre 2011 nous étions à l’intérieur du pays pour une mission d’entretien avec les responsables des maisons de culture et les acteurs culturels locaux dans le but d’identifier les potentialités artistiques et culturelles de chaque localité et échanger sur les perspectives d’une collaboration en vue d’une large diffusion des œuvres et productions tant au CCOG que dans les Centres des jeunes de la Communauté Urbaine de Niamey et les Maisons de la Culture des régions. Disons que cette tournée a été effectuée grâce à l’appui de l’AECID (Agence Espagnole  pour la Coopération Internationale et le Développement).



 



FOFO : Parmi les réalisations que vous avez eu à faire durant votre séjour au CCOG, laquelle vous a le plus marqué ? Et pourquoi ?



Madame Inoussa F. D :L’Agenda culturel partagé avec les Centres des jeunes de Talladjé, Karadjé et Yantala à travers lequel nous avons fait découvrir au jeune public les richesses et la diversité culturelle de notre pays. J’ai surtout été fascinée par le plaisir que les enfants éprouvent à participer aux spectacles. Cette image forte de l’amour de ces jeunes pour notre culture, pour peu qu’ils la découvrent, m’a marquée.



 



FOFO : Aujourd’hui, vous quittez le CCOG. Parmi les objectifs que vous vous êtes fixés, lequel regrettez-vous de n’avoir pas pu réaliser ? 



Madame Inoussa F. D: Celui qui m’avait conduit à l ‘intérieur du pays. Celui d’établir un véritable lien d’échange et de collaboration entre toutes les maisons de culture qui va permettre de partager un projet de valorisation de notre patrimoine artistique et culturel. En un mot instaurer une synergie d’action dans laquelle le CCOG jouerait son rôle de véritable “ portail de la culture ”.



 



FOFO :Si vous aviez un conseil à donner à votre successeur, lequel lui donneriez-vous ?



Madame Inoussa F. D :En fait, mon successeur est un spécialiste du domaine. Mais j’aimerais qu’il sache que pour parvenir là où je suis arrêtée, je me suis inspirée des réalisations de certains anciens qui ont été mes prédécesseurs. Car on dit bien que c’est à partir de “ l’ancienne corde qu’il faut tisser la nouvelle ”. Alors je lui conseillerai d’oublier la “ politique de la table rase ”. C’est cet état d’esprit à vouloir tout détruire pour construire du nouveau qui freine le développement dans notre secteur.

FOFO : Pouvez-vous nous parler de votre coup de cœur pour le livre et la lecture ?



Madame Inoussa F. D :J’aimais la littérature engagée. Mais plus spécialement J’adore la littérature orale, les contes, les légendes et les épopées qui sont, pour moi, pleins d’enseignements. Le livre, qui sert de pont entre ces genres et moi a, dès lors, une place de choix dans mon cœur. Pour mon amour pour la lecture, il va de soi qu’il me vient directement de mon amour pour l’oralité. 
 



FOFO : Votre dernier mot ?



Madame Inoussa F. D :Tant bien que mal nous nous sommes employés à ramener le Centre Culturel sur les rails de sa vocation d’antan. Mon souhait est qu’il demeure ce pôle de rayonnement de notre culture. Le CCOG, pour reprendre ce dicton Zarma-Songhay“ ‘’Dubu mé kan dandi ga fun Gao, jingar cambu me fo si a wii’’ autrement dit  ‘’c’est le bûcher qui descend le fleuve Niger. Le contenu d’une bouilloire ne saurait l’éteindre. ”



Propos recueillis par Bello Marka



 



 






vendredi 30 décembre 2011








Article publié le vendredi 13 janvier 2012
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