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Actualites
Chine en Afrique : pêche illégale et uranium congo lais en question
De la pêche illégale au large des côtes ouest-africaines aux exportations dissimulées d'uranium congolais, deux dossiers révélés en 2026 dessinent une même méthode : l'opacité. Accusée de puiser dans les ressources du continent, la Chine oppose le silence ou le démenti, sans produire de preuves.
Pêche illégale : une flotte accusée de vider les eaux africaines La Chine possède la plus grande flotte de pêche hauturière au monde. Ses navires sont régulièrement accusés, au large de l'Afrique, de pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Pour l'Afrique de l'Ouest, où des millions de personnes vivent de la pêche artisanale, la facture atteindrait 9,4 milliards de dollars par an. En juin 2026, Pékin a refusé de signer la Déclaration de Mombasa, censée renforcer la transparence sur les licences, les propriétaires de navires et les captures. Plusieurs États africains, eux, l'ont ratifiée. L'Afrique du Sud a récemment intercepté quatre chalutiers chinois dans sa zone économique exclusive.
Uranium : les exportations cachées du Congo Un autre dossier illustre la même logique. Une enquête de Lighthouse Reports et du Financial Times, publiée le 30 juillet, accuse des entreprises minières chinoises d'avoir exporté, pendant plus de vingt ans, de l'uranium dissimulé dans le cobalt congolais. Entre 2000 et 2024, 2 000 à 5 000 tonnes auraient quitté le pays, qui envoie environ 95 % de son cobalt vers la Chine. La mine de Tenke Fungurume, propriété du groupe CMOC (groupe minier chinois), a dépassé les seuils légaux d'uranium entre 2016 et 2020. Ces exportations non déclarées pourraient, selon les chercheurs, fabriquer 600 à 1 500 armes nucléaires.
Un même refus : la transparence Face aux révélations, Pékin s'est contenté d'un communiqué de trois pages dénonçant des « rumeurs », sans avancer de preuve. Même posture en mer, avec le rejet de la Déclaration de Mombasa. D'un dossier à l'autre, un même fil : exploitation des ressources, opacité et souveraineté africaine mise à l'épreuve.
Combien de temps l'Afrique laissera-t-elle partir ses ressources sans qu'on lui rende de comptes ?
F. Kouadio
Cap'Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Pêche illégale : une flotte accusée de vider les eaux africaines La Chine possède la plus grande flotte de pêche hauturière au monde. Ses navires sont régulièrement accusés, au large de l'Afrique, de pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Pour l'Afrique de l'Ouest, où des millions de personnes vivent de la pêche artisanale, la facture atteindrait 9,4 milliards de dollars par an. En juin 2026, Pékin a refusé de signer la Déclaration de Mombasa, censée renforcer la transparence sur les licences, les propriétaires de navires et les captures. Plusieurs États africains, eux, l'ont ratifiée. L'Afrique du Sud a récemment intercepté quatre chalutiers chinois dans sa zone économique exclusive.
Uranium : les exportations cachées du Congo Un autre dossier illustre la même logique. Une enquête de Lighthouse Reports et du Financial Times, publiée le 30 juillet, accuse des entreprises minières chinoises d'avoir exporté, pendant plus de vingt ans, de l'uranium dissimulé dans le cobalt congolais. Entre 2000 et 2024, 2 000 à 5 000 tonnes auraient quitté le pays, qui envoie environ 95 % de son cobalt vers la Chine. La mine de Tenke Fungurume, propriété du groupe CMOC (groupe minier chinois), a dépassé les seuils légaux d'uranium entre 2016 et 2020. Ces exportations non déclarées pourraient, selon les chercheurs, fabriquer 600 à 1 500 armes nucléaires.
Un même refus : la transparence Face aux révélations, Pékin s'est contenté d'un communiqué de trois pages dénonçant des « rumeurs », sans avancer de preuve. Même posture en mer, avec le rejet de la Déclaration de Mombasa. D'un dossier à l'autre, un même fil : exploitation des ressources, opacité et souveraineté africaine mise à l'épreuve.
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