Écoles délabrées, manque criant de tables-bancs… Les maux du système éducatif à Thiéwa (Beyla)
« J’ai visité une école à Djibatchemodou. Je suis allé trouver 27 élèves en deuxième année, alors qu’il n’y avait que sept tables-bancs. Il y a des enfants qui sont assis à quatre par table-banc. C’est difficile. En première année, j’y suis allé et j’étais content, parce qu’ils sont aussi 27, mais il y a plus de filles que de garçons. Là, j’étais satisfait. Mais encore, il n’y avait que six tables-bancs là-bas », a déploré Sékou I Touré, le maire de Thiéwa.
La sous-préfecture de Thiéwa, dans la région administrative de Beyla, est confrontée à d’importantes difficultés dans le secteur de l’éducation. Bâtiments dégradés, toitures endommagées et insuffisance de tables-bancs : les conditions d’apprentissage des élèves préoccupent les autorités communales. Face à cette situation, Sékou I Touré, maire de la commune, lance un appel à l’aide pour améliorer les conditions de scolarisation des enfants, a constaté Guineematin.com à travers son envoyé spécial.
La commune de Thiéwa compte 4 112 habitants, répartis entre cinq districts et quinze secteurs. Dans cette localité de la région administrative de Beyla, les infrastructures scolaires font face à de nombreuses difficultés.
Selon le maire, la plupart des écoles ont été construites par les communautés elles-mêmes, faute d’investissements suffisants de l’État. Même l’unique établissement scolaire construit par les pouvoirs publics dans la commune présente des signes de dégradation.
Sékou 1 Touré, maire de la commune de Thiéwa « Les infrastructures scolaires sont en mauvais état. Ce sont des bâtiments qui ont été construits par la communauté elle-même pour que leurs enfants puissent étudier. Il n’y a qu’une seule école construite par l’État chez nous, dans notre commune. L’école-là aussi, je l’ai inspectée lors de l’ouverture. Vraiment, elle n’est pas en bon état. Les plafonds ont commencé à descendre. Au niveau des latrines, il y a des toitures qui risquent d’être enlevées, il y a des portes qui sont gâtées. Mais c’est la seule école digne de nom », a déploré Sékou I Touré.
Au-delà de la dégradation des bâtiments, le manque de mobilier scolaire constitue un autre défi majeur. Dans certaines écoles, les élèves sont obligés de se serrer autour de quelques tables-bancs pour suivre les cours.
« J’ai visité une école à Djibatchemodou. Je suis allé trouver 27 élèves en deuxième année, alors qu’il n’y avait que sept tables-bancs. Il y a des enfants qui sont assis à quatre par table-banc. C’est difficile. En première année, j’y suis allé et j’étais content, parce qu’ils sont aussi 27, mais il y a plus de filles que de garçons. Là, j’étais satisfait. Mais encore, il n’y avait que six tables-bancs là-bas », a-t-il raconté.
Cette insuffisance de mobilier scolaire complique les conditions d’apprentissage et suscite des inquiétudes quant au confort des élèves en classe. Pour les autorités communales, il devient urgent de trouver des solutions afin de permettre aux enfants d’étudier dans de meilleures conditions.
Face à cette situation, le maire affirme avoir engagé des démarches pour apporter une réponse immédiate au manque de tables-bancs. Il dit avoir sollicité le chef du cantonnement forestier et réuni l’exécutif communal afin d’envisager une solution locale. L’objectif est de mobiliser les ressources disponibles pour fabriquer des bancs et les mettre à la disposition des écoles concernées.
« J’ai appelé le chef du cantonnement forestier et on a fait une réunion avec l’exécutif communal parce que c’était urgent. L’ouverture est là. Donc, j’ai dit : “On va essayer d’utiliser nos moyens. On va voir la communauté, s’il y a des bois qu’on peut scier, on va scier le bois pour faire au moins 20 bancs.” On est sur ça. On a choisi le bois avec le cantonnement forestier, puisque le délai d’interdiction a pris fin le 30 septembre, je l’ai suivi à la télévision. Je me suis mis en contact avec le chef du cantonnement forestier et nous sommes en train de mettre des bancs là-bas. Dans toutes les écoles, presque, il y a un manque de bancs », a-t-il dit.
Entre bâtiments dégradés et manque de tables-bancs, les difficultés rencontrées dans les écoles de Tiéwa appellent des réponses durables. Pour le maire, l’amélioration des conditions d’apprentissage nécessite un accompagnement plus important des autorités compétentes et des partenaires du secteur éducatif.
Face à l’ampleur des besoins, Sékou I Touré lance un appel pressant en faveur des établissements scolaires de sa commune.
« C’est un SOS que nous demandons pour les écoles, vraiment SOS », a-t-il sollicité.
De Beyla, Kaïn Naboun Traoré envoyé spécial de Guineematin.com
Tel : (+224) 621144891
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