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« Bonjour ! Comment ça va ? Et le voyage ? » C’est par ces mots que nous sommes accueillis par les habitants (en majorité Touareg, ou plutôt Tamashek, Touareg étant un mot arabe) de la région d’Agadez ; parfois c’est par un « bonne arrivée ! » de quelques gendarmes ; mais je les soupçonne d’être de la région de Niamey ! C’était mon 2ème voyage au Niger, et le premier pour Jacques. Voyage un peu dur avec 6 nuits sur 7 sous tente (10-12° le matin), 20 à 35°dans la journée, temps couvert pour la moitié du temps : brume sèche ou vent de sable. Voyage à deux, en 4x4 avec un guide et un cuisinier Touaregs, sur des pistes parfois difficiles (25km/h), longues et souvent dans un paysage minéral volcanique désolé (massif de l’Aïr au nord d’Agadez). Il n’a pas été possible d’approcher les dunes du Ténéré pour des problèmes d’insécurité. Le Niger est grand comme 2 fois la France avec une population de 11 millions d’habitants. C’est un des pays les plus pauvres du monde, il est en 214e position sur 225 pays ( chiffres 2001). L’économie nigérienne subit une situation difficile car elle est handicapée par l’enclavement du pays (le plus proche port, Cotonou se situe à 700 km de la frontière). L’économie repose essentiellement sur le secteur agricole très vulnérable face aux aléas climatiques (seuls 12% du territoire peuvent être cultivés).

Nous avons donc rencontré des populations vraiment déshéritées, mais toujours d’un grand accueil et d’une grande gentillesse, comme souvent en Afrique. Paradoxalement, les Nigériens n’envient pas le mode de vie occidental, la majorité en est peut-être trop éloignée et aime avant tout son pays, contrairement, aux autres pays d’Afrique de l’Ouest où l’on nous demande sans cesse notre adresse, espérant être invité !

La région d’Agadez et de l’Aïr vit des élevages pastoraux bovin, caprin et camélin transhumants et de cultures d’oasis irriguées. Car heureusement au bout de ces pistes difficiles, on découvre le miracle de l’eau, avec les belles oasis de Timia et Iférouane, et leurs maisons en banco, dans un bel écrin montagneux. L’arrivée à Timia, après le désert minéral est comme une arrivée au paradis ! Une haie de palmiers dattiers qui émergent des jardins serrés et touffus nous accueille.

Agadez signifie «rendre visite à », c’est donc avant tout un lieu de rencontres. Porte du désert, la ville est typique avec ses maisons en banco aux toits en terrasses, ses ruelles, ses palais, ses habitations à voûte haoussa, ses écoles coraniques et ses mosquées. Le minaret de la grande mosquée, hérissé de pieux de palmier goum, domine la ville.

Notre avant-dernière nuit s’est passée dans les dunes près d’Agadez. Le vent soufflait terriblement et il a fallu se battre pour installer la tente qui avait l’air d’une grosse crêpe soufflée ! On avait le nez sous la toile et le vent a claqué toute la nuit la toile de tente ! Dîner et petit-déjeuner ont dû être pris dans le véhicule !

J’en arrive à la raison principale de notre voyage : la fête du Bianou. Une fête typiquement agadézienne dont la clôture se déroule 1 mois après la Tabaski. Son origine reste nébuleuse, certains disent que c’est pour célébrer l’Hégire, le départ de Mahomet de La Mecque pour Médine, d’autres parlent de manifestations de joie liées à des pluies diluviennes…Le soir, tout le monde se rend pour la veillée de la nuit dans la palmeraie à 7 km d’Agadez. Nous avons campé à côté, tambours et mobylettes toute la nuit ! Ils en reviendront le lendemain, brandissant des palmes et parés de très beaux atours : le turban indigo est arrangé en forme de crête de coq, une large ceinture décorée ceint leurs reins sur un grand boubou noir. La ville en fête les attend sur la route et les accompagne tout le long du parcours et dans les rues. La fête se termine au palais du sultan. Les femmes Touareg ont mis leurs plus belles toilettes brodées de motifs rouges et jaunes sur dentelle blanche ou noire.

Le Niger est un pays que j’ai beaucoup apprécié (je
Article publié le lundi 17 janvier 2005
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