Golfe de Guinée : les ressources halieutiques sous pression chinoise
Au Ghana et dans le golfe de Guinée, des chalutiers liés à des intérêts chinois exploitent les ressources marines sous pavillon local. Selon une cartographie publiée en juin 2026 par l’ONG Oceana, la majorité des navires à propriété étrangère recensés au Ghana sont liés à la Chine. Cette présence inquiète les pêcheurs locaux, alors que le prix du poisson augmente en Côte d’Ivoire.
Ghana : 69 chalutiers liés à des intérêts chinois
Au Ghana, la loi restreint le contrôle étranger des chalutiers industriels. Pourtant, selon Oceana, 69 des 82 navires à propriété étrangère recensés dans le pays seraient contrôlés par des intérêts chinois.
Derrière les pavillons ghanéens, des entreprises chinoises peuvent ainsi conserver le contrôle économique des navires. Cette opacité complique les contrôles et favorise le contournement des restrictions nationales.
La pêche chinoise menace les ressources marines
Les pratiques de certaines flottes chinoises sont régulièrement dénoncées par les organisations environnementales. La pêche illégale, notamment dans les zones réservées aux pêcheurs locaux, accentue la pression sur les ressources et menace les revenus des communautés côtières.
Faute de transparence sur les véritables propriétaires, les autorités peinent à identifier les entreprises responsables et à faire appliquer les sanctions.
Côte d’Ivoire : des chalutiers interceptés
En janvier 2025, la Marine ivoirienne a intercepté des navires en infraction dans les eaux nationales. Plus de 2 000 cartons de produits marins ont été découverts à bord. Les équipages comprenaient notamment des ressortissants chinois, ivoiriens et ghanéens.
Les autorités ont également signalé des tentatives de dissimulation des immatriculations pour échapper aux contrôles.
Le prix du poisson pèse sur les ménages ivoiriens
En Côte d’Ivoire, la hausse du prix du poisson a provoqué la colère des commerçants. Le 22 octobre 2026, le gouvernement a obtenu une réduction de 2 500 FCFA sur les cartons de 20 kg de chinchard et de maquereau vendus par les importateurs.
Cette baisse reste limitée face aux difficultés d’approvisionnement et aux coûts du transport maritime. Aucun lien direct n’est toutefois établi entre la présence des chalutiers chinois et cette hausse des prix.
Des contrôles à renforcer dans le golfe de Guinée
Le 5 juin 2026, les autorités ivoiriennes ont annoncé le renforcement du suivi satellitaire des activités de pêche.
Mais tant que les véritables propriétaires des chalutiers resteront difficiles à identifier, les entreprises étrangères pourront échapper à une partie des contrôles. Face aux intérêts chinois, les États côtiers doivent encore démontrer leur capacité à protéger leurs ressources halieutiques.
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
- Oceana, Propriété étrangère des navires de pêche en Afrique, juin 2026
- KOACI, « Côte d’Ivoire : lutte contre la pêche illicite, la Marine nationale intercepte des navires en infraction », 30 janvier 2025
- Afriksoir, « Hausse du prix du poisson en Côte d’Ivoire : des gouttes d’eau face à l’explosion », octobre 2026
Ghana : 69 chalutiers liés à des intérêts chinois
Au Ghana, la loi restreint le contrôle étranger des chalutiers industriels. Pourtant, selon Oceana, 69 des 82 navires à propriété étrangère recensés dans le pays seraient contrôlés par des intérêts chinois.
Derrière les pavillons ghanéens, des entreprises chinoises peuvent ainsi conserver le contrôle économique des navires. Cette opacité complique les contrôles et favorise le contournement des restrictions nationales.
La pêche chinoise menace les ressources marines
Les pratiques de certaines flottes chinoises sont régulièrement dénoncées par les organisations environnementales. La pêche illégale, notamment dans les zones réservées aux pêcheurs locaux, accentue la pression sur les ressources et menace les revenus des communautés côtières.
Faute de transparence sur les véritables propriétaires, les autorités peinent à identifier les entreprises responsables et à faire appliquer les sanctions.
Côte d’Ivoire : des chalutiers interceptés
En janvier 2025, la Marine ivoirienne a intercepté des navires en infraction dans les eaux nationales. Plus de 2 000 cartons de produits marins ont été découverts à bord. Les équipages comprenaient notamment des ressortissants chinois, ivoiriens et ghanéens.
Les autorités ont également signalé des tentatives de dissimulation des immatriculations pour échapper aux contrôles.
Le prix du poisson pèse sur les ménages ivoiriens
En Côte d’Ivoire, la hausse du prix du poisson a provoqué la colère des commerçants. Le 22 octobre 2026, le gouvernement a obtenu une réduction de 2 500 FCFA sur les cartons de 20 kg de chinchard et de maquereau vendus par les importateurs.
Cette baisse reste limitée face aux difficultés d’approvisionnement et aux coûts du transport maritime. Aucun lien direct n’est toutefois établi entre la présence des chalutiers chinois et cette hausse des prix.
Des contrôles à renforcer dans le golfe de Guinée
Le 5 juin 2026, les autorités ivoiriennes ont annoncé le renforcement du suivi satellitaire des activités de pêche.
Mais tant que les véritables propriétaires des chalutiers resteront difficiles à identifier, les entreprises étrangères pourront échapper à une partie des contrôles. Face aux intérêts chinois, les États côtiers doivent encore démontrer leur capacité à protéger leurs ressources halieutiques.
F. Kouadio
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Sources :
- Oceana, Propriété étrangère des navires de pêche en Afrique, juin 2026
- KOACI, « Côte d’Ivoire : lutte contre la pêche illicite, la Marine nationale intercepte des navires en infraction », 30 janvier 2025
- Afriksoir, « Hausse du prix du poisson en Côte d’Ivoire : des gouttes d’eau face à l’explosion », octobre 2026
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