Le Niger éligible à l’initiative multilatérale d’allégement de la dette
L’IADM résulte de la proposition d’annuler 40 milliards de dollars de dettes dues aux institutions multilatérales lors du sommet du G8 à Glenn Eagles, en Ecosse, en Juillet 2005. Les pays industrialisés du Groupe des huit (G-8) ont officiellement donné suite à une demande formulée depuis longtemps par les pays pauvres. Cette décision porte sur la dette que doivent 18 pays — dont 14 pays d’Afrique1 — à la Banque mondiale, au Fonds monétaire international (FMI) et à des banques régionales de développement comme la Banque africaine de développement Le 28 mars 2006, le Conseil d’administration de l’IDA a donné son accord à une participation de l’IDA à l’IADM sous forme d’un allégement de la dette d’un montant de 37 milliards de dollars EU pour les pays PPTE ayant atteint le point d’achèvement. Conformément aux directives des bailleurs de fonds, cet allègement de la dette consenti par la Banque mondiale devrait commencer à prendre cours à partir du 1er juillet 2006, le début de son exercice fiscal.
Qu’est ce que l’IADM ?
L’IADM permet une annulation irrévocable et immédiate du stock de la dette. L’annulation de la dette au titre de l’IADM s’ajoute à l’allégement consenti au titre de l’Initiative PPTE. L’objectif de cette initiative est de mettre de nouvelles ressources à la disposition des pays pauvres très endettés (PPTE) pour les aider à réaliser leurs Objectifs de développement pour le millénaire (ODM), tout en protégeant la capacité de financement des institutions financières internationales. L’IADM coûtera environ 50 milliards de dollars EU à l’IDA, au FMI et au FAD. Le coût total pour l’IDA est d’environ 37 milliards de dollars EU sur 40 ans, ce qui correspond au quart de ses ressources totales.
Les bailleurs de fonds de l’IDA ont prévu un montage financier fondé sur une augmentation de leurs contributions avec le temps, de façon à compenser chaque dollar « payé » par l’IDA pour alléger la dette. Cette dotation supplémentaire permet de préserver l’intégrité financière de l’institution et d’assurer ainsi la disponibilité de ressources pour appuyer les efforts de développement des pays pauvres. Les contributions des bailleurs de fonds sous forme d’engagements financiers écrits sont attendues pour juillet 2006 ; leurs paiements s’étaleront sur 40 ans, de façon à compenser les montants provenant du remboursement des crédits IDA et cédés par cette dernière au titre de l’IADM. Les ressources supplémentaires fournies par les donateurs pour financier l’IADM seront affectées aux seuls pays IDA, selon le système d’allocation des ressources IDA basé sur la performance.
Le Niger est admissible
Le Niger est admissible à l’initiative IADM, à l’instar de 16 autres pays (dont 12 africains) qui ont atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE et sont automatiquement admissibles. La Mauritanie a vu son admission retardée, pour cause de gestion déficiente des finances publiques. Le Cameroun qui a atteint le point d’achèvement fin avril 2006 est aussi éligible à l’initiative. Il n’y a pas de nouvelles conditionnalités, mais les 18 pays PPTE qui avaient déjà atteint le point d’achèvement ont fait l’objet d’une évaluation unique visant à déterminer si la performance de leur économie s’était détériorée depuis qu’ils avaient atteint le point d’achèvement. Le montant de l’allègement de dette au titre de l’IADM viendra en déduction des allocations pays de l’IDA. Ceci va se traduire par une baisse des nouveaux financements d’un montant égal à l’allègement de la dette au titre de l’IADM. Ce mécanisme vise à contrer les dangers moraux et les préoccupations en matière d’équité que génère habituellement une annulation de la dette.
Les implications financières pour le Niger de l’initiative sont résumées dans le tableau ci-dessus :
Qu’est ce que l’IADM ?
L’IADM permet une annulation irrévocable et immédiate du stock de la dette. L’annulation de la dette au titre de l’IADM s’ajoute à l’allégement consenti au titre de l’Initiative PPTE. L’objectif de cette initiative est de mettre de nouvelles ressources à la disposition des pays pauvres très endettés (PPTE) pour les aider à réaliser leurs Objectifs de développement pour le millénaire (ODM), tout en protégeant la capacité de financement des institutions financières internationales. L’IADM coûtera environ 50 milliards de dollars EU à l’IDA, au FMI et au FAD. Le coût total pour l’IDA est d’environ 37 milliards de dollars EU sur 40 ans, ce qui correspond au quart de ses ressources totales.
Les bailleurs de fonds de l’IDA ont prévu un montage financier fondé sur une augmentation de leurs contributions avec le temps, de façon à compenser chaque dollar « payé » par l’IDA pour alléger la dette. Cette dotation supplémentaire permet de préserver l’intégrité financière de l’institution et d’assurer ainsi la disponibilité de ressources pour appuyer les efforts de développement des pays pauvres. Les contributions des bailleurs de fonds sous forme d’engagements financiers écrits sont attendues pour juillet 2006 ; leurs paiements s’étaleront sur 40 ans, de façon à compenser les montants provenant du remboursement des crédits IDA et cédés par cette dernière au titre de l’IADM. Les ressources supplémentaires fournies par les donateurs pour financier l’IADM seront affectées aux seuls pays IDA, selon le système d’allocation des ressources IDA basé sur la performance.
Le Niger est admissible
Le Niger est admissible à l’initiative IADM, à l’instar de 16 autres pays (dont 12 africains) qui ont atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE et sont automatiquement admissibles. La Mauritanie a vu son admission retardée, pour cause de gestion déficiente des finances publiques. Le Cameroun qui a atteint le point d’achèvement fin avril 2006 est aussi éligible à l’initiative. Il n’y a pas de nouvelles conditionnalités, mais les 18 pays PPTE qui avaient déjà atteint le point d’achèvement ont fait l’objet d’une évaluation unique visant à déterminer si la performance de leur économie s’était détériorée depuis qu’ils avaient atteint le point d’achèvement. Le montant de l’allègement de dette au titre de l’IADM viendra en déduction des allocations pays de l’IDA. Ceci va se traduire par une baisse des nouveaux financements d’un montant égal à l’allègement de la dette au titre de l’IADM. Ce mécanisme vise à contrer les dangers moraux et les préoccupations en matière d’équité que génère habituellement une annulation de la dette.
Les implications financières pour le Niger de l’initiative sont résumées dans le tableau ci-dessus :