Marie ADJI : Portrait d'une battante au service de la culture nigérienne
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- Bonjour Marie. Pouvez-vous nous retracer votre parcours ? Votre DESS en nouvelles technologies obtenu à Nancy est-il d'une grande contribution à vos activités actuelle ?

J’ai suivi des études scientifiques de biochimie jusqu’au DESS à Rouen avant de me reconvertir dans les NTIC à l’université de Nancy ou j’ai obtenu le DESS INFORMATION SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE, INTELLIGENCE ECONOMIQUE en 2001.

Ce diplôme m’a permis de concevoir le site internet du magazine FOFO au Niger ou à mon arrivée en 2002 le web n’était vraiment pas développé ici.

En 5 ans on voit un réel développement de ce nouveau média de communication au Niger, de plus en plus de sites web et surtout de plus en plus d’internautes. Il y’a 5 ans quasiment aucun nigérien habitant au Niger ne connaissait notre site qui était exclusivement consulté par la diaspora, aujourd’hui ils sont de plus en plus nombreux a venir nous visiter, a nous envoyer des commentaires. C’est très bien, c’est l’ère de la démocratisation de NTIC ici.

Grâce au net les artistes peuvent avoir accès a beaucoup d’information, envoyer leurs dossiers a des structures étrangères, se mettre en réseau, c’est ce que j’essaye de faire ici. Créer des dossiers de presses de qualité, créer des liens avec des associations culturelles étrangères, c’est grâce aux NTIC qu’on a pu réaliser notre atelier slam au Niger avec l’artiste français TSUNAMI que j’ai contacté via le web. Idem pour le festival Hip-Hop FIMA ou les artistes étrangers ont été approchés via le web.Ca a enfin été le cas au dernier festival Waga Hip-Hop ou nous avons pu envoyer le gagnant des clash party que l’on organise chaque fin de mois, Grintcho, concourir a la première battle d’Afrique de clash (et d’ailleurs il a remporté le trophée).

Les artistes nigériens commencent de plus en plus a comprendre la force de ce média, a comprendre qu’une présence sur le web c’est la façon la plus rapide de se faire connaître par le plus grand nombre.


- Vous avez également une solide formation de musicienne pianiste de jazz et avez très certainement fréquenté le CFPM (Centre de Formation et de Promotion Musicale. Ce centre, un projet du FED, a vocation de conservatoire de musique). Quels furent vos apports à ce centre ? A la musique nigérienne en particulier ?

A mon arrivée ici je passais souvent au CFPM, j’ai joué avec quelques artistes mais le manque de moyens du centre, la difficulté d’organiser des répétitions régulièrement m’a vite éloigné de ce centre. Aujourd’hui le CFPM connaît une petite redynamisation grâce a l’appui de la coopération culturelle française, mais tant que l’état ne s’impliquera pas dans le fonctionnement de ce centre en lui allouant un budget annuel conséquent les choses ne pourront pas évoluer.

Ma contribution à la musique nigérienne n’est pas musicale, elle est promotionnelle. Même si il m’arrive de donner quelques cours de musique, notamment au staff du studio FLOW de l’association ce n’est pas une mission de formation que je me suis fixée.

- Lorsqu'on effectue une recherche sur la musique et les artistes du Niger, on retrouve immanquablement les références de votre site internet www.FofoMag.com. Depuis combien de temps travaillez-vous à la promotion de cet aspect du Niger ? Comment se constitue votre équipe ? Quels sont vos moyens techniques et financiers ?

Le site web est né en 2003, avant FOFOMAG était un trimestriel papier que l’on distribuait gratuitement grâce au soutien de la coopération Suisse. A la fin de ce financement nous n’avions aucun moyen pour continuer la diffusion papier, on s’est exclusivement porté sur le net.

J’administre le site et je rédige la majorité des articles. Des artistes contribuent également à l’alimentation du site en écrivant des articles tels que Koye du Wass Wong ou Black Mailer. Des groupes nous envoient directement leurs dossiers de presse et leur actualité culturelle afin qu’on la diffuse.
Enfin Flow, le technicien du studio s’occupe de la collecte des cl
Article publié le lundi 17 mars 2008
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