Centrafrique : le pouvoir agite le spectre de 2013 pour discréditer la mobilisation citoyenne
En invoquant les événements de 2013, le ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, présente les mobilisations contre la hausse des prix des hydrocarbures comme une menace pour la stabilité de la République centrafricaine. Cette référence historique intervient après l’arrestation de cinq responsables de la société civile à Bangui et à la veille d’un ultimatum exigeant leur libération.
Dans son communiqué du 18 octobre 2026, le gouvernement centrafricain établit un parallèle entre les mobilisations annoncées pour le 19 octobre et les stratégies qui auraient précédé la crise de 2013. Le ministère de l’Intérieur affirme que les opérations villes mortes cachent un projet de déstabilisation des institutions.
Photo de la conférence de presse de L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) et la plateforme I Gwé au Centre Saint Jean 23 à Bangui
Cette comparaison donne une dimension sécuritaire à une contestation née notamment des revendications sur les prix des carburants. Au lieu de se limiter aux conséquences économiques de cette hausse, le gouvernement met l’accent sur les risques politiques qu’il attribue aux organisateurs.
Le ministre accuse notamment des responsables du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) et d’autres formations politiques de participer à une stratégie visant à paralyser le fonctionnement des institutions publiques et privées.
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L’année 2013 reste associée à l’effondrement de l’ordre institutionnel, à la prise du pouvoir par la coalition Séléka et à une période de violences qui a profondément marqué la République centrafricaine. Les affrontements, les déplacements de population et l’effondrement de nombreux services ont durablement affecté le pays.
En rappelant cette période, le ministère cherche à inscrire la mobilisation actuelle dans une lecture des risques de déstabilisation nationale. Son communiqué affirme que les stratégies dénoncées aujourd’hui suivraient la même logique que celles utilisées avant la crise de 2013.
Le document ne détaille toutefois pas les similitudes concrètes entre les événement
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La hausse des prix des hydrocarbures suscite une vive contestation de la part de la société civile et des responsables du bloc républicain à Bangui.
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