▶
Accueil Niger
▶
Actualites
▶
Généralités
▶
Brèves
▶
Interview
▶
Économie
▶
Arts-Culture
▶
Société
▶
Découvrir
▶
Faits divers
▶
Liens utiles
▶
Histoire
▶
Tourisme - loisirs
▶
People
▶
Musique
▶
Populations
▶
Sante
▶
Fete-Internet
▶
Jeux Francophonie
▶
Villes-Régions
▶
Webmaster
En bref : Accident, Forage, Registre national de la populattion…les informations de la semaine
Sonatrach et SONIDEP lancent la commercialisation conjointe du brut nigérien « Meleck » : quelles retombées pour le Niger ?
DÉPUTÉS CONFÉDÉRAUX DE L’AES ET COOPTATION AU CCR, BANA IBRAHIM RÉPOND À TOUT… SAUF À LA QUESTION
Hydrocarbures : le Premier ministre à Arlit pour le lancement des opérations du bloc pétrolier « Kafra 1 » par Sonatrach
Coopération bilatérale Niger-Algérie : Lancement des forages de puits exploratoire du bloc pétrolier Kafra Sud-Est 1 par les Premiers ministres des deux pays
▶
Accueil Niger
▶
Actualites
▶
Arts-Culture
▶
Brèves
▶
Découvrir
▶
Économie
▶
Faits divers
▶
Fete-Internet
▶
Généralités
▶
Histoire
▶
Interview
▶
Jeux Francophonie
▶
Liens utiles
▶
Musique
▶
People
▶
Populations
▶
Sante
▶
Société
▶
Tourisme - loisirs
▶
Villes-Régions
▶
Webmaster
En bref : Accident, Forage, Registre national de la populattion…les informations de la semaine
Sonatrach et SONIDEP lancent la commercialisation conjointe du brut nigérien « Meleck » : quelles retombées pour le Niger ?
DÉPUTÉS CONFÉDÉRAUX DE L’AES ET COOPTATION AU CCR, BANA IBRAHIM RÉPOND À TOUT… SAUF À LA QUESTION
Hydrocarbures : le Premier ministre à Arlit pour le lancement des opérations du bloc pétrolier « Kafra 1 » par Sonatrach
Coopération bilatérale Niger-Algérie : Lancement des forages de puits exploratoire du bloc pétrolier Kafra Sud-Est 1 par les Premiers ministres des deux pays
Niger
-
Arts-Culture
Place de la femme dans la société touarègue de la région de l’Aïr au Niger. Conférence Festival de la Rose des Sables
Je ne suis ni historienne, ni ethnologue, ni Touarègue … mais en tant que femme, je m’intéresse aux femmes de tous les pays.
Je n’ai pas la prétention de connaître parfaitement le Niger, ni la société touarègue. Mes affirmations ne sont que la résultante de mes lectures, et la littérature est abondante au sujet de la culture touarègue et de la place prépondérante de la femme dans cette société. Mes réflexions proviennent aussi de ma perception du quotidien et de discussions récentes avec des femmes touarègues.
Cependant, aucun livre et aucun mot ne peuvent parvenir à dire la vérité sur une société et sur ce que vivent des hommes.
Pour la Journée de la Femme, une journaliste québécoise citait l’OCDE qui a publié une sorte d’indice « d’égalité hommes-femmes » qui place le Niger en queue de peloton. « La pauvreté s’allie à des normes et traditions sociales profondément enracinées qui nuisent à l’émancipation des femmes et à leur perspective d’avenir ». Mais ce sondage parle probablement davantage des femmes des régions sud du Niger, telles que l’ethnie Haoussa où la polygamie est courante, les enfants très nombreux et les femmes harassées par les travaux agricoles.
Car la femme Touarègue aurait une place privilégiée par rapport aux femmes d’Afrique ou des régions méditerranéennes ou musulmanes.
Pour citer Hélène Claudot-Hawad :
« Dès le Moyen Age, on trouve dans les écrits arabes un portrait stéréotypé des « hommes voilés » qui arpentent le désert de l’Egypte à l’Atlantique. L’image de ces nomades, guerriers farouches, suscite fascination et effroi.
La stupéfaction des voyageurs arabes se transforme en indignation lorsqu’ils constatent, en plein 14è siècle, la place prépondérante accordée aux femmes et la transmission de l’héritage au fils de la sœur. »*
La femme a de tous temps tenu une place très importante dans l’histoire touarègue
L’apogée de l’histoire africaine des touaregs a été faite par des reines telles que Kahinna et Tin-Hinane, dont la tombe présumée a été datée du 5è siècle. Tin-Hinane a servi de modèle, sous le nom d’Antinéa, à l’héroïne du célèbre roman de Pierre Benoit « l’Atlantide ».
J’ai relevé cette citation d’un historien : « Les femmes ont un sentiment de liberté qu’on souhaite à toutes les femmes de la terre. Les seuls droits des femmes soulignent à quel point leur peuple est évolué. Je connais peu de femmes ayant des droits aussi étendus. »
Mais, j’ai lu aussi ceci : « A la suite de plusieurs séjours dans l’Aïr, j’ai pu constater que ces belles paroles sur le pouvoir des femmes ne reposaient que sur des images stéréotypées, du moins pour ce qui est de notre époque actuelle de grande mutation. »
Alors quelle est la réalité ? La femme touarègue aurait-elle, au fil du temps, perdu de son pouvoir ?
I - Spécificité historique de la femme touarègue.
