Sac de dollars de Koona : Toute la vérité, jusqu’au dernier dollar !
(Editorial de Soumana Idrissa Maïga, Quotidien L’Enquêteur du Mardi 27 Octobre 2026)
Lorsque ceux qui portent l’écharpe de commandement, la toge du magistrat ou le turban de la chefferie troquent l’honneur de leur charge contre des réflexes de détrousseurs de diligences, l’État cesse d’être un abri pour devenir une caverne d’Ali Baba. Le délibéré de la Cour d’État dans la rocambolesque affaire du sac de dollars de Koona (Maradi) ne dresse pas seulement un acte d’accusation judiciaire contre vingt-neuf personnes ; il tend un miroir glaçant à toute une élite politico-administrative gangrenée par la rapacité.
Les griefs retenus par la haute juridiction claquent comme un soufflet sur le visage de ces anciens puissants : « vol organisé », « association de malfaiteurs », « faux en écriture publique », « recel de détournement de deniers publics », etc. Voilà donc comment un gouverneur de région, tel Zakari Oumarou, des magistrats assermentés et des administrateurs territoriaux concevaient le service de la Nation !
Au lieu de consigner scrupuleusement ce mystérieux pactole au Trésor public et d’en rechercher l’origine suspecte, toute une chaîne d’autorités s’est ruée sur les liasses de billets verts telle une meute sur une carcasse.
Pour étouffer l’affaire, on a jeté 170 millions de FCFA en pâture au modeste vendeur d’eau qui avait trouvé le sac, avant de se partager le reste dans l’ombre feutrée des bureaux climatisés, au prix de graves falsifications d’écritures publiques. Ironie suprême de l’histoire : c’est la gloutonnerie insatiable de ce « découvreur », visé aujourd’hui par un mandat d’arrêt aux côtés de ses illustres présumés complices, qui a fait sauter le couvercle de la marmite.
Pendant de longues années, cette forfaiture a dormi dans les tiroirs grâce au bouclier de l’impunité et des solidarités de corps. Aujourd’hui, l’émission d’une vingtaine de mandats d’arrêt sonne la fin de la récréation. Mais ne nous y trompons pas : les Nigériens ne se contenteront pas d’un simple effet d’annonce. La justice doit aller jusqu’au bout : l’arrestation effective des commanditaires, la révélation du montant exact englouti et la restitution intégrale de chaque dollar volé à la collectivité.
Lorsque ceux qui portent l’écharpe de commandement, la toge du magistrat ou le turban de la chefferie troquent l’honneur de leur charge contre des réflexes de détrousseurs de diligences, l’État cesse d’être un abri pour devenir une caverne d’Ali Baba. Le délibéré de la Cour d’État dans la rocambolesque affaire du sac de dollars de Koona (Maradi) ne dresse pas seulement un acte d’accusation judiciaire contre vingt-neuf personnes ; il tend un miroir glaçant à toute une élite politico-administrative gangrenée par la rapacité.
Les griefs retenus par la haute juridiction claquent comme un soufflet sur le visage de ces anciens puissants : « vol organisé », « association de malfaiteurs », « faux en écriture publique », « recel de détournement de deniers publics », etc. Voilà donc comment un gouverneur de région, tel Zakari Oumarou, des magistrats assermentés et des administrateurs territoriaux concevaient le service de la Nation !
Au lieu de consigner scrupuleusement ce mystérieux pactole au Trésor public et d’en rechercher l’origine suspecte, toute une chaîne d’autorités s’est ruée sur les liasses de billets verts telle une meute sur une carcasse.
Pour étouffer l’affaire, on a jeté 170 millions de FCFA en pâture au modeste vendeur d’eau qui avait trouvé le sac, avant de se partager le reste dans l’ombre feutrée des bureaux climatisés, au prix de graves falsifications d’écritures publiques. Ironie suprême de l’histoire : c’est la gloutonnerie insatiable de ce « découvreur », visé aujourd’hui par un mandat d’arrêt aux côtés de ses illustres présumés complices, qui a fait sauter le couvercle de la marmite.
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