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Burkina Faso
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Société
Privé de visa, Baba n’a pas pu se rendre en France
Selon un article de notre confrère français « Le Progrès », le refus des autorités françaises d’accorder un visa à un artiste burkinabè qui devait animer un stage en France indigne ceux qui l’ont invité.
Artiste, sculpteur et fondeur de bronze professionnel au Burkina Faso, Baba Savadogo devait animer un atelier de sculpture pour lequel une dizaine d’amateurs s’étaient inscrits. Seulement voilà : le visa, indispensable sésame sans lequel on ne peut franchir les frontières françaises, lui a été refusé…pour la première fois depuis 1993 ! Incompréhension de Pépito Espin, qui a dû assurer ledit stage sans son ami, et qui s’en ouvre au journal français Le Progrès : « Baba est un sage, un homme intègre. Il n’est jamais rentré au Burkina avec un jour de retard. L’an dernier, il avait un visa d’un an, il est resté trois mois, comme d’habitude.
Chaque fois, on s’y prend dès février pour le visa. On a tout fourni, les attestations d’accueil, les engagements des structures, la signature de la Direction régionale des affaires culturelles du Calvados. Chaque fois, il manque une pièce, il faut des semaines pour un rendez-vous à l’ambassade. La veille de son vol, le 3 juin, il a eu un refus écrit : il fallait 30 euros par jour sur son compte en banque et un RIB, c’était la nouveauté cette année. Lui, il avait l’argent dans la poche, pas à la banque… » Et puisqu’il fallait huit autres semaines pour ces démarches, l’artiste a dû faire une croix sur son voyage. Pourtant, de nombreux ateliers et animations en Normandie où il était également attendu reposaient sur sa présence.
Conclusion de Pépito Espin : « On est démunis face à ces procédures. On travaille pour le beau, le partage. Plein d’aventures humaines sont foutues. Et Baba fait vivre 25 personnes au Burkina quand il anime des stages et vend des œuvres en France. À ceux qui ont décidé ça, je demande pourquoi ce refus de visa ? Venez voir avec nous comme c’est passionnant ce que fait Baba ».
wendonde
Fasozine
Artiste, sculpteur et fondeur de bronze professionnel au Burkina Faso, Baba Savadogo devait animer un atelier de sculpture pour lequel une dizaine d’amateurs s’étaient inscrits. Seulement voilà : le visa, indispensable sésame sans lequel on ne peut franchir les frontières françaises, lui a été refusé…pour la première fois depuis 1993 ! Incompréhension de Pépito Espin, qui a dû assurer ledit stage sans son ami, et qui s’en ouvre au journal français Le Progrès : « Baba est un sage, un homme intègre. Il n’est jamais rentré au Burkina avec un jour de retard. L’an dernier, il avait un visa d’un an, il est resté trois mois, comme d’habitude.
Chaque fois, on s’y prend dès février pour le visa. On a tout fourni, les attestations d’accueil, les engagements des structures, la signature de la Direction régionale des affaires culturelles du Calvados. Chaque fois, il manque une pièce, il faut des semaines pour un rendez-vous à l’ambassade. La veille de son vol, le 3 juin, il a eu un refus écrit : il fallait 30 euros par jour sur son compte en banque et un RIB, c’était la nouveauté cette année. Lui, il avait l’argent dans la poche, pas à la banque… » Et puisqu’il fallait huit autres semaines pour ces démarches, l’artiste a dû faire une croix sur son voyage. Pourtant, de nombreux ateliers et animations en Normandie où il était également attendu reposaient sur sa présence.
Conclusion de Pépito Espin : « On est démunis face à ces procédures. On travaille pour le beau, le partage. Plein d’aventures humaines sont foutues. Et Baba fait vivre 25 personnes au Burkina quand il anime des stages et vend des œuvres en France. À ceux qui ont décidé ça, je demande pourquoi ce refus de visa ? Venez voir avec nous comme c’est passionnant ce que fait Baba ».
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