TIANI - DÉBY : NE FAISONS PAS LE JEU DES TERRORISTES ET DES PRÉDATEURS DU SAHEL !
(Editorial de Soumana Idrissa Maïga, Quotidien L’Enquêteur du Mercredi 28 Octobre 2026)
Voir Niamey et N’Djaména s’écharper par communiqués interposés est un spectacle aussi douloureux que dangereux pour la survie du Sahel. D’un côté, le Niger dénonce des bases de subversion au Lac et au Kanem visant son intégrité et son pétrole ; de l’autre, le Tchad rejette catégoriquement toute implication dans la frappe de drone d’Émiloulou et ressort le dossier de rebelles et d’un déserteur armé. Le ton est martial, les FDS nigériennes sont en alerte maximale et l’ambassadeur tchadien est convoqué.
Mais posons-nous une seule question, froide et implacable : à qui profite réellement un divorce entre les deux verrous militaires du Sahel central ?
Certainement pas aux peuples nigérien et tchadien. Les seuls qui sabrent le champagne aujourd’hui dans l’ombre des îles du Lac Tchad et des dunes du Nord, ce sont les hordes terroristes de Boko Haram, de l’ISWAP et les prédateurs géopolitiques qui rêvent de voir les armées africaines s’entredéchirer. Depuis une décennie, le sang des soldats tchadiens et nigériens a coulé dans les mêmes tranchées pour défendre les mêmes frontières.
Transformer ces frères d’armes en adversaires est une hérésie stratégique.
La géographie est têtue : on peut changer de partenaires diplomatiques, mais on ne change jamais de voisin. Le Niger a le droit sacré d’exiger que la frontière tchadienne ne serve jamais de cheval de Troie aux nostalgiques de la Françafrique.
Le Tchad a le droit tout aussi légitime d’exiger que son territoire soit protégé contre toute rébellion arrière et que les preuves concernant Agadez soient posées sur la table.
Or, la clé de la sortie de crise figure déjà noir sur blanc dans les deux communiqués : Niamey invoque « les liens séculaires de fraternité » et N’Djaména se dit « ouvert à un échange direct sur des faits établis ».
Qu’attend-on ?
Que les chefs du renseignement et de la diplomatie des deux pays se réunissent rapidement à huis clos, dossiers techniques et preuves radars en main ! Entre frères siamois liés par l’histoire et le désert, on lave le linge sale en famille, pas devant ceux qui souhaitent notre perte commune.
Voir Niamey et N’Djaména s’écharper par communiqués interposés est un spectacle aussi douloureux que dangereux pour la survie du Sahel. D’un côté, le Niger dénonce des bases de subversion au Lac et au Kanem visant son intégrité et son pétrole ; de l’autre, le Tchad rejette catégoriquement toute implication dans la frappe de drone d’Émiloulou et ressort le dossier de rebelles et d’un déserteur armé. Le ton est martial, les FDS nigériennes sont en alerte maximale et l’ambassadeur tchadien est convoqué.
Mais posons-nous une seule question, froide et implacable : à qui profite réellement un divorce entre les deux verrous militaires du Sahel central ?
Certainement pas aux peuples nigérien et tchadien. Les seuls qui sabrent le champagne aujourd’hui dans l’ombre des îles du Lac Tchad et des dunes du Nord, ce sont les hordes terroristes de Boko Haram, de l’ISWAP et les prédateurs géopolitiques qui rêvent de voir les armées africaines s’entredéchirer. Depuis une décennie, le sang des soldats tchadiens et nigériens a coulé dans les mêmes tranchées pour défendre les mêmes frontières.
Transformer ces frères d’armes en adversaires est une hérésie stratégique.
La géographie est têtue : on peut changer de partenaires diplomatiques, mais on ne change jamais de voisin. Le Niger a le droit sacré d’exiger que la frontière tchadienne ne serve jamais de cheval de Troie aux nostalgiques de la Françafrique.
Le Tchad a le droit tout aussi légitime d’exiger que son territoire soit protégé contre toute rébellion arrière et que les preuves concernant Agadez soient posées sur la table.
Or, la clé de la sortie de crise figure déjà noir sur blanc dans les deux communiqués : Niamey invoque « les liens séculaires de fraternité » et N’Djaména se dit « ouvert à un échange direct sur des faits établis ».
Qu’attend-on ?
Que les chefs du renseignement et de la diplomatie des deux pays se réunissent rapidement à huis clos, dossiers techniques et preuves radars en main ! Entre frères siamois liés par l’histoire et le désert, on lave le linge sale en famille, pas devant ceux qui souhaitent notre perte commune.
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