En premier lieu, la femme est le « pilier », l’ « abri » et « le refuge ». Le terme tente ou maison (ehen) s’applique aussi à l’épouse. Fabriquer ou « faire la tente » signifie se marier.
Les femmes incarnent la stabilité, alors que les hommes sont destinés à « naviguer » entre les tentes. Elles sont assimilées à l’abri qui protège du monde dangereux de l’extérieur. Chez les Kel Aïr, on désigne l’ébawel pour signifier l’abri. Son contraire est le vide, la solitude ou essouf. L’ébawel signifie aussi une petite cavité, un trou où s’installe le petit bétail, c’est le creux où s’abrite le feu. C’est aussi la tente où est née la fondatrice de la lignée. Le rôle social de la femme est donc celui de la protectrice.
La charpente de la société est structurée autour d’elle.
Les femmes ont le droit à la propriété.
Elles ont les mêmes droits que les hommes : posséder des biens, en disposer librement, demander le divorce. Le jour du mariage, c’est le jeune homme qui se déplace pour rejoindre la tente conjugale.
Au mariage, l’épouse touarègue dispose d’une tente, de meubles et d’animaux de traite selon la capacité de ses parents. Elle rejoint s
Je n’ai pas la prétention de connaître parfaitement le Niger, ni la société touarègue. Mes affirmations ne sont que la résultante de mes lectures, et la littérature est abondante au sujet de la culture touarègue et de la place prépondérante de la femme dans cette société. Mes réflexions proviennent aussi de ma perception du quotidien et de discussions récentes avec des femmes touarègues.
Cependant, aucun livre et aucun mot ne peuvent parvenir à dire la vérité sur une société et sur ce que vivent des hommes.
Pour la Journée de la Femme, une journaliste québécoise citait l’OCDE qui a publié une sorte d’indice « d’égalité hommes-femmes » qui place le Niger en queue de peloton. « La pauvreté s’allie à des normes et traditions sociales profondément enracinées qui nuisent à l’émancipation des femmes et à leur perspective d’avenir ». Mais ce sondage parle probablement davantage des femmes des régions sud du Niger, telles que l’ethnie Haoussa où la polygamie est courante, les enfants très nombreux et les femmes harassées par les travaux agricoles.
Car la femme Touarègue aurait une place privilégiée par rapport aux femmes d’Afrique ou des régions méditerranéennes ou musulmanes.
Pour citer Hélène Claudot-Hawad :
« Dès le Moyen Age, on trouve dans les écrits arabes un portrait stéréotypé des « hommes voilés » qui arpentent le désert de l’Egypte à l’Atlantique. L’image de ces nomades, guerriers farouches, suscite fascination et effroi.
La stupéfaction des voyageurs arabes se transforme en indignation lorsqu’ils constatent, en plein 14è siècle, la place prépondérante accordée aux femmes et la transmission de l’héritage au fils de la sœur. »*
La femme a de tous temps tenu une place très importante dans l’histoire touarègue
L’apogée de l’histoire africaine des touaregs a été faite par des reines telles que Kahinna et Tin-Hinane, dont la tombe présumée a été datée du 5è siècle. Tin-Hinane a servi de modèle, sous le nom d’Antinéa, à l’héroïne du célèbre roman de Pierre Benoit « l’Atlantide ».
J’ai relevé cette citation d’un historien : « Les femmes ont un sentiment de liberté qu’on souhaite à toutes les femmes de la terre. Les seuls droits des femmes soulignent à quel point leur peuple est évolué. Je connais peu de femmes ayant des droits aussi étendus. »
Mais, j’ai lu aussi ceci : « A la suite de plusieurs séjours dans l’Aïr, j’ai pu constater que ces belles paroles sur le pouvoir des femmes ne reposaient que sur des images stéréotypées, du moins pour ce qui est de notre époque actuelle de grande mutation. »
Alors quelle est la réalité ? La femme touarègue aurait-elle, au fil du temps, perdu de son pouvoir ?
I - Spécificité historique de la femme touarègue.
En premier lieu, la femme est le « pilier », l’ « abri » et « le refuge ». Le terme tente ou maison (ehen) s’applique aussi à l’épouse. Fabriquer ou « faire la tente » signifie se marier.
Les femmes incarnent la stabilité, alors que les hommes sont destinés à « naviguer » entre les tentes. Elles sont assimilées à l’abri qui protège du monde dangereux de l’extérieur. Chez les Kel Aïr, on désigne l’ébawel pour signifier l’abri. Son contraire est le vide, la solitude ou essouf. L’ébawel signifie aussi une petite cavité, un trou où s’installe le petit bétail, c’est le creux où s’abrite le feu. C’est aussi la tente où est née la fondatrice de la lignée. Le rôle social de la femme est donc celui de la protectrice.
La charpente de la société est structurée autour d’elle.
Les femmes ont le droit à la propriété.
Elles ont les mêmes droits que les hommes : posséder des biens, en disposer librement, demander le divorce. Le jour du mariage, c’est le jeune homme qui se déplace pour rejoindre la tente conjugale.
Au mariage, l’épouse touarègue dispose d’une tente, de meubles et d’animaux de traite selon la capacité de ses parents. Elle rejoint s
NIGER - accès rapides
Les articles les plus lus
Ong & Associations
Actualités par pays
Actualités par pays
NIGER - accès rapides
Les articles les plus lus
Ong & Associations
WS-MYSITE
✨ Présence web
Créez votre site clé en main
Démarrer →