La Cour suprême autorise une base de données de l'administration Trump pour vérifier la nationalité des électeurs
Centrafrique : Wagner et Africa Corps se partagent le terrain
Tanzanie | ONU : la stratégie des « Trois Zéros » contre la mortalité maternelle
La Tunisie des oubliés s’exprime sur les réseaux sociaux
Maroc : El Mansouri, première femme cheffe du gouve rnement
La Cour suprême autorise une base de données de l'administration Trump pour vérifier la nationalité des électeurs
Centrafrique : Wagner et Africa Corps se partagent le terrain
Tanzanie | ONU : la stratégie des « Trois Zéros » contre la mortalité maternelle
La Tunisie des oubliés s’exprime sur les réseaux sociaux
Maroc : El Mansouri, première femme cheffe du gouve rnement
Sommet Russie-Afrique : Moscou peut-elle protéger s es invités africains ?
Les dirigeants africains invités au troisième Sommet Russie-Afrique sont attendus à Moscou les 28 et 29 octobre 2026. Ils se rendront dans une capitale désormais régulièrement visée par des drones ukrainiens. Les attaques perturbent les aéroports et posent une question embarrassante pour le Kremlin, qui présente la Russie comme un partenaire sécuritaire du continent.
Moscou sous la menace des drones
Le 22 juin, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a affirmé que 84 drones avaient été abattus à l’approche de la capitale en 24 heures. Des restrictions temporaires ont touché plusieurs aéroports.
L’attaque du 20 septembre a été beaucoup plus importante. Selon les autorités russes, plus de 1 600 drones ont été interceptés à travers plusieurs lignes de défense depuis la veille, dont 450 se dirigeant vers Moscou. Ces chiffres n’ont pas été vérifiés indépendamment.
Plusieurs appareils ont néanmoins atteint la raffinerie de Moscou. Trois personnes ont été tuées dans la région, selon les autorités locales.
Les conséquences ont aussi touché le trafic aérien. Plus de 400 vols ont été retardés, annulés ou déroutés dans les quatre principaux aéroports moscovites.
L’aviation civile sous surveillance
Le risque dépasse les seules attaques au sol. L’Agence européenne de la sécurité aérienne recommande aux compagnies relevant de son dispositif de ne pas opérer dans l’espace aérien russe situé à l’ouest du 60e méridien Est, dont celui de Moscou.
L’agence pointe notamment les drones, l’activation des défenses antiaériennes russes et le risque d’erreur d’identification d’un avion civil. Son avis reste valable jusqu’au 31 janvier 2027.
A cet égard, Air Tanzania a elle-même suspendu temporairement ses vols vers Moscou le 4 septembre, après une évaluation des risques, avant de reprendre ses liaisons le 7 septembre.
Le Japon, lui, maintient Moscou au niveau 3 de son échelle de risque et recommande d’éviter les voyages en Russie. Singapour conseille également de reporter tout déplacement non essentiel, citant notamment l’augmentation des frappes de drones contre Moscou et d’autres grandes villes.
Le partenaire sécuritaire face à ses propres vulnérabilités
Le paradoxe est difficile à ignorer. Moscou développe sa coopération militaire et sécuritaire avec plusieurs États africains, tandis que sa propre capitale reste menacée par les drones ukrainiens.
Si aucune information publique crédible n’indique, à ce stade, que le sommet ou ses participants seraient spécifiquement visés, le risque documenté concerne à la fois les perturbations aériennes et les conséquences possibles des frappes et de la défense antiaérienne. Les risques d’incidents ne sont pas à écarter.
À moins d’un mois du sommet, se rendre à Moscou expose donc les délégations africaines à un environnement sécuritaire dégradé, marqué par des attaques de drones répétées, des fermetures d’aéroports et des perturbations massives du trafic aérien. Les participants au sommet ne sont pas directement visés, mais les avertissements officiels de plusieurs pays et de l’Agence européenne de la sécurité aérienne montrent qu’un déplacement dans la capitale russe ne peut plus être considéré comme anodin. Pour les États africains invités, la question n’est plus seulement diplomatique : elle devient aussi celle du niveau de risque qu’ils sont prêts à faire assumer à leurs délégations.
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Moscou sous la menace des drones
Le 22 juin, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a affirmé que 84 drones avaient été abattus à l’approche de la capitale en 24 heures. Des restrictions temporaires ont touché plusieurs aéroports.
L’attaque du 20 septembre a été beaucoup plus importante. Selon les autorités russes, plus de 1 600 drones ont été interceptés à travers plusieurs lignes de défense depuis la veille, dont 450 se dirigeant vers Moscou. Ces chiffres n’ont pas été vérifiés indépendamment.
Plusieurs appareils ont néanmoins atteint la raffinerie de Moscou. Trois personnes ont été tuées dans la région, selon les autorités locales.
Les conséquences ont aussi touché le trafic aérien. Plus de 400 vols ont été retardés, annulés ou déroutés dans les quatre principaux aéroports moscovites.
L’aviation civile sous surveillance
Le risque dépasse les seules attaques au sol. L’Agence européenne de la sécurité aérienne recommande aux compagnies relevant de son dispositif de ne pas opérer dans l’espace aérien russe situé à l’ouest du 60e méridien Est, dont celui de Moscou.
L’agence pointe notamment les drones, l’activation des défenses antiaériennes russes et le risque d’erreur d’identification d’un avion civil. Son avis reste valable jusqu’au 31 janvier 2027.
A cet égard, Air Tanzania a elle-même suspendu temporairement ses vols vers Moscou le 4 septembre, après une évaluation des risques, avant de reprendre ses liaisons le 7 septembre.
Le Japon, lui, maintient Moscou au niveau 3 de son échelle de risque et recommande d’éviter les voyages en Russie. Singapour conseille également de reporter tout déplacement non essentiel, citant notamment l’augmentation des frappes de drones contre Moscou et d’autres grandes villes.
Le partenaire sécuritaire face à ses propres vulnérabilités
Le paradoxe est difficile à ignorer. Moscou développe sa coopération militaire et sécuritaire avec plusieurs États africains, tandis que sa propre capitale reste menacée par les drones ukrainiens.
Si aucune information publique crédible n’indique, à ce stade, que le sommet ou ses participants seraient spécifiquement visés, le risque documenté concerne à la fois les perturbations aériennes et les conséquences possibles des frappes et de la défense antiaérienne. Les risques d’incidents ne sont pas à écarter.
À moins d’un mois du sommet, se rendre à Moscou expose donc les délégations africaines à un environnement sécuritaire dégradé, marqué par des attaques de drones répétées, des fermetures d’aéroports et des perturbations massives du trafic aérien. Les participants au sommet ne sont pas directement visés, mais les avertissements officiels de plusieurs pays et de l’Agence européenne de la sécurité aérienne montrent qu’un déplacement dans la capitale russe ne peut plus être considéré comme anodin. Pour les États africains invités, la question n’est plus seulement diplomatique : elle devient aussi celle du niveau de risque qu’ils sont prêts à faire assumer à leurs délégations.
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
À lire aussi
AFRIQUE - accès rapides
Les articles les plus lus
Ong & Associations
Actualités par pays
Actualités par pays
AFRIQUE - accès rapides
Les articles les plus lus
Ong & Associations