SIAO 2026 : Entre satisfaction des visiteurs et difficultés commerciales des exposants
Après plusieurs jours d’activités, la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a refermé ses portes ce samedi 7 novembre 2026. À l’heure du bilan, les appréciations sont partagées entre visiteurs et exposants. Si les premiers saluent globalement l’organisation et la diversité des produits proposés, les seconds évoquent des difficultés commerciales et quelques insuffisances dans les conditions d’exposition.
Dans les différents pavillons du site du SIAO, les visiteurs ont pu découvrir une diversité de produits issus du savoir-faire artisanal africain. Objets de décoration, bijoux, articles en cuir, vêtements et produits locaux ont notamment constitué l’essentiel des découvertes. Pour plusieurs visiteurs, cette édition a été une expérience satisfaisante. C’est le cas d’Inès Ouédraogo, qui participait pour la première fois au rendez-vous avec ses enfants.
Elle apprécie particulièrement l’organisation générale et le dispositif sécuritaire. L’accès gratuit au site par les enfants de moins de 10 ans est l’innovation qui a retenu son attention. « Je trouve que l’organisation est assez bien ; et l’innovation majeure, c’est que les enfants de moins de 10 ans ne payent pas de ticket. J’étais bien contente. Les enfants aussi étaient contents de savoir qu’ils ne payaient pas pour entrer. Au niveau de la sécurité, je trouve que c’est assez bien organisé. On a accès facilement aux différents pavillons pour les visites. Donc, de mon côté, le bilan est positif », a-t-elle confié.
Venue profiter des derniers moments du SIAO 2026, Axelle Ouédraogo retient notamment la diversité des productions exposées et les possibilités de rencontres professionnelles. « On a pu flâner et puis on a eu des contacts pour contacter certaines personnes pour les prochaines fois. Pour moi, c’était une très belle expérience et surtout on a constaté une innovation du côté des exposants du Burkina », a-t-elle expliqué.
Des contacts noués
Plusieurs artisans rencontrés font état d’un marché difficile, lors des premiers jours du salon, mais qui s’est amélioré par la suite. Comme Issif Sawadogo, exposant venu de la Côte d’Ivoire et participant pour la quatrième fois au SIAO, qui estime que les affaires n’ont pas été faciles au début. Il constate néanmoins une amélioration des ventes au cours des derniers jours de la manifestation. Cependant, Issif Sawadogo affirme avoir noué de nouveaux partenariats, dont les effets pourraient se concrétiser après le salon. Pour lui, le SIAO ne doit pas uniquement être évalué à l’aune des ventes réalisées sur place, mais également en tenant compte des relations professionnelles nouées. « J’ai eu de nouveaux partenariats et après le SIAO, je pense qu’on va travailler ensemble. L’avantage, ce n’est pas seulement de venir vendre et repartir avec de l’argent. Il y a aussi des partenariats », a-t-il souligné.
Salanon Thibo dit Dah Houwa est un exposant venu du Bénin. Spécialisé dans les produits biologiques, il partage ce constat. Selon lui, les clients étaient peu nombreux au début du salon, mais la situation s’est progressivement améliorée. Il invite les organisateurs à renforcer la communication autour de l’événement afin de toucher un public plus large. Il félicite l’organisation générale et le dispositif sécuritaire. « Tout est bien organisé sur le site. Il y a la sécurité partout. C’est nice », apprécie-t-il, le pouce levé.
Venu du Sénégal, Baye Fall, quant à lui, affirme avoir noué quelques contacts. « Le marché est là. Les clients viennent, ils prennent un peu. Mais j’ai eu quelques contacts pour des partenariats », a-t-il conclu.
Muriel Dominique Ouédraogo Lefaso.net
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