Entretien avec Mme Zara Boubacar DANRANI, Directrice de l’atelier de couture DONAZARA
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Propos recueillis par Marcus Issaka Lawson (Jeunesse Info N°45 du 1er Mars 2008)


Mme Zara Boubacar DANRANI : «il y a de plus en plus d’accessoires et d’artifices pour mettre la beauté naturelle de la femme nigérienne en valeur»«Si une femme n’a pas eu la chance d’aller à l’école, elle a plusieurs autres options dont la coiffure, la couture, la restauration....

DONAZARA fashion house, voici un nouveau atelier de couture qui propose robes de soirées, jupes, chemisiers hommes et femmes, en prêt-à-porter et sur-mesure. Sans souci de taille ni de silhouette particulière et dans un esprit de famille. N’hésitez plus papa, maman, bébé à y faire un tour pour vous faire plaisir à des prix très raisonnables. En attendant, nous allons passer un bon moment avec la créatrice de cette marque « nigérienne ». Une initiative qui mérite votre encouragement !.

Auriez-vous l’amabilité de vous présenter à nos lectrices ?

Oui avec plaisir (rires) ! Je m’appelle Zara Boubacar DANRANI, je suis la directrice de l’atelier de couture DONAZARA situé au quartier terminus, dernier étage avant l’hôtel sahel. L’atelier comporte une boutique de prêt-àporter de mes créations récemment rénovée.

Comment êtes-vous venue à la mode ?

A l’âge de 16ans j’étais très à la mode Européenne, pour une jeune fille black et de surcroît « nigérienne ». Car durant tout mon collège et lycée, je m’habillais « différemment » des élèves de ma génération, ce qui est d’ailleurs tout à fait normal. Parce que j’ai grandi dans une famille qui n’avait pas de gêne à mélanger les tenues traditionnelles à ceux de l’occident. Mais pas n’importe comment ! En plus, le domaine de la mode m’a toujours laissé perplexe. Bref, j’adore tout ce qui est beau à voir. Je crois que c’est cela qui m’as pris et au fil du temps devenu une véritable passion, car j’arrivais à faire des croquis moi-même et à dévoré les catalogues de mode que mes amies m’envoyé de l’Europe pour modifié et récrée des tenues à mon propre imagination. Je ne vous dirais jamais que je suis née avec une paire de ciseaux dans les mains, ou que c’est un rêve d’enfant (rires). Je suis assistante de direction de formation professionnelle, j’ai travaillé durant 3 ans à Latex Foam et 1an ½ à l’agence Foraco ; mais avant j’avais suivi durant 1 an des stages de 3 mois chacun au niveau du Centre Culturel Franco-Nigérien, à l’agence Air France, à la Manutention Africaine et au Cabinet COSEF avant de monter ma propre entreprise d’agence d’accueil et de communication en 2004. Et maintenant mon atelier de couture. Je suis une vrai « lionne », puisque je suis née un 3 Août ; donc une battante qui ne baisse pas facilement les bras. J’ai la bénédiction de mes parents et Dieu ne m’a jamais laissé tomber, je lui rends grâce de toutes les chances qu’ils m’offrent à portée de la main. C’est pour cela que j’ai nommé mon atelier « DONA Zara », dona pour la chance et en même temps pour dire « madame », car je suis en ce moment une femme très épanouie et amoureuse de mon futur mari. Malgré les mauvaises langues, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt !.

Que pensez vous des évolutions que subies le monde de la mode et de la beauté nigérienne ?

J’ai pu constaté en tant que femme, que la nigérienne prend de plus en plus soin de sa personne en essayant de se mettre plus en valeur « naturellement » en général, par rapport aux autres femmes africaines qui se dépigmentent où qui préfèrent mettre une tonne de maquillage sur leurs visages. Il faut dire que la SAHELIENNE est naturellement belle. Je leur conseillerais de le rester avec une petite touche évidement de maquillage léger tout en utilisant intelligemment les produits cosmétiques modernes. Depuis que je suis lancée dans ce domaine, je peux vous dire que je vois qu’il y a de plus en plus d’accessoires et d’artifices pour mettre la beauté naturelle de la femme nigérienne en valeur, avec nos propres produits artisanal et ethniques. Aujourd’hui on note un grand changement dans
Article publié le mercredi 5 mars 2008
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