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André MANGA, Bassiste de renommée internationale, face à Cameroon-Info.Net

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 :Beaucoup d'artistes ont souffert de ce régime où nos parents pensaient que la musique était pour les vauriens..."

C'est en provenance du Cameroun pour Los Angeles (USA), que nous avons rencontré ce virtuose de la basse camerounaise lors de son escale à Paris. Après avoir été à 17 ans le Bassiste de l'orcheste national du Cameroun, chef d'orchestre du grand Manu Dibango, après avoir travaillé avec les plus grands aux ETATS-UNIS, il sort enfin un album. André Manga s'est confié à notre rédaction.

Cameroon-Info.Net : A sept ans, on vous construit votre premier instrument de musique. C'est le début de l'aventure?

André Manga : On peut le dire, mais il faut noter que c'est moi-même qui l'ai construit. Par intuition peut-être.

Cameroon-Info.Net : Si vos parents vous ont envoyé à l'internat, c'est parcequ'ils ne voulais pas que vous deveniez Musicien. Avez-vous forcé le destin?

André Manga : Beaucoup d'artistes ont souffert de ce régime où nos parents pensaient que la musique était pour les vauriens, un passe-temps indigne...Mais non, je crois que le destin s'est imposé tout seul.

Cameroon-Info.Net : Aprés le Cameroun, le Gabon, la France, les Etats-Unis, et au final " Mother Rythm ". Expliquez-nous le titre de ce premier album?

André Manga : C'est la somme des expériences que j'ai accumulées, la revendication d'une culture musicale la plus riche au monde par sa diversité de rythmes. Je rends hommage à l'Afrique en général, au Cameroun en particulier.

Cameroon-Info.Net : Et pourquoi avoir attendu onze ans?

André Manga : Parce que des fois, l'instinct seul ne suffit pas. Je voulais délivrer un album différent de son originalité, mais surtout être capable de récidiver. On peut dire que c'est le début d'une série dans cette catégorie. Il a donc fallu un certain temps pour apprendre.

Cameroon-Info.Net : C'est à peine qu'on ait eu l'echo de votre album ici en Europe. Pour avoir enregistré avec les plus grands, avec Denzel Washington pour la musique de son film: " Preacher's Wife ", Pensez-vous être victime d'une mauvaise promotion?

André Manga : C'est fort possible, mais il faut dire que les choses se font en temps utile. La maison de disque n'a pas fait ce qu'il fallait à ce niveau, mais je suis un musicien professionnele. C'est la raison pour laquelle je suis allé au Cameroun, et maintenanat en Europe ( Paris, Suisse, Madrid, Londres etc... ) pour répondre à des sollicitations d'amis musiciens et assurer cette promotion dans le même temps.

Cameroon-Info.Net : Vous nous avez un peu surpris avec cet album. Parce que en réalité, quand on parle d'André Manga, on voit le Bassiste.

André Manga : Je crois qu'il est temps que nous instrumentistes fassions des disques, fassions de la musique; cela fera en sorte que toute la musicalité Africaine soit exposée, non plus seulement ces chanteurs.

Cameroon-Info.Net : Quand on écoute votre album, on a l'impression que vous êtes en quête de reconnaissance, d'identité musicale, des grands Bassistes camerounais que vous êtes déjà...

André Manga : D'une part, c'est un album qui vient du coeur, et le fait même d'avoir cette impression est la preuve de ladite identité musicale. Et merci pour le compliment de " grand bassiste camerounais ". L'objectif pourtant reste d'être un grand musicien camerounais.

D'autre part, le foisonnement des rythmes et des mélodies dans " Mother Rythm" tient du fait de la grande diversité de la culture camerounaise et non de la quête d'une idntité musicale. Il ya tellement à explorer, tellement à exposer aux yeux du monde qu'un album seul ne suffit. J'ai néanmois essayé de composer sur les rythmes de chez nous en y apportant ma touche.

Cameroon-Info.Net : ... Alors qu'est que ce l'album apporte de nouveau?

André Manga : Bonne question...Il introduit justement cet aspect de ma personnalité, je pense que c'est un album qui expose non pas seulement le jeu de Basse, mais surtout le musicien. L'autre aspect non
Article publié le lundi 17 janvier 2005
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