Orpaillage à Siguiri : Conakry défend son opération sur l’orpaillage
Le 5 novembre 2026, à Conakry, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a défendu les opérations contre l’orpaillage clandestin dans la région de Siguiri. Cette offensive, qui vise notamment des ressortissants chinois et ouest-africains, entend mettre fin à une exploitation illégale de l’or accusée de dégrader les terres agricoles, de polluer les cours d’eau et de menacer l’environnement.
Conakry refuse de céder sur l’orpaillage
Devant les ambassadeurs, Morissanda Kouyaté a dénoncé les dégâts environnementaux causés par l’exploitation illégale de l’or. Il accuse certains orpailleurs de détruire les terres et les cours d’eau, tout en profitant de l’hospitalité guinéenne.
Le ministre a également mis en garde les diplomates contre les fake news et leur demande de privilégier leurs propres observations.
Des centaines d’étrangers interpellés
Selon Morissanda Kouyaté, une précédente opération (début 2026) avait conduit à l’interpellation de 249 Chinois, 409 Burkinabè ainsi que des maliens en situation irrégulière. Aucun bilan consolidé indépendant n'a été établi pour l’instant.
Le ministre affirme que plusieurs ressortissants avaient été remis à leurs représentations diplomatiques avant de nouvelles arrivées sur les sites miniers.
Le Burkina Faso organise les rapatriements
La suspension de l’orpaillage artisanal était effective à Siguiri le 4 novembre, selon l’Agence guinéenne de presse.
À Bamako, le Burkina Faso organise le retour de ses ressortissants expulsés. Une centaine de bus ont été mobilisés. Toutefois, son ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, dénonce l’absence de concertation préalable avec Conakry.
Plus de 500 responsables sanctionnés
Le 3 novembre, Mamadi Doumbouya a radié 22 administrateurs, dont le préfet de Siguiri. Le ministère de l’Administration du territoire a aussi limogé 479 chefs de district et de quartier, accusés d’avoir facilité l’exploitation clandestine.
Ces sanctions soulèvent une question : comment ces réseaux ont-ils pu prospérer aussi longtemps sous le regard de l’administration ?
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Sources :
-Guinee360, 5 novembre 2026 : Orpaillage clandestin à Siguiri : Conakry défie Bamako et Ouagadougou et assume sa fermeté
-Gouvernement du Mali, 5 novembre 2026 : Concertation ministérielle sur la prise en charge des ressortissants burkinabè refoulés de Guinée
-Guinee360, 4 novembre 2026 : Le préfet de Siguiri et 21 autres administrateurs territoriaux radiés
-Guinee360, 4 novembre 2026 : 479 présidents de districts et de quartiers limogés
Conakry refuse de céder sur l’orpaillage
Devant les ambassadeurs, Morissanda Kouyaté a dénoncé les dégâts environnementaux causés par l’exploitation illégale de l’or. Il accuse certains orpailleurs de détruire les terres et les cours d’eau, tout en profitant de l’hospitalité guinéenne.
Le ministre a également mis en garde les diplomates contre les fake news et leur demande de privilégier leurs propres observations.
Des centaines d’étrangers interpellés
Selon Morissanda Kouyaté, une précédente opération (début 2026) avait conduit à l’interpellation de 249 Chinois, 409 Burkinabè ainsi que des maliens en situation irrégulière. Aucun bilan consolidé indépendant n'a été établi pour l’instant.
Le ministre affirme que plusieurs ressortissants avaient été remis à leurs représentations diplomatiques avant de nouvelles arrivées sur les sites miniers.
Le Burkina Faso organise les rapatriements
La suspension de l’orpaillage artisanal était effective à Siguiri le 4 novembre, selon l’Agence guinéenne de presse.
À Bamako, le Burkina Faso organise le retour de ses ressortissants expulsés. Une centaine de bus ont été mobilisés. Toutefois, son ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, dénonce l’absence de concertation préalable avec Conakry.
Plus de 500 responsables sanctionnés
Le 3 novembre, Mamadi Doumbouya a radié 22 administrateurs, dont le préfet de Siguiri. Le ministère de l’Administration du territoire a aussi limogé 479 chefs de district et de quartier, accusés d’avoir facilité l’exploitation clandestine.
Ces sanctions soulèvent une question : comment ces réseaux ont-ils pu prospérer aussi longtemps sous le regard de l’administration ?
F. Kouadio
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Sources :
-Guinee360, 5 novembre 2026 : Orpaillage clandestin à Siguiri : Conakry défie Bamako et Ouagadougou et assume sa fermeté
-Gouvernement du Mali, 5 novembre 2026 : Concertation ministérielle sur la prise en charge des ressortissants burkinabè refoulés de Guinée
-Guinee360, 4 novembre 2026 : Le préfet de Siguiri et 21 autres administrateurs territoriaux radiés
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