Evaluation du processus de mise en œuvre et de la couverture du traitement de masse du programme national de lutte contre la bilharziose et les Géohelminthiases
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Contexte

Le programme national de lutte contre la bilharziose et les géohelminthiases (PNLBG) a démarré ses activités en mars 2004. Son objectif calqué sur celui de la résolution 59.9 WHA de l’OMS vise à réduire la morbidité due à la schistosomose et aux vers intestinaux chez les enfants d’âge scolaire et les commu-nautés à haut risque par la chimiothéra-pie régulière administrée à au moins 75% des enfants d’âge scolaire. A la fin de sa première année d’intervention, plus de 1600 000 personnes avaient été traitées dans la vallée du fleuve Niger, première zone d’intervention du programme.

L’objectif de la présente évaluation est de faire la situation des activités du PNLBG, de déterminer la couverture du traitement de masse, de mettre en place un baromè-tre de satisfaction et d’identifier les diffi-cultés rencontrées afin d’en améliorer la mise en œuvre.

Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude transversale descriptive, qualitative et de détermination de la couverture du traitement. Elle s’est dérou-lée du 5 au 22 juin 2005 dans la 1ère zone d’intervention du PNLBG. Il s’agit des régions de Dosso (districts de Gaya, Boboye, Dosso), de Tillabéri (districts de Téra, Say, Kollo, Tillabéri) et la Commu-nauté Urbaine de Niamey.

La population étudiée était constituée par les élèves, la population générale, les agents de l’éducation (enseignants, inspecteurs, directeurs régionaux), les agents de santé (infirmiers, médecins chefs de districts, directeurs régionaux de la santé), les distributeurs de médicaments et les autorités coutumières et administratives.

Un questionnaire spécifique a été admi-nistré à chaque catégorie socioprofession-nelle. Les questions ont concerné la connaissance du PNLBG, la bilharziose, les vers intestinaux et leurs médicaments, la satisfaction des personnes par rapport aux activités du programme et les aspects opé-rationnels de la distribution des médica-ments (formation, acheminement des produits, les effets secondaires et leur gestion etc.) et les suggestions en vue d’amé-liorer la mise en œuvre du programme.

L’enquête de couverture a été conduite en utilisant la technique d’assurance de la qualité des lots (LQAS). Nous avons con-sidéré comme « lot » les villages et les écoles cibles de la campagne de traitement de masse. L’objectif visé était de détermi-ner les sites ayant un taux de couverture du traitement de masse inférieur à 75 % parmi les écoles, et inférieur à 50 % parmi les communautés. Nous avons utilisé un plan (n=42, d=5) pour les écoles et un plan (n=35, d=5) à partir d’une table LQAS avec un seuil de signification de 5 % et une puissance de 80 %. Pour des raisons logistiques, nous avons étudié 30 lots par région pour chaque type de lot, soit un total de 90 lots pour les écoles et 90 lots pour les communautés.

Résultats

Enquête qualitative.

Au total, 5306 personnes ont été incluses dans cette étude. Les élèves et les membres de la communauté étaient majoritaires (52,9 % et 42,4 % respectivement). La connaissance des vers intestinaux et de la bilharziose était globalement bonne parmi les élèves (68,2 % pour les vers et 55,7 % pour la bilharziose) et la commu-nauté (77,6 % pour les vers et 69,4 % pour la bilharziose). La connaissance des médicaments était moyenne (50 %). Par contre, la connaissance du PNLBG était faible (10,7 % en communauté et 11,7 % chez les élèves).

Le baromètre de satisfaction a montré que toutes les catégories socioprofessionnel-les sont globalement satisfaites, à très satisfaites des activités du programme (Tableau I). Les proportions les plus élevées de personnes satisfaites ont été observées chez les distributeurs communautaires (78,6 %) et en communauté (59,4 %). La proportion la plus élevée de personnes pas du tout satisfaites (7,9 %) et passablement satisfaites (21 %) a été observée chez les agents de santé.

Les personnes traitées ont aimé essentiellement la facilité du traitement (28,2 %), le fait de traiter tout le monde (21,4 %
Article publié le mercredi 28 juin 2006
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