Mali : des troupeaux décimés, FAMa et Africa Corps accusés
Au Mali, les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs alliés russes de l’Africa Corps sont accusés d’avoir abattu plus de 200 animaux et incendié des dizaines d’habitations, mercredi 28 octobre 2026, près de Diéma. Ces nouvelles accusations surviennent alors que les violences contre les civils se multiplient dans le pays.
Diéma : des troupeaux appartenant à des peuls, abattus
À Mangara, dans la région de Nioro du Sahel, environ 150 bœufs, 80 moutons et chèvres, ainsi que des ânes, auraient été abattus par balles. Plusieurs témoignages mettent directement en cause les FAMa et leurs partenaires russes, qui auraient été majoritaires sur place.
Des dizaines d’habitations auraient également été incendiées. Le 21 octobre, une opération similaire à Moussassere aurait déjà entraîné la mort d’une centaine d’animaux et la destruction d’environ 60 cases.
FAMa et Africa Corps : des représailles ?
Ces opérations surviennent dans une zone où le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, reste actif. En septembre, deux chasseurs traditionnels dozos, accusés de collaborer avec l’armée, y avaient été assassinés par des jihadistes.
L’hypothèse de représailles est évoquée localement, sans être établie. L’état-major malien n’a fourni aucune explication sur les destructions signalées.
Pour les familles peules, la perte du bétail menace directement leur survie économique.
Des exactions déjà documentées au Mali
Le 19 octobre, Human Rights Watch dénonçait de nouvelles violences contre les civils impliquant les FAMa et l’Africa Corps.
À Tombonkore, le 19 août, une frappe militaire aurait tué six civils sur un marché à bétail, alors que l’état-major annonçait avoir neutralisé une vingtaine de « terroristes ».
Ces nouvelles accusations fragilisent davantage la promesse sécuritaire portée par la junte d’Assimi Goïta et ses alliés russes. Comment prétendre protéger les populations lorsque les forces chargées de leur sécurité sont accusées de détruire leurs moyens de subsistance ?
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
Diéma : des troupeaux appartenant à des peuls, abattus
À Mangara, dans la région de Nioro du Sahel, environ 150 bœufs, 80 moutons et chèvres, ainsi que des ânes, auraient été abattus par balles. Plusieurs témoignages mettent directement en cause les FAMa et leurs partenaires russes, qui auraient été majoritaires sur place.
Des dizaines d’habitations auraient également été incendiées. Le 21 octobre, une opération similaire à Moussassere aurait déjà entraîné la mort d’une centaine d’animaux et la destruction d’environ 60 cases.
FAMa et Africa Corps : des représailles ?
Ces opérations surviennent dans une zone où le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, reste actif. En septembre, deux chasseurs traditionnels dozos, accusés de collaborer avec l’armée, y avaient été assassinés par des jihadistes.
L’hypothèse de représailles est évoquée localement, sans être établie. L’état-major malien n’a fourni aucune explication sur les destructions signalées.
Pour les familles peules, la perte du bétail menace directement leur survie économique.
Des exactions déjà documentées au Mali
Le 19 octobre, Human Rights Watch dénonçait de nouvelles violences contre les civils impliquant les FAMa et l’Africa Corps.
À Tombonkore, le 19 août, une frappe militaire aurait tué six civils sur un marché à bétail, alors que l’état-major annonçait avoir neutralisé une vingtaine de « terroristes ».
Ces nouvelles accusations fragilisent davantage la promesse sécuritaire portée par la junte d’Assimi Goïta et ses alliés russes. Comment prétendre protéger les populations lorsque les forces chargées de leur sécurité sont accusées de détruire leurs moyens de subsistance ?
F. Kouadio
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